‹ Cours d'exploitation des minesChapitre 32 sur 131 · CHAUVES DE CONTREPOIDS · texte numérisé non relu

CHAUVES DE CONTREPOIDS

Hll% — Chaîne pendante, — L'emploi des chaînes de contrepoids (^) peut conduire à deux solutions distinctes.

Dans le système de la chaîne pendante (fig. 585), une chainelle, dont nous négligerons encore le poids pour plus de simplicité, se déroule du treuil cylindrique d'extraction durant la première partie de l'ascension de la benne pleine, et s'enroule en sens inverse pendant la seconde moitié. Elle supporte, à son extrémité, une chaino lourde qui pend verticalement dans un compartiment du puits, ou dans un bure spécial. Ce faux puits, ainsi que la chaîne clle-méino, présente une hauteur moitié moindre que celle du puits d'extraction. La chaîne a un poids total égal à celui de l'un des deux cables, c'est-à-dire par mètre un poids double.

(4) Combes, Annales, 3*, Xf, r>6. — Dorabre. Bull, min., 2*, IV, 808. — John. DaglisJ». Ibidem. YI, 417. — Ibidem, 1-, VII, 27. — Ponaon. Mines de houille, III, W. - \Varini;toii Sniitli. La houille, traduction de Maurice. — J. von Hauer. Die Fôrdrrmaschinen der Hergwei'ke, 556. — Uartinann. Berg und Hûttênmânniêches Jahrbuch. 1843, n" 'i8. — Zeilschrift fi'ir das Berg HCtllen und Salinenwesen. IX, 110; XXII, 162.

^T?Tr^j>

Au premier instant, loi'sque les cages se trouvent aux extrémités

(le leurs courses, la chaîne se tient verticalement. Pendant Tascen-

sion, elle se dépose d'abord progressivement au fond du buie.

Mais, dès le milieu de la couree, la chainette se trouve entièrement

déroulée. Son enroulement change alors de

<4'ns, et la chaîne est soulevée de nouveau

>ur une long^ueur de plus en plus gi*ande

jusqu'à la fin de Fascension.

Il est évident qu'au début la chaîne do

contrepoids contre-balance exactement le

ràble. Or je dis qu'il suflit que l'équilibre

ait lieu à un instant quelconque, pour

(|u il persiste ensuite indéfiniment.

Opérons en eflet, par la pensée, un mouvement angulaire arbitraire, en enroulant une certaine quantité de câble et diminuant ilaulanl le poids de ce dernier. Par cela seul, nous déroulons une quantité égale du second cordage. Le résultat sera le même i|ue si, supprimant cette dernière variation. nous perdions sur le premier câble une quantité double de celle qui disparaît réellement. En même temps, une longueur, encore égale, de chaîne se dépose sur le Ftmd du faux puits, en perdant tout son |)oids('); comme, d'ailleurs, elle pèse deux fois plus par mètre courant que le câble, on voit que le conti'epoids a diminué, de son «Hé, de la même quantité que ce dernier, ce qui montre que l'équilibre n'a pas été troublé.

KiK- 585. — Chaîne pondnnt< tlo contrepoids.

873 — Chaîne amarrée. — Dans un second système, la chain:» ^'^i amarrée par son extrémité à un point fixe, situé au quart de la

(') Je rappellerai iiicideminenl, à ce sujet, que le pixiblèmc du mouvement d'une <'\utne qui se masse sur un plan, ou qui son détache, a doimé lieu à des considc- •liions intéressantes pn^senlées par MM. Rrsal [Comptes rendus de l'Académie des *<-«>»ic«, XCVII, Iiî9) et Piarron de Mondésir ibidem. 888: XCVIII, 404, 607).

profondeur du puits (fig. 584). Elle a encore le même poids que l'un des cables, mais une longueur quatre fois moindre» cl, par suite, un poids par mètre quatre fois plus grand. Quant à la chainette de suspension, elle présente encore comme prcccdemment

une longueur qui est la moitié de la profondeur du puits, de manière que le sens de son enroulement change au milieu de la course.

Au premier instant, le câble se trouvant entièrement déroulé , la chaine est toute droite dans le bure, et l'équilibre a lieu.

Si maintenant nous opérons un mouvement angulaire quelconque, nous avons vu qu'on perd par là, du côté chargé, le double du poids de la longueur correspondante du câble porteur. En môme temps, l'exlrémilé libre de la chaine s'est abaissée d'une hauteur égale à cet enroulement. La boucle qu'elle forme au-dessous de son attache comprend deux brins, qui se partageront également cette variation. L'un d'eux, portant directement sur un point fixe, ne participe plus à l'équilibre. La perte subie par le contrepoids con^espond donc seulement h une longueur de chaine moitié moindre que 1 enroulement du câble. Mais celte chaine pèse quatre fois plus par mètre courant, et par suite la perte de poids total est encoiv égale de part et d'autre, ce qui perpétue l'équilibre.

Fig. 58 L — Chaîne amamc de. contreiioids.

874 — Treuils multiplicateurs, — La hauleur de la chaîne, quoique réduite à moitié, et même au quart de la profondeur du puits, reste encore considérable, et Ton peut trouver intérêt à la diminuer encore davantage, afin de restreindre en même temps la dimension du faux puits. Or rien n'est plus facile que de la modifier a volonté, en faisant varier le rapport des déroulements simultanés du câble et de la chaînette. Cet artifice s'appliquera d'ailleurs

RÉfilLARISATION DK L'EXTRACTION.

PHR = phr.

ifidiflércmnicnl aux deux systèmes précédents, cl je supposerai d abord, pour fixer les idées, qu*il s'agisse de la chaiiie amarrée <lig. 585 ^

Appelons H la profondeur du puits, h ^.^^ celle du [)oint d'altache de Textrémité de la chaîne, laquelle mesure en même temps la longueur de celte chaîne:

P le poids par mètre du câble» p celui de la chaîne, R le rayon d'enroulement du nible, r celui de la chaînette. L'équilibre du premier instant, pour lequel la cage se trouve au fond, tandis que la (haine se tient verticalement, exige que Ton ait :

Ki;r. .*)M;i. — (!halne il«» rontr*»|M>i«l" .'i (rciiil iiiiilti|ili<'iili'iii'.

Supposons maintenant que Ton ait

soulevé la cage d'une hauteur i/, ce qui

équivaut, comme nous Tavons vu, à une

diminution de poids, du côté chargé,

égalo à 2 Pi/, et de moment 2Pi/R.

