DÉ2>IGNAT10NS
Aciilo carbonique.
Méthane (grisou).
Acide sulfhydrique
.Viole
Uw^'êiie
V Gaz fourni par un soufllard de Rochebelle [Th. Schlœsing fils, CéOmpteê rendutAWWU 302. — it«na/M, 9*, XI, 32;.
,', Échantillons recueillis au puits Fontanes dans une excavation où l'air avait dû pénétrer pardilTusion [de Castelnau, Annale», 8', XI, 93\
,^i Échantillon recueilli dans un chantier et mélangé à une grande quantité d'air (Lange. BulL min.^ 3% VI, 1146,.
On a proposé d'expliquer la pri^sence de Tacide carbonique dans les gisements de houille par la décomposition des végétaux qui ont formé le charbon. On a également attribué, pour certains (as particuliers, son origine à l'attaque de calcaires encaissants par l'acide sulfurique résultant de l'oxydation des pyrites. Mais il parait beaucoup plus probable que son origine est la mémo dans les houillères que pour les nombreuses mines métalliques où l'on rencontre sa présence; et que dans la plupart, sinon dans la totalité des cas, il a été amené de la profondeur par des failles an-
'. La pousse de Brassac a été décrite par lieinoiinier dans les Mémoires de rancienuc /cadémie des sciences, teUe qu'on l'observe encore aujourd'hui [Ancien» minéralogistes
du
rtnfaumetle France, par Gobet, II, 518).
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ciennes, ou môme par des Jissures volcaniques plus récentes, comme à la mine de plomb de Pranal (Puy-de-Dôme) voisine de Tancien volcan de Chalusset. Cette explication parait admise aujourd'hui pour les charbonnages de Brassac. Elle se justifie éga- Jement à Rochebelle par la présence de cassures, connexes à des gisements importants de pyrite, qui traversent la région du puits Fontanes.
1071 — Indépendamment du préservatif général que Ton trouve dans une ventilation pailiculièrement active pour un gaz aussi lourd, on peut, quand il y a lieu, essayer de pénétrer dans des cavités infestées d'acide carbonique en y projetant de la chaux en poudre, de l'eau de chaux, des lessives alcalines ou ammoniacales (N° 1259). On ne doit le tenter toutefois . qu'en cas de nécessité absolue, et avec les plus grandes précautions, car l'asphyxie es! parfois foudroyante, et Ton voit, au milieu du trouble de certains sauvetages, les mineurs tomber les uns sur les autres, en youhnl se porter mutuellement secours. Il est important d'attacher les sauveteurs avec une corde, afin de pouvoir les retirer dès qu*ou les voit en danger.
Nous signalerons une mesure originale usitée dans la mine de galène de Mazarron (Espagne), qui est sujette à des dégagemenis d'acide carbonique. Chaque ouvrier s'y fait suivre par un chien. Grâce à la densité du gaz, l'animal est atteint le premier lorsque l'atmosphère devient asphyxiante. L'homme se trouve ainsi prévenu à temps du danger qui le menace.
107d — Oxyde de carbone. — L'oxyde de carbone ne parail pas exister spontanément dans l'atmosphère des mines ; mais les incendies souterrains, les coups de grisou, et surtout les coups de poussière (N° 1330), dans lesquels le carbone se trouve en excès, peuvent en fournir des quantités redoutables. On a vu, en rentranl dans des travaux après un coup de feu, des lampes restées allumées au milieu d'hommes étendus sans vie, sans que les chantiers présentassent aucune trace de désordres mécaniques. Il était dès lors naturel de rapporter, sous toutes réserves, un tel effet à ce
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gaz, extrêmement toxique bien avant que sa proportion devienne suffisante pour supprimer la combustion, à Tinversc de ce qui a lieu avec l'acide carbonique (N* 1070). L oxyde de carbone constitue en effet un poison très actif. Il tue un oiseau à la teneur de 1 pour iOO. Bien au-dessous de cette dose, il occasionne aux hommes de violents maux de tête, qui restent très tenaces même après que Ton s'est soustrait à sa présence. Sa densité 0,97 diffère à peine de celle de Tair.
1073 — Gaz divers. — Vhydrogéne stdfurê, que son odeur rend facilement reconnaissable, même à Tétat de traces, se rencontre spontanément dans quelques mines, surtout au milieu des soufrières de Sicile {*). Sa présence n'a évidemment rien qui puisse surprendre à l'égard de ces exploitations. 11 constitue d'ailleurs, d'une manière générale, un produit géologique qui a directement imprégné des houilles et des calcaires, appelés pour ce motif fétides^ en raison de l'odeur qu'ils dégagent sous le choc. Certaines sources thermales le charrient également. Il peut aussi résulter, sur place, (le l'altération des pyrites et de la décomposition des fumiers.
L'hydrogène sulfuré est très vénéneux (*). Une proportion de ^
(>t capable de donner la mort à un cheval; ir— suffit pour un
oUU
chien. 11 est assez lourd, et a pour densité 1,2; mais il est beaucoup plus diffusible que Facide carbonique. Les cas d'intoxication par ce gaz sont fréquents dans les mines de Sicile ('). On ne lui attribue jusqu'à présent aucune explosion, bien qu'il puisse eu provoquer comme le grisou.
