II
lulO
phéi'aration mécanique des mineiues.
par un conlropoiilsel portanl.di! disUnco en distance, des maillons à crochels('). Au soinracl. ils se dégagent de la chaîne, et un court loncer leur pciincl de gagner seuls le culbuteur du système Guinotle (N* 854). tant par la vitesse acquise qu'en raison de l'action de ta gravité le long de celte pente.
Dans les tijtlémes à deux dmtemenl», formes de deux groupes
identiques (grilles n" 3 et 4 de la fig. 919), le tout-venant loinl» sur une gi illc Briart il double oscillation, avec arbres coudes el entretoises variables (N* 1414). Le gros se rend à une trémie, qui le conduit à une grille lise, au niveau du «agon dans lequel il est déposé il la main. Les matières qui traversent ce crible, soiil reçues par un cliariol, et rejetées dans le tout-venant.
F,.niaLiJ Tliii:.|,nu(, BirHefiri des iiipéiiitiira de rficole des raines de Sons. ISA.
Le menu que fournit la grille mobile, est reçu, au-dessous, sur un tablier incliné à 20 degrés. Cette pente serait insuffisante pour déterminer le glissement. On lui vient en aide au moyen de secousses. Ce système de déversement sur les tables de klaubage est destiné à y répartir le charbon d'une manière aussi uniforme que possible. Chaque tablier, séparé en deux travées par un dos d'âne, conduit à deux tables tournantes (IN'' 1587), dont les racloirs déversent le conlenu, après le triage, dans des couloirs hémicylindriques, afin d'éviter les angles dièdres qui détériorent le combustible. Ils sont mobiles autour de charnières, et munis en outre d'un avant-bec, de manière à permettre de charger suivant toute la largeur du wagon. Cet ensemble reçoit cinq chariots par minute, ce qui correspond à un débit de 120 tonnes à Theure. Mais on peut, en cas de besoin, forcer ce chiffre jusqu'à 150 tonnes. Les deux groupes peuvent donc produii'e 240 à 500 tonnes par heure.
Dans les deux systèmes à cinq classements (grilles n°* 1 et 2 de la fig. 919), le culbuteur déverse le tout-venant sur une grille Briart inclinée à 10 degrés, dont les barreaux sont espacés de 12 à 16 centimètres. Le gros, qui s'y trouve retenu, est dirigé par elle vers une trémie. Ce qui traverse est reçu par un tablier à secousses, de 15 degrés d'inclinaison. Il se déverse sur une seconde grille Briart horizontale, à écartement de 45 millimètres. Le refus, ou la gailleteriey passe par une courroie de translation et de nettoyage, qui aboutit à une caisse télcscopique de chargement. Une trémie à secousses reçoit ce qui a traversé cette seconde grille, et le rend à une noria, qui le relève sur une troisième grille horizontale, présentant des vides de 24 millimètres. Les gailletins qu'elle retient sont conduits, sur une corde, au chargement. Enfin une quatrième grille à 16 millimètres» reçoit, par l'intermédiaire d'un tablier à secousses, ce qui a traversé la précédente. Elle garde les têtes de inoineaux, qu'une courroie mène au chargement, ou bien, suivant les besoins du commerce, au mélange avec le poussier, après que ces tètes de moineaux ont subi le nettoyage. Quant au poussie7' qui a traversé toutes les grilles, il est conduit par une trémie au chargement direct, ou aux lavoirs h feldspath, s'il doit
être épuré. Les deux groupes n*** 1 et 2 produisent ainsi par heure 100 à 150 tonnes de produits calibrés, non compris les fines, dirigées vers Tatelier de lavage dont nous parlerons plus loin.
Pendant leur remplissage, les wagons se trouvent placés sur des ponts de pesage, dont les indications sont lisibles du plancher même de triage. On les tare vides, avec l'ouvrier qui s'y est placé, et l'on arrête le chargement dès que le poids désiré se trouve atteint. Ce procédé évite de grandes pertes de temps, et donne toutes facilités pour effectuer les mélanges en proportions déterminées.
