II. Larisch
Id.
ïd.
Id.
Bettina
Id.
Id.
Id.
BU CSftISOU
10T8 — Composition chimique. — Le plus redoutable elèmenl que recèle l'atmosphère souterraine est assurément le grisou, q"i' Ton rencontre presque exclusivement dans les mines dehouille('î- On désigne sous ce nom (*) moins un composé à proportions définies qu'un mélange complexe éminemment variable.
(*] Voir plus loin des exemples de dégagements de grisou dans d'autres eIploitaH^'n^
(*) Grisou, brisou, terrou, feu grieux, mofette, mauvais air, mauvais fçoût, fin* li^f' fire damp, schlagcndcs wetter, schlagwetter, grubengasc, etc.
Sa base essentielle est le méthane CH^ (formène, gaz des marais» hydrogène protocarboné). La proportion de cet hydrocarbure dépasse quelquefois 99 7o> et reste le plus souvent romprise entre 85 et 95 7o* ^''^ P^"^ également s'abaisser presque sans limites, car il n'y a pas de séparation précise entre le grisou proprcnnenl dit et ce qu on appelle Tair grisouteux (*).
Pour se rendre compte de la composition du grisou fourni par le charbon, il convient de le considérer dans un état de pureté aussi net que possible. 11 faut donc rechercher les éléments qu'il renferme au moment même où il sort du massif, et non après qu'il s'est mélangé, comme dans les cloches par exemple, à une proportion plus ou moins grande de i air des galeries.
A cet égard, nous avons réuni dans le tableau suivant un certain nombre d'exemples d'analyses elTectuées sur le produit direct de soufCai-ds (N"^ 1120) ou de trous de sonde pratiqués au sein du massif.
;V Haton de la GoupitUère, Rapport au nom de la Goinniission du grisou. Annales, 7*, XVIII, 201.