Le déroulement de la chainelte sera

r ' Il jr' Cette longueur de chaîne se répartit également, dans la

bimcle, entre le brin fixe et le brin pesant. Ce dernier a donc perdu

la longueur -vn-' el son moment la varialion -^- r. Vouv nue ^ 2R 2U '

1 équilibre subsiste encore, il faut poser :

sp»» = ^-

<m plus simplement, y disparaissant :

>iPR^ ^. i)r\

drcs difficullés que celles qui n"ont pas arrùté pour l'emploi de la détente. A un autre point de vue, la condensation peut rendre de grands services. C'est lorsque, par suite d'une augmentation de production ou de rapprofondissement des travaux, une machine d'extraction devient insuffisante. On trouvera souvent avantage en pareil cas à y adapter un condenseur, au lieu de la remplacer par une machine nouvelle (').

Si nous supposons cependant, comme c'est rordinaîre, Tabsence du condenseur destine à abaisser la contre-pression, la théorie exige du moins, pour le bon rendement, une tension motrice élevée.

Il devient dès lors d'autant plus intéressant, en vue de diminuer la perte de puissance produite par Téchappement, d'atténuiT cette pression d'une manière progressive, par l'emploi de la détente. Mais cette utilité manifeste est restée longtemps lettre morte, en raison de difficultés spéciales d'application. Nous reviendrons sur cette question dans le paragraphe 2 du présent chapitre.

Comme la détente, très fréquemment employée aujourd'hui, entraine une importante variation de la force motrice, la présence d'un volant serait a priori utile, pour remédier aux irrégularités de marche qui en seraient la conséquence. Cependant ce volant devra toujours être particulièrement léger, puisque la machine est appelée à s'arrêter à chaque instant après un court fonctionnement, tandis qu'un volant constitue un réservoir de force vive, dont l'importance est en raison de son moment d'inertie et du carré de sa vitesse angulaire. Souvent d'ailleurs les appareils d'enroulement des câbles, notamment les tambours, suffisent, et au delà, pour assurer la régularité de la marche. Aussi bcauconp de moteui*s d'extraction ne -comportent-ils un volant qu'aiin de présenter un grand bras de levier à l'action du frein iN" 891).

La nécessité de se montrer très réservé, en ce qui concerne le volant, et d'obtenir cependant une machine bien en main et régulière d'allure, conduit à introduire deux cvlindres au lieu d'un, eu

{'] i>. sont (les circonstances de ce tçenrc qui ont motivé l'oinploi de la condensation au siè^'c n" 7 de la Compagnie de Lens. On a pu ainsi y extraire 1000 tonnes par jour, de la profondeur de 3tf0 mètres, avec une machine de I^.ÔO de course et ào O-JO de diamètre [Jhill. min,, 3-, 111, 574).

MOTElIl irCXTRACTION. 171

couplant leurs manivelles à angle droit sur Tarbre, de nianiëi*e h interférer les inégalités dues au passage des points morts.

On trouve en outre, à la pi'ésiMice de deux cylindres croisés, un avantage essentiel en ce qui concerne le démarrage. Si, en effet, un moteur à cylindre unique vient à s'arrêter précisément sur son |)oint moil, ou dans une position qui en soit très voisine, la hielle, se trouvant dans Talignement de la manivelle, ne peut développer aucun moment moteur, quelque effort que Ton exerce sur le pis- Ion. Il est donc rigoureusement impossible de mettre en marche, autrement qu en agissant à bi*as, avec des leviers, sur les rayons du volant, ou sur des encoches pratiquées s :* la périphérie de la jante de manière à écarter suflisamment l.i manivelle du point iuort('|. Avec les cylindres couplés, au cent i.ire, si Tune des manivelles s'arrête au point mort, Faulre se trouve, par cela seul, l'approchée de son maximum d'effet.

Un obstacle analogue peut se présenter dans les moteurs à détente. Si la machine se trouve arrêtée de manière que le recouvrement du tiroir bouche la lumière d'admission, il devient impossible d'introduire la vapeur dans le cylindre pour mettre en marche ('). Au contraire, avec deux cvîindres à manivelles croisées, on ne risquera pas de même de renconti'er ce genre d'obstacle pour tous les deux à la fois, en prenant une détente inférieure û 1/2, de manière que l'un au moins des deux cylindres reçoive toujours de la vapeur.

On devra calculer le diamètre de chacun des pistons de ces cylindres, de manière qu'il puisse suffire à lui seul pour effectuer slaliquement Tenlevage, dans le cas où le second se trouverait à son point mort, et, par suite, sans influence. Il est même bon d'évaluer cet enicvage sans éfjiiilibre, c'est-à-dire en y comprenant,

(', Celte manœuvre n'est pas sans danprei*. Il peut arriver que le mécanicien, après l'avoir vainement tentée avec le stxîours de la vai>eur, laisse l'admission ouverte, el Hu'uiic fois écartée du point mort, la machine s'emballe en mettant la ca^c aux poulies. (Accident de Xarsanges de ISSO;.

*; Un moyen très simple de remédier à cette difficulté consiste à faire déboucher. daite les fonds des cylindres, des tubes destinés à y amener directement la vapeur du géaérateur. Ces tuyaux sont, en temps ordinaire, fermés par un robmcl. que l'on noa^Te qu'au moment oii In difficulté se pré'^ente, el que l'on referme dés que le •l'^man-age est opei*è.

indépendamment de la houille et du câble, la cage et les wagons. II faut en effet prévoir le cas du changement de trait d*un étage à l'autre, et même celui d'une rupture. La seconde cage et les wagonnets n'ayant plus alors de solidarité avec l'arbre des bobines, ne concourent pas à équilibrer le poids mort du premier câble. Une circonstance analogue se produit d'ailleui*s à chaque cordée, lorsque la cage vide repose sur les taquets du fond, el que Ton doit supporter seulement la cage chargée; or il importe beaucoup que le moteur soit particulièrement docile pour les manœuvres de celte dernière ('). Cet excès de prévoyance aura en outre l'avantage de permettre à la machine de suffire encore pendant les premiers temps d'un réavalement du puits, s'il vient à se produire. Souvent môme on pourra j^ràce à lui, se dispenser de remplacer en pareil cas cet appareil par un autre plus puissant.

11 est pourtant nécessaire de se tenir en garde contre l'exagération de ces excédents. Autrement, le moteur étant établi avec de trop gros cylindres, on devrait, si l'emploi de la délente dans les limites admissibles ne suffisait pas pour amortir son excès do puissance, soit étrangler la vapeur à l'admission, soit tenir la pression basse dans les chaudières, ce qui serait anti-économique.

