II. G
chaînes de suspension, qui résulte de la manière dont sont disposés les points d'attache. Cetle tension influence le mouvement pendulaire, et par suite la vitesse initiale du grain. On l'augmente quand la grosseur de ce dernier diminue.
Le nombre de coups est une donnée des plus essentielles. 11 varie de 25 à 100 par minute. On a également tendance à raccroltre pour les matières les plus fines.
La dureté du choc dépend de Télasticité que Ton donne aux parties choquantes. Le coup est plus sec pour le fin, plus adouci pour le gros.
L'amplitude de l'écart influence également le mouvement pendulaire. Elle est, en général, de 50 à 60 millimètres, avec tendance à diminuer en même temps que la grosseur du grain.
L'inclinaison de la table varie dans le môme sens, et se tient entre 1/20 et 1/25. On la modifie en raccourcissant, à l'aide d'une vis, les chaînes du pied de la table.
La quantité d'eau diminue aussi avec le calibre des matièi'es, ainsi que le chilTre de la production. On traite, par heure, de 100 à 250 kilogrammes de produits bruts.
La table de Gilt Edgc, employée aux États-Unis, se dislingue du type ordinaire en ce que le travail y est continu {*). La tête de l'appareil ne présente plus aucune saillie, et les chocs font remonter les schlichs riches jusqu'à la partie supérieure, d'où ils tombent dans une caisse, tandis que les stériles sont entraînés par Feau sur la pente.
La table à secousses fait, comme le bocard, un vacarme qui tend de plus en plus à la faire bannir de toute laverie soignée. Elle convient mieux (N** 1485) pour le traitement des sables que pour celui des schlamms plus fins. On peut, en outre, lui reprocher une certaine confusion, en ce que, si la classification effectuée par le mouvement remontant procède d'après la densité, il subsiste, dans la descente produite le long de la table par l'entraînement du courant, une tendance au classement par équivalence. Mais cetle imperfec-
(*) Schulz, Glûckauf, 1894.
tion a élé écartée de la manière la plus heureuse (*) par M. de Rittinger, dans l'appareil suivant.
1487 — Table de Rittinger. — Le principe de la lable de Riltinger (') consiste à séparer les deux effets précédents suivant deux sens rectangulaires, au lieu de les laisser se confondre dans la môme direction. La lavée est donnée sur une petite largeur horizontale, voisine de l'un des angles supérieurs de la table (fig. 905, 906, 907) dont un courant d'eau balaye toute la largeur. L'inclinaison de la surface entretient, jusqu'à la partie inférieure, cet écoulement qui influence les matières (N® 1472) d'après le produit caractéristique /(S — 1). Les secousses sont imprimées dans le sens transversal, et non plus, comme tout à l'heure, suivant la direction longitudinale. Dès lors, si l'abscisse du parcours «lu grain varie d'après l'équivalence, l'ordonnée procède plutôt d après la densité.
Or, la loi de variation de l'abscisse n'a d'effet que sur l'époque, plus ou moins prochaine, à laquelle le corps parviendra au pied de la table ; et une fois que les grains se trouvent réunis dans Taugc, il n'y reste aucune trace de ces inégalités de la durée de leurs séjours respectifs sur l'appareil. Au contraire, la plus ou moins grande rapidité de croissance de l'ordonnée, pendant le
(<) On a imaginé une combinaison analogue, mais plus compliquée, et moins satisfaisante, dans le setzherd (Hatrot, Annale»^ 6*, XII, 565). La surface plane qui reçoit les secousses, pendant que les matières y voyagent, est une tôle perforée, soumise pardessous au pistonnage, comme dans le criblage à la cuve.
Je mentionnerai de môme le lavoir Artois (CHM^ 1880, 183 ; 1886, 6). Le classeur est immergé dans une cuve pleine d'eau, jusqu'au niveau de l'axe du heurtoir, contre loqucl il éprouve, par minute, 320 à 350 secousses, d'une amplitude de 4 à 7 millimètres, suivant la grosseur des schlamms charbonneux, dont on traite environ 35 tonnes (Ml dix heures. Le tamis qui forme le fond du lavoir est constitué par une tôle perforée de 3 millimètres, sur laquelle est rivée une seconde tôle de cuivre de 1/2 millimètre. On a énonce que des poussières, 6 25 % de cendres, avaient été ainsi ramenées à 5 ou C"/„, avec un rendement de 80%, et en isolant des stériles à 75 ^jç^ de cendres.