La force motrice est fournie par une machine verticale, dont le cylindre a 0™,60 de diamètre et 0'",50 de course, avec admission au quart, et une vitesse de 55 à 65 tours par minute. Les divers appareils lui sont reliés par des embrayages à friction, qui évitent les chocs au moment des remises en marche (*). Les transmissions sont en cordes de chanvre, avec poulies à gorge en V.
f 507 — Les poussiers qui ont traversé, dans les groupes n*** 1 et 2, les grilles à barreaux longs, espacés de 16 millimètres, sont envoyés par une noria vers la partie supérieure du lavoir, située à la gauche des figures 918 et 919. Elles y sont d'abord reçues sur des tôles perforées de trous ronds de 16, 11 et 5 millimètres de diamètre. Les grains de 11 à 16 millimètres, et ceux qui ont été refusés par les trous de 16 millimètres, sont lavés à Taide de bacs à piston. Les fines de 5 à 11 et de 0 à 5 millimètres vont dans des lavoirs à feldspath, du type Lùhrig et Coppée. Les différentes sortes ainsi obtenues peuvent être, si on le désire, réunies en proportions déterminées, ou mélangées aux tôles de moineaux provenant du triage. Cet atelier lave 40 tonnes à Theure.
1508 — Houillères de Saint- Élienne (*). — Le puits Sainl- Louis extrait, par chacune de ses bobines, à un étage distinct, au moven d'enroulements différents.
V Du niveau de 275 mètres, on envoie au jour, dans les vingt
(*j lîaton de la GoupUliëre. Traité des mécanUfMi.ZQ^. (') Uenseignements dus à robligeance de M. ChansseUc.
ORGAMSATION DTX ATELIER. i015
quatre heures, 350 bennes, ou 175 tonnes, provenant des couches n*** 7, 9, 10, 11, 12 du système h'ouiller de Saint Etienne. Ce sont des charbons d'usine, qui ne se vendent qu'à l'état de gros^ séparé au chantier, et de menu-sortant^ qui subit simplement un triage sur des couloirs, d'où il tombe directement dans les wagons.
2** A l'étage de 400 mètres, on extrait 625 bennes, ou 280 tonnes, d'un charbon de forge de première qualité, fourni par la 13* couche du bassin. Pour acquérir toute sa valeur, il doit être épuré à la main. Une faible partie seulement passe au lavage. On procède, en outre, à des classements de grosseur, conformes aux demandes du commerce. Celte production se subdivise ainsi :
Gros 125 bennes.
Henu-sorfant propre 465 —
Menu sale 35 —
Total. . . . 625 bennes.
Le menu sale passe sur une tôle fixe à trous de 50 millimètres. La partie qui traverse va au lavage, qui réduit de 32 à 7 7o '^ teneur en cendres. Le refus, qui est à peine d'un cinquième, est trié avec soin à la main, et vendu pour le chauiïage domestique.
Le gros subit un déchet de 25 7o» sous forme de menu, en raison des brisements effectués naturellement ou pendant le triage. Ces fines sont réunies directement avec le menu-sortant propre.
Celui-ci, joint au déchet du gros, perd dans son traitement 47© du résidu net, lequel est de 450 kilogrammes par benne après triage. On le traite sur deux appareils de criblage, n°' 1 et 2 (*).
Le système n° 1 se compose de deux tôles perforées superposées. La plus élevée reçoit le charbon, débité par une trémie munie d'un rouleau distributeur, qui est animé d'une vitesse de 0™,034 5 la circonférence. La matière qui a traversé la seconde tôle est amenée, par deux hélices, dans deux trommels symétriques, qui la divisent encore en deuxsortes. Les diamètres de ces trois surfaces criblantes
(*) Les 465 bennes de menu-sortant propre, jointes à 30 bennes de débris de gros, Tormcnt un total de 495. On en passe 285 au crible iv* i, et 210 sur Tappareil n<* 2.
sont de 45, de 20 et de 4 millimètres. Us donnent quatre sortes : les grelatSf les chatilles, les petites grenettes et le fin-fin. On remplace parfois le crible supérieur par une tôle à trous de 30 millimètres, dont le refus porte alors le nom de débris de crible.
Les grelats, ou les débris de crible, sont triés à la main, sur uoe toile sans fin en aloès de 1",20 de largeur, passant avec une vitesse de O^jlO? entre deux rangs de trieuses. A Textrémité, ils tombent sur un couloir articulé, qui les charge dans le wagon.
Les chatilles sont traitées d'une manière semblable. Elles forment le dernier terme de grosseur sur lequel puisse s'exercer le triage à la main.