En même temps que le diamètre des cylindres, leur longueur a son importance. Elle détermine la vitesse du piston en fonction de celle des cages; et à ce point de vue, pour réduire la pi*emière, tout en conservant à la seconde sa valeur, on doit tendre à raccourcir la course. Mais en revanche les cylindres trop courts rendent les manœuvres difiiciles, car un déplacement minime des pistons correspond alors à un trop grand mouvement des cages. On employait souvent autrefois un engrenage pour modifier le rapport de leurs vitesses. Les constructeurs y ont renoncé pour plus de sécurité. La rupture d'une dent suffisant, en effet, pour mettre une pareille machine en chômage, on ne saurait laisser un service de cette importance à la merci d'un organe aussi précaire.

Il n'y a d'exception que pour les moteurs d'avaleresse. La rapi-

(') Au moment d*un réglage de cAbles, le travail imposé au moteur est également bien supérieur à l'efTort normal, car il doit soulever la cage vide seule, suspendue an bout d'un câble entièrement déroulé.

JIOTEim D'EXTRACTION. 175

ilité (le rcxlraction importe peu dans ce cas, puisque, au lieu du tonnage exubérant d'une exploitation en pleine activité, il ne s'agit

alors d'extraire que les débris du fonçage. De plus, il est bon pour ces appareils d'établir un rapport plus modéré entre les deux

vitesses, afin qu'un dcplacemcnt donné de la benne dans le puils corresponde à une longueur plus sensible parcourue par les pis-

es

te

tons, de manière qu'il soit facile au mécanicien de mcUre avec précision les hommes au niveau où ils ont besoin de se maintenir pour des opérations délicates.

MOTEUt HEXTRACTION. I7i

On a de mienne l'Iimino le Italanricr. qui constituait une compll-

JJi mi

s lit

i^alion inutile, et une masse additionnelle de nature à augmenter la '«rce d'inerlic- Il éloignait en outre beaucoup trop le mécnnicien de

rorifice du puils. La dislance, comme nous l'avons déjà yu(N** 817), doit rester comprise entre 50 et 50 mètres, afin de laisser au câble une inclinaison convenable jusqu'aux molettes, et de pcrmellre au machiniste de voir clairement ce qui se passe à la recelte.

On place, en général, ce dernier dans Taxe de symétrie de l'appareil. Cependant il parait préférable de le mettre sur le côlé. S'il survieni, en effet, une rupture de câble, le tronçon sort du puits, passe par-dessus la molette et vient donner un coup de fouet sur la machine, à peu près suivant la ligne médiane. Le mécanicien court donc, dans cette situation, un grave danger. Il convient par suite de l'y soustraire, tant dans son propre intérêt qu'afin d'éviter qu'une appréhension instinctive lui fasse, dans ce moment critique, abandonner son poste et les organes de manœuvre.

Pour que sa vue plane facilement surtout l'ensemble, on préfÎTe. la plupart du temps, les machines horizontales (fig. 586 et 587 [*|, et fig. 588, 589, 590 [*]). Cependant certains districts acceptent phis

(*) Le ty|>e de niachiiie d'extraction repivsenté par les Ogures 586 et 587 a été consU*uit, cil 1875, à Lhonne (liOire), pour les mines de Cessons et Comberedonde, et. en 1875, pour celles de Saint-Éloy, siur un module uniforme de0",80 de diamôti'e pour les cylindres et 2 mètres de course. Les mômes ateliers ont établi des moteurs semblables en 1874, pour le puits Mars (houillères de Saint-Etienne), sur les dimension!! 0*,60 et l'»,80; et, en 1876, i)our le puits du Fay (Saiut-Chamond), avec 0",90 de diamètre et 2 mètres de course. Depuis lors, la compagnie de Lhorme est revenue â l'emploi des tiroirs, dans la crainte que les soupapes ne l'ctombent pas toujoui*s exactement sur leurs sièges, principalement lorsque les cylindres renferment de l'eau entiminée ou condensée sur les parois, ce qui ferait naître un grave danger, notamment }>our la montée des hommes, qui peuvent être ainsi envoyés aux poulies.

Ces soupapes sont manœuvi-ées, à l'aide de leviers, par huit cames, dont deux servent pour l'admission et deux pour lecluippement à la marche en avant, avec un nombre égal pour la marche en arrièi*e. En vue de faciliter la manœuvi'e, on interpose entre les extrémités de ces leviers et les cames de fonte trempée très dure, des sphères libivs en aciei*, susceptibles de rouler dans tous les sens. L'emploi de ces matières très résistantes a pour but de diminuer l'usure, aiin de réduii'c toujoui^s la* battue au mininnnn. Le manchon, porteur de ces cames, est commandé par le levier de changement de marche, équilîbi'é pour être plus docile à la main du mécanicien. Ce dernier a également à sa disposition un second levier pour son frein, et un volant pour le mouvement de la cuvette de prise de vapeur.

(*) Les figures 588, 589 et 590 repivsentent la machine construite par les mènïcs nlc;Iicrs de Lhorme pour le puits de la Tronquié, n" 1, des mines de Gamiaux. Elle est à deux cylnidres horizontaux, do 0"»,80 de diamètre et 2 mètres de course. Deux tiroirs, placés aux cxli*émités de chacun d'eux, permettent de réduire l'espace nuisible au niininium. Un scrvo-raoteur assure la manœuvre rapide et facile de cette distribution, dont tous les organes sont rigides et olxMssent géométriquement. Le Mu Fayol à vapeur, à pression progressive ou brusque à volonté, donne la facilité de

MOIEIR D'KUfUCTlOS. tîl

ïolonliers les cylindres veiiicaux (fig. 591 (']). 11 enlrc une grande part d'habitude dans ces choix. Toulefois. les machines verlicalcs

présentent réellement l'avantage d'économiser l'emplacement cl de donner, par cela seul, moins de prise aux mouvements provoqués

'iMondre des remblais suis l'emploi de li eonlre-Tsppur. Le méeiiticien miiiœuTn-. dt h nuin droite, le lefîer du lerTO-nioteur, et cdui du freia tvec m iniin gauche. In toknt pbcé deiant lui, k m portte, comminde la cuvelle de prise de vapeur.