(*) Rev. univ. d. m., 1", IV. — Henry {Annales, 6% XIX, 364). — Linkenbach, Traité pratique de la préparation des mine7'ai8, traduit de l'allemand par Coutrot, 1». 106. — Ilôfer, Toêchenbuch fxir Bergmânner, p. 483.
En comparant ces tables aux autres appareils A secousses que nous avons déjà signalés parmi les classeurs à toile sans fin (N" 1470), on voit que la table de Rittinger se rapproclie de celle de Stein, tandis que la table à secousses ordinaire présente plus d'analogie avec le Fnie vanner.
9SQ PRÉPARATION HËCAMQUE t£S HTJEaAIS.
Irajet qui s'accomplit depuis le chevet jusqu'au pied de la table, a pour résultai que le grain, parti d'un coin de cette dernière, parviendra jusqu'au calé opposé, ou qu'il restera, au contraire, dans les environs du cdté voisin de son point de départ, ou encore qu'il atteindra telle ou telle zone intermédiaire. Si donc on dis-
(.»».- Taille Je Rittingcr (m
tig. 90S. — Table de IliUlnger (coupe tranEi«nile).
pose, à la partie inférieure, plusieurs auges séparées, pour rerevoir les matières qui y parviennent par des trajectoires plus ou moins tendues, on recueillera, dans ces récipients, des dépftls de natures distinctes. La séparation s'accuse de bonne heure par des traînées paraboliques d'aspects caractéristiques. On tes dirige vers les diverses auges, à l'aide de raclettes mobiles, qui pp^ mettent de choisir, avec précision, les limites de chacune des
catégories que l'on veut isoler au milieu de ces divers compartimenU (Bg. 907t.
On observe que les matières les plus riches sortent à l'extrémité du calé inférieur qui est opposée, en diagonale, au point d'entrée. Ce fait peut s'expliquer de la manière suivante. L'équation (1) du mouvement horizontal montre que l'accélération est essentielle-
Fig. 907. — Tîblo do HiUingpr (pian).
ment négative, car on a, bien entendu, S>- 1. Nous mettrons donc son signe en évidence sous la forme :
-H^^rH]
On voit ainsi que la valeur absolue décroit lorsque 5 augmente, pourvu que l'on ait :
Ce seront donc les grains les plus denses qui seront le moios ralentis, et qui par suite prendront l'avance, si l'on a :
c'est-à-dire pour des sortes suffisamment fines, qui sont précisément celles que l'on traite à l'aide des tables de Rittînger.
Remarquons, en outre, que Tinfluence descendante du courant d'eau s'exerce plus énergiquement, à égalité de grosseur, sur les matières légères, ce qui tend à courber encore davantage leui-s trajectoires, et à les rapprocher de la ligne de plus grande pente. Celte action est surtout marquée le long du côté opposé à c^lui de l'entrée, en raison de l'accumulation d'eau que les secousses tendent à y produire. Il en résulte un courant plus rapide dans cette région, et de plus en plus accusé vers le bas, ce qui fournit un complément de lavage utile à la purification finale.
1488 — Tel est le principe, extrêmement ingénieux, de ce remarquable appareil. Autant la table ordinaire à secousses tend chaque jour à disparaître, autant celles de Rittinger sont en voie de développement. C'est un excellent finisseur, qui peut être considéré comme un véritable instrument de précision. On y Irailc des schlamms très fins(*), à l'aide d'un grand nombre de secousses: 60 à 200 par minute, avec une amplitude de 60 à 10 millimètres. Le mouvement pendulaire dû à la pesanteur serait trop lent pour ramener la table avec une telle fréquence. On lui substitue l'effet de ressorts, formés de caoutchouc, d'acier, ou de simples lames de bois superposées.
On a fait beaucoup d'essais relativement à la matière dont il convient de constituer ces organes. Le bois se gauchit, la tôle ou la fonte rabotée s'oxydent, le verre se fend par la dilatation due aux
(*) Cependant, au delà d'un certain degré de ténuité, l'influence n'est plus aussi nette. Les forces de capillarité entrent alors en jeu, et les tables se graissent* par la viscosité du produit. On est alors obligé de s'en tenir & l'emploi des tables tournantes, avec des tuyères d'un jet assez puissant pour décaper nettement les surfaces.
différences de température; une pierre d'un grain fin, sciée et poncée, ou le marbre poli, sont d'un meilleur usage.
