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le câble, parcourt un espace double de rélévation de son corps à chaque instant. En eflet, il faut, pour que Thomnie parvienne en haut, qu'il fasse filer dans sa main toute la longueur de câble qui la sépare de la boucle dans laquelle il est assis. Or, cette longueur représente le double de la hauteur du puits, car le câble monte jusqu'au treuil, d'où il redescend ensuite jusqu'à la boucle. Cet effort moyen de 5 kilogrammes étant insignifiant, le moulineur s'élève facilement avec une vitesse continue de 0"',75 environ, bien qu'il ne développe que des action*^ intermittentes. Il ne doit pas, du reste, chercher à dépasser celte allure, de peur de choquer les parois, ou le sac S au moment de la rencontre.

Arrivé au jour, D sort de la boucle. 11 dégrafe le câble de sûreté, qu'il rattache au montant du treuil. 11 détache également rexlrémité du câble-porteur, de manière à supprimer la boucle. Il Oxe à cette extrémité le seau, qui était resté vide sur le bord, depuis la descente de A, et qu'il remplit d'outils ou d'objets utiles à envoyer au fond ; de pierres, s'il n'a pas autre chose. Supposons encore que ce poids soit de 50 kilogrammes.

Pendant ce temps, le moulineur A, de son côté, a également détaché du câble-porteur l'extrémité de la corde de sûreté, qui\a dorénavant rester suspendue le long de la paroi du puits. Il reforme en boucle le bout du câble-porteur, en l'agrafant au-dessus de son nœud, s'assied dans cette boucle, et remonte par l'effort de D, en maintenant sa verticalité d'une main, et glissant l'autre le long de la corde de sûreté, afin de pouvoir l'étreindre vivement, en cas de danger. Pour effectuer cette élévation, D n'a besoin de développer que l'effort a — 30, réduit dans le rapport inverse des rayons. Il faut, à la vérité, ajouter à cette quantité le poids du câble-porteur, qui n'est plus sans fin. Mais celui-ci décroîtra constamment, circonstance favorable, pendant que s'accumulera pour le moulineur la fatigue musculaire.

943 — Il me reste à décrire la manœuvre qui permet à un homme, absolument seul, de descendre dans un puits, sans attendiv aucune aide du dehors ni du fond. 11 commence, pour cela, par

TRANSLATION BU PERSOSSEL. 2ï:.

lirer il lui la corde de siireté; Il l'agrafe, ainsi que le càble-porleur, au sac S, puis il descend ce dernier, en résistant h la manivelle, mnis avec moins de précaution, naturellement, que s'il s'a^ssait d'un homme (').

Quand le sac est au fond, le mineur détache du montant du treuil l'extrémité supérieure de la corde de sûreté, ot Tagrafe au nœud du câble-porteur. A ce moment, les choses se retrouvent dans des conditions identiques à celles qui . tout à l'heure, avai^t été préparées par le moulineur A , opérant au Tond api-ès sa descente, pour pa-parcr celle de D (fig. 64i).

K's lors, le mineur isolé va descendre, comme le faisait l'ouvrier D: après quoi, il remontera au moment voulu, par le procédé que nous avuns également fait connaître.

944 — Descente des chenaux. — Lorsque les dimensions de la cage le permettent, on y introduit le cheval, aprt'S lui avoir couvert les ^ /

VeUI dœillèreS. FiB.6U.-Dc«cc»lod«clievau..

'; Si (lu reslc ce s«c iUil trop lourd pour les torees do l'ouvrier, rien n'empiVhenit té\ù<[ de descendre d'abord un seau, d'un poids (-gai à ■?: environ, et ulléricure-

niflil le 5ac S qui. ainsi é(|uililrè. n'eierrarait plua lui-même que l'elTort -, en remoiiunl le seau que décroclierail le moulineui', pour se substituer i lui.

M. Hénîn a construit^ à Aiseau-Preslc (^), une cage variable, dont les traverses sont articulées, au lieu, d'être assemblées d'équerre avec les montants, ce qui leur permet de s^incliner jusqu'à une certaine limite. Le cheval étant introduit dans cette cage, ce que la longueur de celle-ci rend très facile, on la voit se rétrécir au moment de Tcnlevage, en raison de l'inégalité des brins de chaîne ; mais ranimai, ainsi placé sur un plan incliné qui n'a pas changé de longueur, n'en éprouve pas d'inconvénient. Une barre de sûreté est clavetée, de manière à empêcher que la rencontre d'un obstacle ne vienne resserrer encore le système, en écrasant le cheval.

Si l'on ne peut employer la cage guidée, on descend les chevaux suspendus dans un fort filet de sangles (fig. 642). On leur bande les yeux, on les enveloppe de ce filet, et on les fait manquer des quatre pieds sur un lit de paille. Le filet est attaché au câble. Le mécanicien enlève doucement, et Ton descend l'animal dans une situation verticale, assis sur sa croupe, et les jambes repliées. Un palefrenier se place au-dessus de lui, avec sa lampe, pour guider le mouvement jusqu'en bas,

[^) Rev, univ, d. m., 2«, YIII, 105. ** Boissicr. Coruidératioru pratiquei sur remploi du cheval de mine, Alais, 1805, in-8*. — Boissier, Considérations pratiques sur remploi du cheval de mine dans le bassin houiUer du Gard, Aie//, min., Z; X, 295 et 485.

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