(') La puisimte nuchlne du puita oord de Harris' ?ltti(t*tioa (South Wiles} fournit «t^ remarquable de l'emploi de* cylindres terticaoi {%. Sftl). Le méeinirien ■« <nBK reporU ainsi i un nireiu très jleré. La charge e»t conaidënble. et comprend I Innea de charbon, S tonnes pour t bennes *ides, et 1 tonne 1/4 pour ta ctge et le» Kraioires. Chaque Cflindre est cipahie d'effectuer seul l'enleviire, avec l'.3] de diiBèIre et S*,13 de coune. La disirihurion de BirclaT eet i soupopcs de 0-.35 pour Tifaisnoa et ■>*,41 pour réebtppement. Hé* pistons à air en «monissent le choc pour ■acnpMier de se m«ler. Le mouvement se renverw de lui-même aui eilrémitès de l> eoDTK. et le Trein s'eD(rag« «utomitiiiuement. de manière k penneitre un ralenlis- •>amil moins prolougé et une plus grande activité. Le mécanicien dispose, en outre, ifga cfaaugenient de marche et d'un levier de détente t vapeur. Le puits a 650 métrea ^ prafradeur. Celte hauteur est parcourue en H rëvoluiions, dont 10 sur la partie cjlmdrique (n* 867) et 14 sur la partie conique des tambours, qui présentent des dia- >(tra eitrémes de i'fiù et 9>,75. Cette belle machine fonctionne avec une eitréme nguhrité. (Brown ind Adams, on Deep Winniiig of Coal, Proceedings ol the iMtituioii of civil Enniiieem, LXIV. pitrt II. p. 37. i

dans le terrain par 1 exploitation. D'un autre côté, elles relèvent le niveau de Tarbre des bobines, et rapprochent le câble de l'horizon* talité. On a eu recours autrefois aux machines oscillantes, qui se recommandent peu cependant pour ce genre de service. Je citerai encore Temploi, très exceptionnel, des cylindres inclinés. Une machine de ce genre, construite aux ateliers Fourneyron, pour Lavaveix-les-Mines (Creuse), présente deux cylindres disposés à 15 degrés, et attaquant une manivelle unique, établie dans des conditions plus robustes que chacune des deux manivelles couplées :i angle droit du type ordinaire. On n'a plus alors à redouter Tinconvénient des points morts, puisque cette manivelle ne saurait se trouver à la fois dans Talignement des deux bielles, que leur obliquité écarte peu de la rectangularité Tune par rapport à Taulre.

876 — La grande expansion qu'a subie depuis quelque temps le système compound devait naturellement en amener Tintroduclion dans Textraction des mines (') (fîg. 592), et Ton y a notamment procédé avec la plus grande hardiesse aux Etats-Unis. Ces machines tendent également à se répandre en Wcslphalie. Elles offrent surtout des qualités incontestables d'économie, en permettant d'em- |)loyer de la vapeur à haute tension et d'obtenir une large détente

(*) La colossale machine d'cxtraclion des mines de cuivre de Calumet et Oécla, au lac Supéi'ieur (fig. 592), a été construite pour une force nominale de 4700 chevaux, par )lorris de Philadelphie. Elle appartient au type compound. Les cylindi*cs ont 1 mètre «'1 1*,75 de diamètre, avec 1*,80 de course. I^e passage de la vapeur de l'un à Tautre s'cITectue à travers des réchauffeurs, qui i^enfermcnt chacun 040 tubes de laiton soumis à l'action de la vapeur des générateurs. La distribution se fait par des tiit)ii*s h grille, au nombre de quatre par cylindre. Les cames qui les gouvernent sont .'irtionnées par un arbre spécial. L'admission, commandée par un régulateur Porter. \:.rîc de zéro à 1/6 de la course. Le changement de marche est dirigé par une machine » vapeur auxiliaire. Les bielles sont descendantes. Elles s'articulent, non à des manivelles qu'il faudrait équilibrer, mais à un disque de 3",52 de diamètre, lequel commande également la bielle horizontale qui attaque l'arbre ijnoteur. Celui-ci tourne à raison de 60 tours par minute. Il pèse 30 tonnes. Les parties mobiles dépassent i5 tonnes, et sont équilibrées par un poids égal. La plaque de fondation est de 65 tonnes. 1^ surface de grille atteint 25"*,50 et la surface de chauffe 990"*,00 répartis sur 7» chaudières. Les tôles sont en acier sur sole, de 8 à 14 millimètres. La pression s'élève à 9^,50. On a indiqué que celte machine fonctionnait à raison de 0^',960 de charbon par cheval et par heure, et de 7^',33 de vapeur par kilogramme.de combustible. (Awiencam machinist, 25 juin 1885, p. 2. — Engineering, 12 aoiHt 1881, p. 166. — Revue induBtrielle, 188i, p. 374, pi. XÏX.)

NOTCUR D^EITRACTION.

eu

\m ExnucnoN.

sans mécanisme compliqué. Mais la question d'.économie doit ici céder le pas à la nécessité d'avoir le moteur parfaitement en main, et docile à la volonté du mécanicien. Or, dans le système ordinaire, le fonctionnement ne dépend que de deux cylindrées de vapeur, placées sur les deux faces du piston, soit en pleine pression ou en détente, soit en échappement ou en compression. Les machines compound, au contraire, renferment à la fois trois cylindrées, dont deux sont situées au delà des faces externes des pistons, et une autre entre leurs faces internes. Pour ce motif, ce type, si bien accepté cependant pour les machines de navigation, a été abandonné sur des bateaux à escales rapprochées exigeant des manœuvres fréquentes, quoique encore bien moins répétées que celles de Textraction. Les moteurs compound se recommandent, à la vérité, par un emploi simple de la détente, exempt de toutes les difficultés dont il sera question plus loin, mais à la condition de se borner à la détente fixe, ce qui ne saurait suffire, comme il sera expliqué dans le paragraphe suivant. M. G. Richard('), pour concilier ces points de vue opposés, a proposé l'emploi du système des compound mixtes, très usité dans la marine, et qui jpermet, par le jeu d'un simple robinet commutateur, de transformer à volonté le jeu des deux cylindres successifs en un système de cylindres «imii/tanés couplés à angle droit. On pourrait dès lors fonctionner de o^tte manière dans toutes les manœuvres délicates, et notamment aux extrémités de la course; de même qu'avec la distribution Scohy (N* 883), l'on opère en pleine pression à ces extrémités* el aîvec détente pour le parcours intermédiaire.