Tantôt les chatilles épurées sont mélangées finalement avec les petites grenettes, pour former du charbon de forge : tantôt on s'abstient d'isoler les grenettes du fin-fin ; tantôt enfin Ton en eiïectue la séparation, en employant cette dernière sorte pour la carbonisation et l'agglomération. On peut alors, au besoin, réunir les trois catégories supérieures au fin-fin, de manière à constituer, par leur ensemble, le menu grenu.
Le système n° 2 ne diffère du précédent qu'en ce que les trommels sont remplacés par un crible en toile métallique, de 4 ou 5 millimètres, faisant 120 oscillations par minute, sous Tempirc d'excentriques qui présentent une excentricité de 0",10.
1509 — Houillères de Blanzyi^). — L'ancien atelier de triage et de lavage du puits du Magny (fig. 920 et 921) comprenait k la fois des grilles Briart (N** 1414) et des cribles à secousses. On estime que la puissance de production de ces appareils varie, suivant le degré d'impureté du combustible, entre 4 et 5 000 hectolitres (*) en 10 heures pour un crible Briart de 25 millimètres; 5 à 4000 pour un crible à secousses de 40 millimètres ; tandis qu'elle ne dépasse guère 1 100 hectolitres avec le crible à poussières do 5 millimètres.
Actuellement la Compagnie de Blanzy s'est outillée pour concen-
(»] Bull, min., Z% VII, 285, 293, 299. — CHM, 1889, 129.
(*) l/hcctoHtre de tout-venant pèse 85 kilogrammes, et celui des menus bruts criblée 80 kilotp'araincs.
ORGANISATION DTN ATELIER. 1015
trer la préparation de ses charbons près de son port, où se font tous les chargements, soit en bateaux, soit dans les wagons de chemin de fer. Quatre ateliers de criblage y sont installés ; trois d'entre eux sont complétés par des lavoirs (*) ; les charbons à gaz qui passent par le quatrième crible, dit n^ 3, ne sont pas lavés.
L'installation la plus importante et la plus récente est formée par l'ensemble du crible n** 4 et du lavoir n** 5, qui livre annuellement au chemin de fer P.-L.-M. et au Canal du Centre 5 millions d'hectolitres, sur les 15 millions dont se compose la production de la Compagnie. C'est à ces ateliers que s'appliquent les renseignements suivants.
t510 — Les wagons à voie de 0'",80 venant des puits d'extraction, sont élevés par un monte-charges jusqu'au sommet du criblage. Celui-ci, destiné à traiter 20 000 hectolitres de tout-venant par journée de 11 heures, comprend quatre groupes d'appareils semblables. Un groupe se compose de trois trémies où sont vidés les wagons pleins, et sous chacune desquelles se trouve une table à secousses, perforée de trous ronds de 60 millimètres, et subissant 110 doubles oscillations par minute.
Le gros au-dessus de 60 millimètres, refusé par ce crible, arrive à une toile sans fin, de 1 mètre de largeur et de 7"", 50 de longueur utile, sur laquelle 6 ou 8 gamins procèdent au triage à la main. Ces derniers retirent d'une part les schistes, de l'autre les charbons barrés ; les fragments purs sont reçus, à l'extrémité des toiles, dans des wagonnets qui les emmènent aux wagons P.-L.-M., aux bateaux, ou aux depuis des stocks. Quant aux charbons barrés, ils sont repris par d'autres gamins qui les soumettent à une opération de scheidage. Les morceaux de charbon pur ainsi séparés sont rejetés sur la table à secousses; les autres fragments sont répartis en charbons de seconde qualité, destinés à la vente, en chauffes, utilisées pour les chaudières de la Compagnie, et en rochers ou schistes, que l'on rejette.
Tous les menus au-dessous de 60 millimètres, qui ont traversé
(*) C'est l'un de ces cribles, portant le N" 2, qui est relié au lavoir correspondant par un transport aérien à monorail dont nous avons parlé (T. I, N* 743).
PRÉPAMTIOS l(ÉaX(Oi;E DES MINERAIS.
les (rois labiés à secousses d'un mémo groupe, tombent dans une grande tri-mio de 2000 hectolitres divisée en trois compartiments, vei's chacun di-squels Oïl peut diriger à volonté les produits do Tune ou de l'autre table.
Chaque coniparlimcnt est ^ muni d'une vanne à la I parlio inférieure, et peut > ainsi verser son charbon 5 dans un transporteur à vis î- sans fin, qui l'emmène an I pied d'une grande noria j alimentant les lavoirs.
u Grâce ii ces dispositions.