On a soin de disposer, en travers de l'écoulement, une ou plU' sieurs lames obliques, afin de déterminer, à la surface de l'eau, une ride destinée à faire chavirer les petites lamelles de matières très clivables, que leur finesse rendrait capables de flotter sans toucher la table, et par suite sans participer au traitement.
Les fondations sont très soignées, et les butoirs s'y trouvent encastrés, pour être dans l'impossibilité de s'écarter. Les tables ont 2",50 à 3 mètres de long, sur 1"',50 à 1",70 de large, et 3 à 6 degrés d'inclinaison, celle-ci augmentant avec la grosseur des schlamms. En même temps, la consommation d'eau varie de 20 à 10 litres par minute. La production horaire n'est guère que de 50 kilogrammes par table, pour des produits très fins; elle peut atteindre 150, avec de plus gros. Dans les mêmes conditions, le poids des matières solides de la lavée peut s'élever de 12 à 207o«
Un appareil double, comprenant quatre tables de lavage, coûte environ 2500 francs.
CLASSEiHElVT IIACilVËTIQUE
1489 — Le principe du classement fondé sur l'attraction par les aimants (*) reste naturellement très limité dans son applica-
(') Rapport sur VExpotition de i880« Groupe VL classe 62, p. 580. — Leproux. Bull. Soc, d'enc.j 4*, X, 655. — Linkenbach, Traité de la préparation mécanique deg minerais, tv&dmi par Coutrot, Hl. — Génie civil, XIV, 369; XVII, 337. — Lum. élect., XII, 318; XX, 518; XXU, 133; XXIV, 434; XXYII, 142; XXXIV, 429; XLI, 68; XLIV, 426; XLIX, 632. — Annales industrielles, 1885, I, 418^. — Medowell, Hagiietic concentration. Ibidem, juin 1892. — Blake. Magnetic séparation. Ibidem^ juin 1892. — Fowler. Magnetic concentration. Ibidem, septembre 1890. — Clinton, Magnetic séparation. Ibidem, octobre 1893. — Pbilipps. Notes on tbe magnetization and concentration of Iron-ores. Ibidem, octobre 1895.
Électro-trieuse Chenot (Bull, min., 3», 1, 529). — Trieuse magnétique Daviot [CHM, 1893, 52). — Trieuse magnétique Payne (Lum. élect., XLIX, 525). — Trieuse électromagnétique Maflat [Lum. élect.,W\S\, 33). — Trieuse magnétique Hobson (Lum. élect. ^ XXIYUI, 486). — Trieuse magnétique Edison [Lum., élect., XXXIV, 428). —Trieuse électro-magnétique liOvett (Lum. élect., XLVII, 235). — Tresca, Expériences sur la machine à séparer la limaille de fer Vennin-Deregnaux. Annales du Conservatoire,
tion(*). Il convient principalement à certains composés ferreux, notamment au fer oxydulé (*), et accessoirement à quelques oxydes de manganèse et à divers composés du fer, du nickel, du chrome, etc.
Parfois le grillage communique cette propriété à certaines espèces minérales qui ne la possèdent pas par elles-mêmes. Ce dernier procédé a surtout été appliqué aux minerais contenant de la sidérose ou carbonate de fer, que la chaleur transforme en sesquioxyde, attirable à l'aimant ('). Il est particulièrement utile pour séparer la sidérose et la blende, dont les densités sont voisines lune de Tautre, et il a été employé dans ces conditions à Przibram (*), Mayern-Tyrol (*), Friedrichssegen (Prusse rhénane) (^), Ludwigscg Ç), Mercadal (Espagne) (*), Monteponi (Sardaigne)(°), etc.
On s'y est pris de même avec des minerais d'étain imprégnés de mispickel, dans le Cornwall et à la Villeder (Morbihan), en vue de soumettre ensuite aux trieuses magnétiques le produit du
12 août 1861. — Robert Anderson Look. TheWendstrom raagnetic séparation. Traiisact. americ. min. y février 1889. — Birkinbine. Progress in magneiic concentration of Ironore. Ibidem^ septembre 1890. — The Monarch magnetic separator. The Engineer, 5 décembre 1890. 462. — The Chase magnetic ore separator. Ibidem, juin 1892 et octobi-c 1895.