La nécessité de pouvoir démarrer dans toutes les positions oblige en tout cas, même avec les compound ordinaires, à réserver la possibilité d'admettre la pleine pression au grand cylindre, lorsque l'autre est au point mort. Enfin le petit cylindre seul devra

(^) Agent général de la Société d'encouragement pour Tindustric nationale, et Seci^ taire de la Rédaction de la Revue de Mécanique. Je suis heureux de saisir cette occasion, pour signaler ici l'obligeant et très utile concours que j'ai rencontré chez M. Richard, l'un de mes anciens Élèves les plus distingués de l'École nationale supérieure des Mines. 11 m'a fourni de nombreux et intéœssants renseignements, surtout en ce qui concerne les machines d'extractioii et d'épuisement.

MOTEUR DEITRACTION.

être suffisant pour mettre le moteur en marche dans les eirooristances les plus défavorables (')•

877 — Je fei*ai ici une mention spéciale de deux dispositifs* qui ont été imaginés en vue d'éviter Tenroulcment de Tun des câbles à la fois par-dessus la molette et par-dessous la bobine, ce qui lai occasionne une double fatigue (N"" 788).

Dans le type Colson (fig. 593) (•), un cylindre vertical unique

Fi(?. 595. — Machin«' dVxtrartion Colson.

actionne une traverse à laquelle s'attachent deux bielles pendantes qui, par le seul fait de la symétrie de rensemble, impriment évidemment aux arbres distincts des deux bobines des rotations inverses, tandis que, dans les machines ordinaires, ces organes tournent en môme sens. 11 suffira donc que les câbles passent sur les deux bobines, en môme temps que sur les deux molettes, pour que

un s enroule en môme temps que l'autre se déroule.

Le système De Yillaine (') s'éloigne encore plus du type ordinaire

( ) On pourra utilement consulter, au point de vue de la comparaison des machines ^mpound à celles comportant deux cylindres égaux, la Zritnvhrift BUS, 1889.

' ) Renouvelé de celui qui est représenté sur les planches XXXIX et XL, de ï Atlas de 'fl nchiite minérale par Héron de Villefosse.

0 i^Villaiiie [Bull, min., ^•, H, 63). La description do cet appareil est accompagnée, dins ce mémoire (pages 106 à 132), d'un devis extrêmement détaillé du foiiçage dés P™ls jumeaux et de l'installation de la machine, qui constitue un excellent modèle de fe genre de docuraenis.

.(lig. 594). On y enïploie ('), au lieu d'un puils unique, deux puils jumeaux, dans chacun desquels circule une seule cage. Les molettes

Fig. S9I. - Hacbin« d'citraclion De Villainc.

sont installées sur des axes distincts, de manière à être tangentes aux axes de ces puits. Les deux bobines sont» au contraire, munli>cs sur un même arbre, actionné par des cylindres verticaux dont

(■) Cette machine a été constniile pir H. Chaîne, dans les aleliei's de Uiorme (Loire . li'aprés les indieations de M. De Villaine, pour le siège d'eiploitalîon qui porte son noni h Honirimberl, et qiii eomprcnd deux puits juraeaui, de !> mètres de diamètre vt Zii mètres de prorondeur.

Le moteur a été composé de deux cylindres vcrticaui, en vue d'obtenir phis de stabilité atec moins de rrottcmcnt datiscesleiTains en mouvement, l'our le nirme molîT.oii a fait porter loul l'appareil sur un bSti, que des vis calantes permulteiit de redresser Vil vient i subir un déversement. La distribution s'opère il l'aide de tiruirs, et le changement de mai-chc avec une coulisse de SIepbeiison. Pourcn faciliter la manœuvre, lin a mis i la disposition du mécanicien un cjliiidrc auiiliaire à vapeur (a° 886). muni ■rorificcs triangulaii-es qui permettent d'admettre le IIuhIc moteur en aussi faible quantité qu'on le juge nécessaire. Le frein est à bande de tôle, et «susceptible d'arrèl absolu, obtenu i l'aide d'un taquet t vis (n* 891). L'évitc-molcltes manieuire un tirur

les manivelles ont été couplées à angle droit. Les câbles s'en détachent de deux côtés différents, de sorte que Tun monte pendant que l'autre descend. Ce système présente lavantagc de faciliter les réparations ou le réavalcment, en opérant sans équilibre avec un seul puits tandis que Ton exécute le fon<^age dans Tautre. Il admet (les diamètres moindres, propriété précieuse quand on se trouve en présence de terrains disloqués et mouvants. En revanche» ce type d'installation entraine cet inconvénient que la cage, qui obture complètement le puits, y fait Toffice d'un piston, et influence, par son mouvement, l'aérage de la mine, bien que son plancher et son toit soient, pour ce motif, établis à claires-voies.

ë2 •Atente

878 — Généralités. — L*application de la détente aux machinas «rextraclion (*) a pris beaucoup d'importance depuis quelques années, et il est rare aujourd'hui que Ton construise une machine nouvelle sans détente.

spécial, disUncldc celui de la di^lribulion ordinaiœ ir815}. I^ poids total de l'appareil M de 92 tonnes, et ses principales dimensions sont les suivantes :

Course des pistons 2" .00

hiaraètre des pistons 0",80

— du cylindre de mise e» train 0*,22

— du cylindre du frein 0*,55

— de la poulie du frein 5*,00

— de l'arbre en son milieu ©•^SS

— de l'arbre aux porttvs 0",28

— du tourteau des bobine?» .... 5" ,00

— des bras des bobines 7",00

Entre -axes des bobines .... 1",50

— des cylindres r»",50

(BW/. min., ir. II. 80. De Viilnine.)

i^) Ledoux, Mémoire sur l'emploi de la détente dans les machines d'extraction (^nna/ei, 7*, XVI, 321). — Audemar, Détente dans les machines d'extraction (Bull. "«•* ^, ll,56U). — Rossigneux [BulL min., 2*, VIII, 789). — De Quillac, Note sur les tnacbines d'extraction à détente automatique [Duli. min., 2«, XI, 087). — CHM, sepleinbre 1876, 21 ; octobre 1876, 10: 1879, 84. Griot; 157, Martin. — Béer, Note sur

Le but essentiel de cette addition est de réaliser une économie de charbon ('). en réduisant la consommation de vapeur et obtenant un meilleur rendement du moteur. Il importe en effet do remarquer que, d'après ce que nous avons dit plus haut, les moteurs d'extraction présentent toujours des dimensions exagérées par rapport à TefTort qui leur est demandé pendant le trait. Il n'est pas rare qu'ils soient trois ou quatre fois plus forts qu'il ne serait nécessaire pour leur travail normal. Ck>mme en outre ce sont des machines sans condenseur, la détente est indispensable, dans leurs conditions de marche ordinaires, alin d'éviter des consommations exagérées de vapeur, et par suite de combustible. Elle a aussi pour effet de diminuer la contre-pression dans les cylindres ; avec les machines sans détente, celle-ci produit un travail qui est considérable par rapport au travail utile, et qui augmente rapidement à mesure que s'accélère la vitesse des pislons.