On a signalé en outre la présence du sulfhydrale d'ammoniaquf\ et de sulfocarbures*
' On Ta rencontré de même dans la faraude couche du sud du StafTorshirc [Tran- Mct.,SEl,X, i93), aux Yamicaux« à Wasmes, à Turlupu (Pouson, Traité d exploitation au mineê de houille^ H, 8), à Lalle, à Suméiie, dans les ligiiiles de Forcalquier [CHM, 1^79, 0), etc. Dans les mines de Nanosque, l'hydrogène sulfuré incommode souvent 1<^ ouvriers d'une manière douloureuse (Daubrée, Les régiom invisibleu du globe, p. 35).
[*, Peyron, De Vaclion toxique de Vhydrogéne sulfuré sur les animaux. Thèse de doctorat es sciences, Paris, 1888.
'^! De 4885 à 1888, il y a causé 15 accidents, ayant entraîné la mort de 17 ouvriei^ et d^ indispositions graves pour 14 autres [Annales^ 0*, VUI, 44).
1074 — II convient do mentionner de même le carbonale iV ammoniaque^ qui a été signalé en assez grande abondance ï la mine de Rourran (Decazeville), dans le quartier des' pharmaciens.
A la mine d'ozokérite de BorislaAv (Gallicie), il se dégage du gaz hilarant qui enivre quelquefois les ouvriers et les détermine à des accès de gaieté, des gambades, etc. On est obligé de les sortir de la mine, et de les empêcher de force d'y rentrer (*).
1075 — Vapeurs 7nercxir telles , — Le séjour des mines do mercure est particulièrement antihygiénique, et la populalion minière y subit, à la longue, les funestes effets de ce genre d'intoxication. La vapeur mercurielle est excessivement lourde, cl ne peut être éliminée que par une énergique ventilation. Les poussières de cinabre, produites par le choc des outils, constituent également, pour le mercure, un véhicule redoutable. Il est bon d'alterner, pour les hommes, les travaux souterrains avec ceux de l'agriculture, afin de contrebalancer dans Torganismc ces fatale^ influences.
1076 — Poussières. — Indépendamment des produits gazeux, l'atmosphère des mines recèle souvent des corpuscules lénu^ appelés poussières, poussiers^ ou pulvérins. En toute circonstarico. ils sont fâcheux pour la respiration. L'emphysème charbonneuse peut être le résultat de Tencombrement des capillaires par la poussière de charbon, ainsi que par la suie des lampes (*). Les poussiers siliceux des carrières de pierre meulière déchirent les lissu^ du poumon, et provoquent des crachements de sang.
Indépendamment de ces effets mécaniques, certains pulvérins sont en outre toxiques, comme ceux des minéraux de rarsenic. et du cinabre dont nous venons de parler. Cette influence ret^sort également, pour le plomb et le cuivre, des chiffres suivants, qui
(*) Heur (eau, Annales^ G*", XIX.
(*) Les rosses nasales sont complètement noircies par un séjour de quelques heun-^ dans un grand nombre de houillères.
expriment la mortalité moyenne des mineurs de 25 à 65 ans, rapportée à 10000:
Mines de fer 1,80
— de houille 1.82
— d'élain 1,09
— de plomb 2,50
— de cuivre î>,17
Nous avons déjà dit (N° 140) que Ton a imaginé certains appareils respiratoires, renfermant une éponge mouillée ou de Toualt», It travers lesquelles l'ouvrier doit aspirer Tair, qui s'y décharge de ses poussières. Mais on rencontre la plus grande difficulté à y assujellir les hommes, en raison de la gène qu'ils en éprouvent.
Indépendamment de l'action directe exercée sur le mineur, il faut enfin mentionner, en ce qui concerne les poussières de houille, k (langer spécial de Tinflammation, sur lequel nous reviendrons en détail (T 1330).
1077 — Il serait à désirer que des analyses nombreuses, faites sur les retours d'air, permissent d'établir des comparaisons i;éuérales. On peut, du moins, enregistrer à cet égard les résultats obtenus par la Commission d'enquête pour la revision des règlements concernant la sécurité des mineurs en Saxe (*)- Ces analyses ont été exécutées à la fois sur des mines grisouteuses, et sur d'autres non grisouteuses; et en outre, d'une manière comparative, en semaine ou le dimanche, afin de mettre en évidence l'influence du travail, s'ajoutant aux causes naturelles de viciation. Les dosages ont porté sur Thydrogène protocarboné, l'aride carbonique et l'oxygène. 11 a été constaté que l'excès du volume d'air expulsé sur celui de l'entrée variait, dans les mines étudiées. Je 7,40 à 16,60 7o- Les six dernières lignes du tableau suivant résument en outre les résultats d'analyses effectuées par la Com-
.V Communication de M. Neisoii à l'institut des actuaires do Londres. 1878. — Cou- Hot {Mémoires de la Société de$ ingénieurs civils, mars 1884, 3<8). ^, NVinckler, Jahrbuch fur das Berg und Ilûttenwesen in Saehsent 1882, 67.
AÉRÂGE.
mission autrichienne du grisou dans quelques relours d'air d'exploitations très grisouteuses du district de Karwin Ostrau.