(*) Cette action élective tranche, par sa nature absolument spéciale, sur le caractère de généralité des procédés précédents, dont nous l'avons séparée, pour ce motif, en l'exposant en dernier lieu. Sous ce rapport, et uniquement au point de vue de la coordination des idées, on peut rapprocher cet emploi d'une influence particulière, de celui de l'amalgamation pour aider à la préparation mécanique des minerais d'or (N** 1454 et 1466). On peut même, dans cette voie, y rattacher encore, par la pensée, l'afOnité dissolvante de l'eau pour le sel, qui est mise en jeu dans la méthode du Salzkammcrgut [tome I, p. 494), ou dans celle du sondage (tome I, p. 153), pour réaliser le débourbage et la séparation, au chantier môme, du produit utile et de l'argile à rejeter, en évitant le transport de cette dernière. C'est encore, au fond, de la préparation mécanique, singulièrement détournée, à la vérité, du caractère ordinaire de ses opérations, mais pas plus, cependant, que la métliode d'exploitation, et les procédés d'évacuation au dehors ne le sont, dans le même cas, des moyens ordinaires d'abatage, de roulage et d'extraction,
(*) Sables ferrugineux de l'Ile de la Réunion (Debette, AnnaleB). — TratiMOcL americ. min.f XIX, septembre 1890; XXV, octobre 1895. — Journal of the Iron and ateel Instante, XLV, 1894. 428.
(3) Gromier. Préparation des minerais de fer spathique à Allevard [Bull, min,^ 3*, Vn, 465). — Lum. ëlect., XVUI, 46).
(*) Henry, Annales, 7", H, 293. — Transact, americ. min,, IX, 451.
(•) cm, 1894, 111. — Transact. NEI, 1894. — Œsterr, Zeit., 1893, N- 4 et 5.
(«) Bellom, Annales, 8% XX, 76, 174.
(') ZeitschHft BHSs XLI. 208.
(•) Génie civil, XVII, 537.
{») Œsterr, Zeit., 1892, N-» 20.
UVAGE SDR LES TABLES. 98B
grillage. On a enfin fait usage d'engins analogues dans de grands ateliers de constructions mécaniques, tels que tes établissements Cail, pour recueillir la limaille de fer.
1490 — Les appareils de classement magnétique appartiennent à trois catégories distinctes.
La première, qui est la plus ancienne, comprend ceux où la
fig. 908 et 909. — Trieuse mign^llque Va'in (coupe el (ISi'ation).
séparation est effectuée par des aimants permanents mobiles, dont on détache ensuite les parcelles magnétiques à l'aide de brusscs ou de raclettes en bronze. C'est h ce type que l'on doit rapporter la trieuse Vavin. Cet organe (') comprend deux cylindres tournants, étages l'un au-dessus de l'autre (fig. 908, 909). Leur surface est formée d'anneaux alternatifs de fer doux et de cuivre. Les pre-
(■) Trieur nu^cnélo-mccanique Vivin [Bull. See. d'eue., 3-. HI). — Habets, RmpperU du jiu7 internitional de l'eiposition de 1878, groupe VI, classe 50, p. 531. — Trieuset mignétiquu Tinn, Siemens, Edison (Jfmi'it; Joitnutl, 15 octobre ISSl). — Tgrin's
miers sont en contact avec des barreaux aimantés, disposés suivant les rayons. Les anneaux de cuivre ou de fer du second cylindre correspondent inversement à ceux du premier. De cette manière, les sables versés par la trémie supérieure ne peuvent manquer de rencontrer une surface magnétique. Les parties attirables adhèrent au fer, en glissant sur le cuivre; les autres tombent dans un récipient inférieur. Des brosses tournantes nettoient, pendant qu'elles remontent, les surfaces cylindriques chargées de particules ferreuses.
La trieuse de Przibram (*) présente un dispositif un peu différent. Elle porte 500 petits aimants en fer à cheval de 0"*,08 de longueur, qui ont leurs extrémités noyées dans une enveloppe cylindrique en bois, et font saillie à l'intérieur. On verse sur ce tambour le mélange de blende grillée et de minerai de fer, en grains calibrés d'un millimètre. De légères secousses contribuent à détacher la blende qui pourrait adhérer aux aimants, et n'y laissent que la partie magnétique* La vitesse est de 5 révolutions seulement par minute.
Les trieurs de ce genre sont relativement peu coûteux ; mais ils semblent produire moins que d'autres dont nous parlerons plus loin. L'appareil Va vin traite environ 200 kilogrammes par heure.
1491 — Dans une seconde classe, nous rangerons des classeurs magnétiques basés sur l'emploi d'électro-aimants à aimantation discontinue. Le courant est interrompu, à certains moments, pour permettre la chute des particules attirées.