Cette économie de charbon prend de plus en plus d'importance avec les extractions intensives, à de grandes profondeurs. Il est vrai que les combustibles brûlés sont souvent de mauvaise qualité, car les houillères s'attachent à consommer elles-mêmes les produits que le commerce accepterait difficilement. 11 faut reconnaître en outre que l'on n'a par ce moyen aucune action sur les quantités de vapeur consommées pour les manœuvres. La question d'économie de combustible n'est cependant pas négligeable, bien qu'elle n'offre pas la même importance que dans une machine d'usine à marche régulière et continue.

Afin de ne pas gêner les manœuvres, la détente ne doit pas agir pendant les premiers ni pendant les derniers tours du moteur à chaque cordée; mais il importe que son action ne cesse pas pendant la marche avant la fermeture de la valve d'admission par le

l'iVonoinie de combustible dans les macbines d'extraction {Hev. univ. d. »i.. 1", XXIX. 415). — Doscliamps, Kniploidc la détente dans les macbines dexti-arlion (Hev. univ.d. m., 2**, XL 470). — Griot, Note sur la délente dans les macbines d'extraction (Bull, min.. 3-, Vlil, 771, 815). ~ Berne, Ibidem. 5', X, 61.

(•) Les expériences exécutées sur la mncbine du puits Rrubon (Kladno), parlU.Riedler» professe' ir à l'École polytecbnique de Nunicb, ont accusé de ce cbcf une économie de 40 pcuirlOO. [Habets, Rapports du jwy internat tonal de t' Exposition de i^l^, ^vou^to W, classe 50, page 159.)

mécanicien, sous peine de produire une accélération de la cage au moment où elle serait le plus dangereuse.

L'obligation de supprimer la détente aux deux extrémités de la course en rend Fusage généralement inutile pour les puits de Taible profondeur, lorsque le rayon initial d'enroulement est très •^'rand, comme avec les tambours par exemple. Le nombre de tours de Tappareil étant alors très restreint, la détente ne pourrait être utilisée que pendant quelques cylindrées.

On remarquera enfin qu'aux vitesses ordinaires des moteurs d extraction, on aurait a craindre, avec des détentes trop prolongées, que la pression ne devint moindre dans les cylindres ([ne la contrepression. On ne devra donc jamais réduire outre mesure l'admission ; il semble prudent de ne pas descendre à cet t'gard au-dessous de 25 pour iOO.

879 — Les modes de distribution les plus variés ont été appli- (|ués aux machines d'extraction. Il n'entre pas dans le cadre de ce Cours de les décrire ici ('). Nous signalerons seulement qu'en dehors du système à tiroirs plans (•), avec coulisse de Slcphenson ou de iiooch, qui reste le plus simple et le plus robuste, on a essayé un grand nombre de distributions plus perfectionnées, telles que les types à tiroirs superposés, à soupapes, ainsi que ceux à déclic de Corliss, Sulzer, Wheelock(^), qui ont donné parfois de très bons résultais.

Il est utile, d*une manière générale, de chercher à diminuer le laminage de la vapeur et à réduire la contrepression. Aussi donnera-t-on, dans la mesure du possible, de très larges sections aux orifices d'entrée et de sortie de la vapeur. Pour réduire les espaces morts, on dédouble souvent les tiroirs en deux parties distinctes, placées aux extrémités du cylindre.

880 — Une difficulté capitale a entravé pendant longtemps le ^léveloppenient de la délente.

', Haton de la Goupillière, Cours de Machines, t. II, p. 75 à iôi.

* Machine du puits Montmartre N* I dos mines de Bcaubrun, UuU. mm., 3% Y, 470.

"*; CHM. 1889, 113. — Buli. min., 5\ VU, 531

Les conditions des moteurs d'extraction sont, en effet, bien diffêi-cnlcs de ce qui se passe sur les locomotives, par exemple. Avec ces dernières machines, le mécanicien qui, aprè'^ un parcours en palier. doit augmenter ou diminuer sa puissance, pour gravir une rampe ou descendre une pente, dispose de tout le temps nécessaire pour sa manœuvre. Elle consiste, en premiei' lieu, à fermer le régulateur ('), en allégeant ainsi la pression sur le dos du tiroir et par "■"'- le rrottcmeiit de ce dernier sur sa glace. le mécanicien peut ïrs manœuvrer son levier de détente, en déplaçant le tiroir qui t»éit sans difficulté. Il rend ensuite la pression dans la bolle à ir. La durée nécessaire pour ces opérations est négligeable vis de celle du trajet, et l'énorme masse du train fait fonction )lant, pour entretenir la vitesse pendant le temps où l'action ice se trouve suspendue. En outre, ces manœuvres ne sont :cidentelles.

ns le moteur d'extraction, au contraire, la course est d'une me brièveté, et la manœuvre du mécanisme de détente s'y :era cependant deux fois, il est en effet nécessaire, pour les Kuvres sur les (dichages, qui s'opèrent souvent sans équilibre lison de la mollesse de l'un des câbles, d'avoir la machine en main, avec toute sa puissance. Le mécanicien doit donc se itlre en pleine pression avant Tarrivée, après avoir engagé itente à la fin de la mise en train. Or les masses en mouvet sont incomparablement moindres que sur les chemins de et, dans le parcoui's vertical, !e ralentissement dû à la pesansc fait sentir d'une manière bien plus directe que l'effet des tances à la traction sui' les voies ferrées. On manque donc, i is, de temps et de masse régulatrice pour opérer comme dans is précédent; et quant à la manœuvre directe du tiroir sans ler le régulateur, elle deviendrait, en général, absolument )ssible, eu raison de Ténorme puissance de certaines machines >s grandes dimensions qui en sont la conséquence, emploi de moyens détournés s'impose donc pour rendre cette ation pratique. On a, sous ce rapport, le choix entre trois

On dcsi^tic sous a: nom, qui peut prêter à ainbiguilû, la valve qui s«rt i élranf trr. Tcmicr compléicmciit ta communication entre la chaudière ei la vapeur.

principes distincts : la détente à la main, la détente au régulateur, la détente automatique.

88t — Détente à la main. — Dans le premier mode, on se propose d'alléger, pour le bras du mécanicien, la manœuvre de la distribution, autrement que par le procédé qui vient d'être reconnu inacceptable.