5 il est possible, en affeclanl I' chaque comparlimenl de " trémie à une qualité déler- I minée, d'onvoycr successië. vement au lavoir les di- . verses espèces de charbon, ^ sans tes mélanger.
fSlf — Le lavoir n* 3.
qui traite les menus bruis venant du crible n° 4. pripare des charbons destinés a être immédiatement espédiés. Comme l'alelier précédent, il est divisé en quatre groupes distincts.
Chacun de ces derniers comprend." à la partie su-
péricure, un trommel classeur double qui reçoit les menus inférieurs à 60 millimètres amenés par la noria, et qui les subdivise en trois catégories :
le pulvérulent de 0 à 9 milliin.
la fine braisettc de 9 à 25 —
la grosse braisette de 23 à 60 —
Chaque sorte tombe dans une trémie où elle s'emmagasine, et d'où on l'envoie ultérieurement à la caisse de lavage correspondante. Ces réservoirs intermédiaires, dont nous avons déjà rencontré un exemple dans l'atelier de criblage, constituent une disposition avantageuse qui doit être recommandée. Elle permet d'accumuler à volonté telle ou telle sorte de combustible, et de régulariser la marche des appareils successifs.
Deux des quatre groupes de l'atelier ne comprennent, en fait d appareils de lavage, que des caisses Lemière (N** 1442). Les deui autres se composent de lavoirs Lemière pour les braisettes, et de cribles à feldspath Coppée pour le pulvérulent.
Dans les deux premiers, les grosses braisettes sont d'aboixl divisées en deux catégories, de 23 à 40 millimètres et de 40 à 60 millimètres, qui vont séparément, la première à une caisse simple du type Lemière, la seconde sur une table de triage à la main. Elles sont ensuite réunies. Les fines braisettes sont lavées au moyen d'un appareil semblable. Quant au pulvérulent, qui est plus abondant que les autres sortes, et dont le lavage exige plus de temps, on le passe à une caisse Lemière double.
Aux troisième et quatrième groupes, les braisettes sont lavées comme dans les premiers ; toutefois les plus grosses, de 40 à 60 millimètres, ne sont plus triées à la main, mais lavées par une caisse Lemière. Quant aux pulvérulents, ils sont ici répartis en trois sortes au moyen d'un trommel double présentant des trous de 5 et 7 millimètres ; chacune d'elles est lavée séparément avec des cribles à feldspath à trois compartiments, puis se réunit de nouveau aux deux autres; le lavage est ainsi plus parfait.
L'atelier est complété par des norias qui relèvent, pour chaque groupe, les grains lavés des différentes catégories, afin de les
ORGAMSÂTION D'UN ATELIER. 1019
\crser dans des tours d'égoiittage, d'où on les charge directement sur les wagons. Les schistes et charbons barrés sont aussi repris nu sortir des lavoirs par des norias; ils sont emmagasinés dans des trémies, puis envoyés, soit aux dépôts de remblais, soit aux générateurs. Les eaux de lavage sont conduites d'abord à cinq petits bassins de 490 mètres carrés, utilisés à tour de rôle, où elles se décantent en abandonnant leurs schlamms, avant d'être renvoyées au réservoir central qui alimente l'atelier. Les boues liquides ainsi déposées sont reprises par une pompe centrifuge, et refoulées dans quatre grands bassins, de 900 mètres carrés de superficie chacun, où elles se déposent définitivement, et se dessèchent avant d'être expédiées aux chaudières.
Chaque groupe du lavoir n** 3 peut passer par jour 4000 hectolitres, ou 320 tonnes; l'ensemble de l'atelier donne donc environ 1 500 tonnes par jour. La proportion des schlamms entraînés par les eaux est de 4 7o ^n moyenne, soit de 60 hectolitres par journée de travail.
1512 — Houillères de Bessèges. — Le traitement des menussortants^ c'est-à-dire du charbon qui ne peut être chargé qu'à la pelle dans la mine, commence par un criblage à l'aide de trommels (fig. 922, 923), qui donne d'une part des produits à trier ou grêlons, refusés par la maille carrée de 40 millimètres, et en second lieu des menus à laver.