On trouve l'application de ce principe dans la trieuse de Sella, employée pour les minerais de cuivre et de fer de Traverselles ; une courroie sans fin amène les matières, en couche mince, très près du point le plus bas d'une roue verticale, formée d'électroaimants. Des commutateurs permettent de recevoir le courant à
magnetischer Séparations Apparat [CEsterreichUche Zeitsckrift f. B. u. //., 1879, i5i|- -- EnsephVdiior [Œsterreichische Zeitêchrift, 1882, 73). —Bulletin de CAssoeistm scientifique de France, i" octobre 1882, p. 412. — Trieuse magnétique Vavin (il». univ. d. m.y 2*, IX, 550).
(') E. Clark, Bulletin du Musée de Vinduêtrie de Belgique^ décembre 1881.
travers les bobines tant qu'elles se trouvent à la partie inférieure, et de les désaimanter dès que la rotation les écarte de cette région. Elles s'y chargent donc de parcelles magnétiques, pour les abandonner plus loin. La production est de 150 à 200 kilogrammes par heure.
A40JS — Un troisième genre se compose, comme le premier, d'appareils comportant des aimants continus. Mais ceux-ci sont fixes; en outre les particules ferrugineuses ne peuvent pas s'attacher à leurs pôles ; elles sont arrêtées par une courroie ou une enveloppe en tôle, qui passe devant ces derniers, et par son déplace-
Fig. 910. — Trieuse magnétique de Friedrichssegen.
ment, entraine les grains ferrugineux hors du champ magnétique, pour leur permettre de tomber enfin dans une caisse spéciale.
Le trieur employé à Friedrichssegen (fig. 910) se compose d'un tambour en laiton A, dont la surface porte des saillies longitudinales, et qui tourne à raison de 40 tours par minute. A son axe sont fixés quatre électro-aimants d, qui restent immobiles. Les produits à traiter, réduits à des dimensions inférieures à 4 millimètres, sont contenus dans une trémie T; un distributeur à
secousses B les amène en couche mince sur le cylindre. Les parcelles magnétiques s'y attachent avec Taide des cannelures longitudinales, et sont entraînées par la rotation, tandis que les autres produits, formés principalement de blende, tombent dii^ectement dans le récipient qui leur est destiné. Les grains d'oxyde de fer se trouvent emmenés hors du champ magnétique, puis abandonnés par le cylindre, après l'avoir suivi pendant une demi-révolution. Comme pour les autres classeurs magnétiques, on répète souvent l'opération une seconde fois, en passant sur des appareils semblables chacun des deux produits obtenus. Le mélange de blende cl de gangue, ainsi séparé, est ensuite traité par les procède^ ordinaires d'enrichissement.
Une dynamo Siemens, consommant la puissance d'un cheval, peut alimenter simultanément quatre classeurs de ce genre, chacun d'eux produisant 500 kilogrammes à l'heure. Ce dernier chiffre n'est d'ailleurs qu'une moyenne; il varie avec le minerai traité. D'après la nature de celui-ci et sa teneur en fer, on règle, au moyen de la vis Y, la distance qui sépare le distributeur B du tambour A. de manière à faire varier l'attraction exercée sur les parcelles l'crrugineuses.
A Mayern-Tyrol, où le même procédé se trouve appliqué, Ton évalue ainsi qu'il suit la dépense de l'opération (*) :
Par tonne Par tonne
de minerai traité. de produit
Calcination 0f^76 2^25
Triage magnétique 0^,67 l'%97
Totaux. . . . lf%43 4fs20
Dans le séparateur magnétique Wethcrill('), deux électroaimants A et B (fig. 911) portent des pièces polaires C et D, disposées en face l'une de l'autre et se terminant toutes les deux par de petits rouleaux. Une toile MM', couverte d'une couche mince de
(») CftM,l894. 18i.
(*) Transact. amerie. min»^ féTiier iSd6.
minerai, l'amène à proximité des pôles. Les parcelles ferreuses s^attachent aux courroies PP' et QQ', qui passent sur les extrémités de C et de D, en se mouvant dans le sens des flèches. Lorsqu'elles
Fig. 911. — Séparateur magnétique Wctherill.
cessent d'adhérer à leur transporteur, les particules fixées à la courroie P' tombent sur (V, et c'est cette dernière qui emmène finalement tous les produits ferrugineux. On règle l'appareil en rapprochant plus ou moins les pièces polaires C et D du rouleau R; ce dernier peut également être déplacé verticalement.