On peut d'abord, en laissant au mécanisme toute sa résistance, sans chercher à Tatténuer, développer en antagonisme une puissance auxiliaire mise à la disposition du mécanicien pour surmonter cet obstacle. Cette solution est elle-même susceptible de formes diverses que nous énumérerons plus loin (N** 886), et donl la plus caractéristique est le servomoteur.

On a, en second lieu, la ressource des tiroirs équilibrés ('), sur la surface desquels les pressions se compensent, de manière à réduire, dans un rapport notable, le frottement qui est proportionnel à leur résultante, en ne laissant à cette dernière que la valeur jugée nécessaire pour l'étanchéité de la distribution.

On peut enfin disposer l'organisme lui-même de la distribution en vue de couper la vapeur, ou du moins de Fétrangler notablement, pendant la plus grande partie du déplacement qu'il s'agil d'efTecluer à la main, en rétablissant automatiquement la pression lorsque ce déplacement n'a plus qu'à se terminer sur une très faible étendue. De cette manière, la capacité de travail que Ton peut attendre du bras de l'homme suffit pour effectuer la manœuvre. Cest le but que s'est proposé M. Audemar('), en combinant d'une manière très ingénieuse (fig. 595) la coulisse de Stephenson et le manchon à bosse.

*] Système Ueusser, avec le tiroir û piston, au puits Saiiite-Hoiirnse de I^Ho. — ""y interne SchÎTre, avec une distribution à robinets {Mémoire» de la Société deê ingé niemcivUs,^, IX). — Schivre, Étudei «<r iei tiroir» équilibrée, Mens, 1883. — tiêleiiic Rossigneux [cBM, 1X78, 62).

,'j ien'ai pas besoin d'avertir que je ne saurais entrer ici dans des détails descriptifs. <iui ont fait l'objet de développements importants dans le Court de machines que j'ai publié il y a quelques années. Les considérations générales comprises dans ce chapitre. *iui ont une très grande importance, supposent chez le lecteur la connaissance préalable ^ la machine à vapeur, au moins dans ses grandes lignes. Elles sont seulement destinées à préciser les conditions de l'appropriation spéciale de ce moteur au service de l'tttrwUon des mines.

Fi g. 595. — Détente Audemar.

Le principe de la détente à la main présente les avantagea que l'on est en droit d'attendre de Fintervention raisonnée Av

rhomme, appréciant

avec son întellîgenco les effets à produire.

Mais, d'un autre côté, le mécanicien d'extraction a déjà unt* énorme responsabilité. Son attention esl constamment soutenue et, par cela seul fatiguée. 11 faut donc éviter , autant que possible, d'y ajouter aucune autre préoccupation. En outre, les machinistes répugnent d'ordinaire à remploi de la détente, si on ne les y porte à l'aide d'une surveillance étroite, ou de primes proportionnelles aux économies de combustible qu'ils réalisent. De là une certaine tendance à l'emploi de moyens mécaniques indépendants de ces agents.

On cherchera en tout cas, avec la commande à la main, à ne pas exiger du mécanicien un notable surcroît de travail. Il est bon, autant que possible, de ne pas lui donner à manœuvrer un levier supplémentaire pour la détente.

88ÎÎ — Détente au régulateur. — La détente au régulateur (') forme, en quelque sorte, à cet égard un intermédiaire qui semble posséder la faveur, en France du moins. Elle ne suppose plus, comme la précédente, l'application et la volonté d'un être intelligent; et cependant elle se modèle incessamment et avec fidélité sur les circonstances variables du régime de la machine, en raison de la sensibilité du modérateur, sans présenter toute rindoxibililé de la délente automotrice.

;*) CHM, 1879, 157. — The Kngineer. 25 octobre 1S78, SîH); 22 juillet 1881. 59. - Engineering, 28 février 1879, 178.

Plusieurs moteurs d'eilractioD ont élé déjà munis de ce sjsléme par H. Béer de Jemeppe :en 1871 (*), et. depuis lors, par

MM- de Quillacq (fig. 596, 597, 39«) ('), Suizer. Carels, Morris, etc..

i' !la(c sur Ivconomie de coinbuslible dans Ifs marhines d'eilractioii (An. HHi'r. '».. 1811. 415).— Engmeeraig. 13 décembre 187K. 477.

CI CtUf Diirbine ■ élé conslruile pir les ateliers de Quillacq. pour le puils Siint-Louis d'tDkbe. U distribution s'opère • l'aide de quaire soupapes, manœuvrées au mojen ''un ijnème breielé, ï cuulitse de Goorb. Elles sont répcrties deux pardeui 1 cfaaqur

m EXTRAGTIOfL

à Taide de régulateurs à boules, et même (*) de modérateurs hydrauliques. L'appareil â fom ceatrifuge^ qui est, de beaucoup, le plus employé, met de lui-même la madâue en pleine pression aux extrémités, par la clmte de ses boules due à 1m IcQlcur du départ et de Farrivée. A la vérité, le ralentissement qui précèife \m fin de la course présente ce contresens d'augmenter Tadmission, au im> ment où il s'agit précisément de laisser éteindre la force vive. Mais il faut remarquer que la valve d'admission doit se trouver alors fermée ou étranglée par le mécanicien, pour préparer l'arrêt.

11 est toutefois nécessaire de mettre à la disposition de ce dernier un moyen de caler le régulateur à boules^ lorsque, pour un motif quelconque, il veut marcher en pleine pression pendant toute la durée de l'ascension. C'est notamment ce qui arrive quand il doit monter des hommes, bien que le ralentissement réglementaire de l'allure en pareil cas suffise ordinairement, en mettant les boula à bas.

Ta commande par le régulateur s'applique plus facilement à drs

extrémité du cylindre. Les clapets d'admission sont seuls influencés par le régulateur de vitesse. Pour le cas où le moment moteur viendrait à changer de signe, par suite d'une variation dans l'enlevage ou d'un réavalement, ces dernières soupapes cesseraient de se lever et celles d'échappement deviendraient des clapets d'aspiration d'air. Ce fluide se comprimerait alors derrière le piston, en créant une résistance. Pour Umiter sa tension et permettre son échappement, on a disposé des soupapes de sûreté aiii exti*émités de la course.