Les premiers, divisés en petits grêlons, gros grêlons et petites mottesj sont triés à la main par des gamins. Les seconds comprennent en premier lieu les grelassons binits^ qui sont refusés par la maille de 20 millimètres, et traités au lavoir Marsaut (N'* 1430); en second lieu, les menus criblés, de dimensions inférieures, que l'on passe au bac à piston. Cette dernière opération, appliquée à des menus contenant 24 ^/^àc cendres, donne une première qualité de produits lavés à 8 7o ^^ cendres. On en obtient une seconde, d'une teneur de 22 7o environ, en soumettant à un nouveau lavage le tiers supérieur des schistes, séparés à la pelle dans les bacs. Les limons provenant des divers appareils de lavage sont déposés par les eaux boueuses, puis utilisés aux chaufferies.
1518 — Mines de lignite des Bouches-du-Rhône(^). — I. Truge MÉCAisiQUE DE GARDANNE. — On a établi, au siège de Gardanne, un appareil de classement automatique sans lavage, qui traite en 10 heures, avec une puissance de 4 chevaux, 500 tonnes de lignite, et pourrait au besoin en passer 500. Les wagonnets sont versés sur une trémie sans fond, aboutissant à trois grilles à secousses, étagées Tune au-dessus de Tautre, et donnant quatre grosseurs de la manière suivante :
1*^ Les mottes ou roches, retenues par une grille de 40 à 50 millimètres, et triées sur un couloir incliné de 0,38. Les rebuts sont jetés dans quatre entonnoirs adjacents, fermés par des vannes à contrepoids, qui chargent automatiquement de petits wagonnets. Quant au charbon, il passe encore sur une giillc flxe, puis il traverse un bec immobile, et un avant-bec à charnière manœuvré par un treuil, pour le chargement des wagons P.-L.-M. Ou peut également le livrer au charretage, en enlevant une portion du ceuloir de triage. Ce qui glisse sur cette grille d'expurgation est repris, et chargé à la main sur charrettes ou sur wagons.
2"* Les gros grelassons, refusés par la seconde grille, sont conduits, par un couloir qui participe au même mouvement, à une toile sans fin, mue par deux tambours placés à 10 mètres de distance l'un de l'autre. Celle toile les déverse, soit directement dans lentonnoir de chargement des wagons; soit à celui des charrettes; soit enfin dans un couloir d'emmagasinage, pouvant renfermer 12 tonnes. Ces organes de chargement sont précédés d'une grille fixe, pour réaliser une dernière expurgation. Le couloir-magasin est muni d'un avant-bec mobile, actionné par un treuil.
3^ Les petits grelassons, fournis par la troisième grille, suivent une marche semblable, mais ils aboutissent seulement à un couloir-magasin de 10 tonnes, attendu que cette production est faible et irrégulière.
4" Un couloir placé sous la dernière grille reçoit la tei*re fine, qui a traversé tout l'ensemble. Il est entraîné par l'appareil à secousses et conduit à une troisième toile sans fin, qui aboutit elle-
(*) Ucnsci^iieinciUs dus à l'obligeance de M. Bivcr.
même à un triple système de chargement, semblable à celui des gros grelassons.
On a réalisé, dans cet atelier, une particularité intéressante, en supportant les trois grilles et le couloir à l'aide d'une cage qui repose sur des rails, par l'intermédiaire de huit roues. Le mouvement d'oscillation horizontale est transmis à cette cage par quatre bielles, symétriquement placées, pour qu'elle ne puisse sortir de son aplomb. De cetle manière, l'ébranlement n'est communiqué qu'aux supports de l'arbre de transmission.
II. Triage et lavage de CASTELLA^E-LÉOMi:. — Au siège Castollane, le triage s'accompagne d'un lavage, et, en outre, d'une opération très caractéristique : le débourbage à vapeur, avec un certain degré de broyage.
Grilles. — Le chargement se fait directement dans les wagons P.-L.-M. à l'aide de grilles fixes, à savoir : !• Six grilles à charbon, donnant des mottes. Elles sont inclinées de 1 8 degrés, avec 25 à 50 millimètres d'écartement. Au pied, se trouve un tablier à charnière, qui se relève pour fermer la grille, ou s'abaisse en forme de couloir de triage et de chargement. A chaque grille, une trémie reçoit les menus, ou tei^res grosses. 2* Cinq grilles à teiTe^ qui retiennent le grelasson. Elles sont inclinées de 30 degrés, avec espacement de 5 à 10 millimètres. Elles chargent immédiatement dans les wagons. Sous chacune d'elles, une trémie reçoit les tetres fines. 5** Deux couloirs, qui présentent une pente de 30 degrés, sont destinés à charger directement, soit de la terre fine ou criblée, soit tous les autres produits secs. V Un couloir encore plus incliné, avec trémie et soupape, sert au chargement direct des menus lavés.