Les principales dimensions sont les suivantes •:

Piston, diamètre O'-.SoO

— coui-se 1-.600

Soupapes d'admission, diamètre 0"',240

— — levée 0-,028

— d'échappement, diamètre 0",200

— — levée 0-,0,"y)

Tige du piston, diamètre O^.ISO

Arbre, diamètre au milieu (hAW

— aux tourillons 0".300

Longueur des tourillons O^.SOO

Bras de manivelle 0",800

Diamètre du volant 3",500

— cylindre de frein 0",350

— câble rond d'acier 0",045

— tambour conique, petite base 4"',300

— — grande base 6">,70U

(*.) Gomme à Sacré-Madame* >

MOTEUR D-EXTRACTiai.

organes légers, particulièrement des dintribulioDS h déclics, comme celles qui sont sorties des ateliers de Quillacq. L'appareil doit être puissant, pour posséder la force indispensable aux ihanœuvrcs qu'il

doil effeclucr. On a, dans certains cas, irsnlu le ]>nibli-nie en citnimandanl les organes de d(>lcnto par un scrvumototir sur lequel agil le régulateur. Celui-ci est en général d'une M^tisibilité modérée. afiQ de ne pas se maintenir dans un état perpétuel d'agitation. Il

est bon de le n%ler de manière qu'il ne commence à se soulever que lorsque le moteur possède di^jà une vitesse notable. S'il n'a pas à intervenir dans la régularisation de l'extraction, il doit pousser rapidement la détente à son maximum, de manière qu'elle

Fig. S98. — Hacbine d'exlnction de Quillscq. Déleate lu régiilitcur {i;aiipe triasveniEr ■

ne varie plus ensuite jusque vers la Ra de la course. 11 agit an contraire progressivement sur la détente, s'il est cbargé de compenser constamment les variations de l'efTort résistant.

888 — Délente automatique. — Le troisième moyen d'action est la détente automatique. Il présente deux variantes distinctes, suivant que l'on se contente d'une détente fixe, qui est en général du tiers ou du quart, ou que, en vue de réaliser une solution plus satisfaisante, on exige une délente variable, capable de s'adapler aux changements continus qu'éprouve la résistance pendant l'ascension.

Dans le premier genre, on peut citer la détente de Source ('), ou celle de Scoby(*). Pour cette dernière (fig. 599), il suffit d'imaginer une distribution dont l'admission et l'écbappcment soient r^lementes par des organes distincts. L'aménagement de la vapeur est

(') Tiinriicrinauns, Machina d'f-ïtraclum, 1S77, Bruicllef, |>. jii. :*] Kotice Bur la Uéiente Scoby, Hoiis. 1870.

MOTEIR DEXTBACTrON. 19S

iv].'Ié par un mécanisme ordinaire, qui dt^coiure. ou vient mas- <|iier les lumières destinées au passage de ce lluide. Seulemenl. h iTilains points de la course des cages, voisins des cxtrémilt''S. des laijitets automoteurs ouvrent <i la vapeur une entrer; directe, en and du point où elle est coupée, dans les lumit'res. par la distribution normale. Le cylindre se trouve ainsi alimenté en pleine fiR'ssion, lùen que le mécanisme de détente continue d'exécuter

se* mouvements, mais en arrii-re du point d'entrée actuel de la vapcitr. et par conséquent sans l'inlluencer.

Ce principe a été varié de différentes manières, et l'on a même introduit des moyens de n'-gla^'e, pmir niodilier à volonté l'instant (|p la mise en pleine pression. Par exemple ('), une vis actionu<''c parla rotation promène en ligne droite un écrou.qui vient engager la dêlenteau bout d'un nombi-e de tours arbitraire d'après la position initiale qu'on lui donne à volonté sur le noyau fileté. D'autres rnisr|,lc même résultat est obtenu à l'aide d'une cataracte hydraulique, que le mouvement de la machine remplit d'une manière variable ^ volonté.

' HKhine conslruilc p«r les ateliers Ae VareincllB cl Couillel, pour lo puils l'iclics *f Sicré-lladanie 'Jht Eagùteer, 10 scplembi-e 18S0, liMi).

'i lidiin» il'eilraclioa de lUOO mélrcs ilii puits AJalhcrt de Piiibrtin [Eagiaetr- '"î-l'iiiin lg77.4Hj.

n. IS

K)i EXTRACTION.

884 — Le second type est représenté surtout par la détenic Guinotte ('), dont l'ingénieux dispositif a été varié par son auteur de bien des manières différentes. Si Ton fait abstraclion de ces modifications cinématiques de l'organisme de distribution, le principe fondamental de son fonclionnement est le suivant.

M. Guinotte adopte, pour plus de simplicité, le tambour cylindrique avec le câble rond. L'enlevage est donc variable à chaque tour en raison de .l'enroulement. Si Ton calcule le travail néces-

Kig. 600. — IV'tentc Guinotte.

saire pour chacun des coups de piston successifs, on en peul déduire le degré de détente qui lui correspond, pour égaliser la |)uissance et la l'ésistance. Une came, qui a reçu le nom de sabre (fig. 600), est déplacée lentement par une vis sans fin que manœuvre la machine. Son profil est déterminé par points, de manière à mettre, à chaque instant, le levier de distribution exactement au point voulu.

On reproche à ce système, outre une grande complication, sa {)récision même, qui le met en discordance pour la moindre varialion de Tcnlevage ou de la profondeur. On se trouve, par exemple,

(*) Guinotte, Étude sur la délente variable dans les machines d'extraction^ Mous, 1871. — Herdner, Étude sur les distributions par liroirs dans les machines d'extraction et parliculièreinent sur le système Guinotte [Annales, 7*, XU, .*)). — Petau, Machines à vapeur d'exlraclion du système (juinoUe {Publication industrielle d' Armengaud, 1^70).

— Chansselle {CHM, septembre 1876, 21). — Pichault {Annales industrielles.janyieriX'i^)-

— Dwolshauvers-Dery {Hev. univ. d. m., 1"*, XXXIV, 160). — Timmcrroanns, Étude sur la machine d'extraction à détente, p. 30 et 50. — Hev, univ. d. m., 2*, UI, 40î>. — The Engineering, 20 septembre 1871. — Polytcchnisches Cnitralblatt^ 1871.

MOTEUR D'EXTRACTION. i95

dans la nécessilé de changer de sabre, lorsqu'il s'agit d'extraire successivement à divers étages.

Quant au choix à faire entre ces deux modes essentiels d*empIoi lie la détente automatique, on admet en général que, pour peu qu'un appareil d'extraction soit convenablement équilibré, une délenle fixe est préférable en raison de sa simplicité. D'ailleurs cet équilibre approximatif s'obtient aisément sur les bobines au moyen des câbles d'aloès, qui présentent une grande épaisseur régula- Irice; on la réalise moins facilement avec l'acier.

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