Broyeurs. — Le broyage est destiné à produire, au besoin, des grelassons et des menus. On y emploie deux trains superposés de cylindres, munis de dents amovibles en acier, qui ont été employées pour la première fois par ces ateliers. Des cribles à secousses, placés au-dessous, séparent les grelassons des menus. Les premiers glissent directement dans les wagons P.-L.-M. Les seconds sont recueillis par des trémies.
Élévateurs. — Une voie de mine dessert les soupapes de toutes les trémies. Elle aboutit à divers appareils de relevage, à savoir : !*• Deux monte-charges à vis. Ils sont formés de cages équilibrées par rinlerinédiaire de chaînes de suspension, et mues au moyen d'une vis sans fin. Le rendement de cet organe n'est pas très favorable, mais le total du travail sur lequel il porte est, par hiî-méme, peu important. De plus, on y trouve cette facilité que, la vis ne pouvant rétrograder seule sous l'influence du poids, on n'a besoin ni de clichages ni de frein, ce qui simplifie les manœuvres. T Un monte-charge hydraulique ordinaire. 5** Une grande rampe, pour remonter les déchets sur le plateau. On. les entasse sur ce dernier par couches successives de 5 mètres d'épaisseur, en prolongeant successivement le plan incline, et reportant de plus en plus haut son mécanisme.
Malaxage. — Le combustible est mélangé de feuillets argileux, que les procédés ordinaires de lavage seraient impuissants à en séparer. On fait donc passer les menus à un malaxeur à vapeur, semblable à ceux que Ton emploie pour former la pète des agglomérés. 11 a comme efl'et d'hydrater et de déliter rapidement ces matières. L'argile passe en grande partie dans les mourres, et le reste s'en va en émulsion, avec l'eau de surverse des lavoirs. Cette émulsion tendant à recouvrir d'une pellicule argileuse les menus lavés, on a établi, au-dessus de leur chaîne de relevage, trois tuyaux d'arrosage, qui les rincent sous une pluie abondante.
Lavage, — Les terres fines, remontées par des élévateurs, sont versées dans une vaste trémie d'emmagasinage, au pied de laquelle un rouleau les distribue, sous forme de ruban, sur un petit crible à secousses, afin de les débarrasser des poussières qui embourberaient le lavoir. Ces matières sont directement livrées à la vente, ou rebutées, suivant les cas. Le refus tombe dans une fosse, où le puise une chaîne à godets, qui le relève au niveau des lavoirs.
Ceux-ci sont du type Revollier. On y a cependant remplacé la chaîne à godets des schistes, par une vanne de purge, automatique, mais intermittente. Les mourres subissent de même une chasse, une fois par poste, à l'aide d'une vanne qui les évacue dans une rigole d'entraînement.
ConditionnemenL — On obtient au moyen de ce traitement les dortes suivantes : 1® Mottes ou roches : charbon pur et résistant, resté sur les grilles à charbon ; 2*^ Orelassons : refus des grilles à terre* débarrassé des impuretés ; S** Friable trié : charbon tendre en mottes ; 4° Terre grasse^ ou terre non criblée : tout ce qui passe à travers la grille à charbon, c'est-à-dire un mélange de grelassons et de terres fines ; 5* Friable tout-venant : charbon tendre, tel qu'il sort de la mine, c'est-à-dire mélange de mottes, de grêles et de terre; 6"* Terre fine, ou terre criblée : tout ce qui passe sous la grille à lerre; T Restoubles : combustible nerveux, composé de lamelles de charbon, d'argile, schiste ou calcaire, employé pour la cuisson de la chaox; 8^ Poussiers : tout ce qui passe sous le crible à secousses des terres fines destinées aux lavoirs; 9^ Schistes de lavage; 10** Boues de lavage; 11* Croûtes : charbon noueux très impur, employé par quelques chaufourniers, à peu de distance des mines.
Cette installation traite 800 tonnes en 10 heures; mais elle permettrait, au besoin, de faire beaucoup plus. L'indépendance de ses divers éléments lui procure une sorte d'élasticité, indispensable en raison des variations fréquentes qui se produisent dans la nature du tout-venant, lorsque l'on se voit subitement obligé, à l'intérieur de la mine, de reporter les ouvriers d'un point sur un autre, en raison des invasions d'eau produites par les moulières.
I5i4 — Mines d^ anthracite de Pennsylvanie (*). — Ce combustible, tenant de 5 à 8 7o de matières volatiles, diffère complètement de nos houilles par la difficulté que l'on éprouve à effectuer sa combustion, quand le rapport de la surface d'incandescence à la masse froide intérieure du bloc excède certaines limites. En un mot, il exige le broyage du gros, tandis que, dans les houillères, on s*attache autant que possible à favoriser la production de cette sorte.
(*) Sauvage, Annales, 7", VH. 251 ; 9«, IV, 219. — Vnlczîeux, Rapport de mission aux
ÉtaO-Untê. — Lei>roux, BuU, min., 3% VHI, 70 CRM, 1893, 192; 1894, 26. —
Engineering, 4 février 1881, 22 février et 11 avril 1884. — Transact. americ. min., Itt, 134, et septembre 1890. — Génie civil, XXVI, 329. — Lamprecht, IHe Kohlenaufbef0ifwm, 188S.
PHÉPARATIOS MÉCASIQUE IffiS MISEBAIS.
En même temps, un classement par volufBC devient indispensable, pour que les morceaux soient à peu près d'égale grosseur, et que les petits ne viennent pas boucher les interstices des gros, en entravant le pas- ■ sage de l'air. Ces considérations ont conduit à Tadoption, pour les produits marchands, de dimensionstypes très voisines les unes des autres, que nous indi- 1 querons ci-après. Les mors ceaux dépassant iôO mil- I limètrcs ne sont guère ■S utilisables qu'après avoir ■S été réduits par le concas-
Cette dernière opération demande à Olre faite avec soin, de manière h réduire autant que possible la proportion de menu pi-oduil.
La meilleure solution parait être de concasser le charbon par degrés successifs, en passant toujours d'une sorte à celle qui lui est immédiatement inférieure. On est amené, par suite, à faire prècédei,- les divers broyages d'un classement de grosseur très complet, afin de n'envoyer
ORGANISATION b'UN ATELIER^
à chaque appareil que les fragments dont les dimensions lui conviennent le mieux. Les concasseurs employés procèdent, non par écrasement, mais par cisaillement ou flexion. Ce sont des cylindres à dents, déjà décrits (fig. 857), ou des cylindres en fonte présentant un petit nombre de très grosses cannelures longitudinales.
Quant aux criblages, qui précèdent et suivent les concassages, on les effectue 5 l'aide de grilles, parfois analogues au type Briart, ou de tôles perforées^ nolaniment de cribles giratoires Coxe (.V 1415).
Ces manipulations se développent automatiquement dans le breaker. C'est une immense charpente (fig. 924), au sommet de laquelle se rend le combustible, soit directement sous l'empire* de la machine d'extraction, soit, quand la hauteur devieiit trop grande, à l'aide d'un monte-charge spécial. A partir de ce moment, la matière redescend par son propre poids, en traversant toute la série des appareils étages.
Ceux-ci comprennent, en dehors des cribles et des broyeurs, des glissières de klaubage pour le triage des pierres. On y joint, surtout depuis quelques années, quelques appareils de lavage, du genre des lavoirs Marsaut ou des cribles à feldspath, afin de rendre utilisables des catégorids de menus qui étaient autrefois rejetées.
La tendarice actuelle, que nous avons déjà signalée au sujet de la méthode d'exploitation (T. I, p. 489), est en effet de réduire le gaspillage auquel donnaient lieu précédemment ces mines d'anthracite. En dehors de l'introduction du lavage, on a- cherché à diminuer le déchet, en ne mettant plus au rebut les charbons barrés ; les trieurs les classent à ^art, pour qu'ils soient envoyés à des concasseurs du calibre voulu. On est également parvenu à développer beaucoup la vente de? menus de petites dimensions, qui étaient tous rejelés, il y a peu d'années. On a même été jusqu'à reprendre d'anciennes haldes, pour les soumettre à la préparation mécanique.
L'un des ateliers les mieux installés est le grand breaker de Drifton, appartenant à la Société .Coxe frères, qui traite environ 1700 tonnes d'anthracite par jour(*). Le tableau suivant indique,
;') Ecklcy B. Coxe, Tranaac. americ, min., septembre, 1800, 398.