‹ Cours d'exploitation des minesChapitre 67 sur 131 · CT · texte numérisé non relu

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Avec cette hypothèse, la relation (11) devient complètement explicite entre les variables q, A, a, et peut prendre les trois formes sui-

*• Suivant l'usage universellement adopté, nous raisonnons sur l'air, dans toute celte théorie, comme on le fait dans l'hydraulique pour les liquides incompressibles. En effet, bien que ce fluide possède la faculté de changer, au besoin, de volume et de densité, il n'use pas de ceUe possibilité dans la question de la ventilation des mines, ou seulement dans une mesure insignifiante, en raison de l'extrême faiblesse des dépressions mises en jeu.

vantes, suivant qu'on la résout par rapport à chacun de ces éléments :

(15) a = 0,58 -4rw.

• ^ sjh

La formule (15) résout donc la question ('), et permet d'évaluer Torifice équivalent a d'une mine donnée, lorsque robservalion directe aura montré qu'une certaine dépression h y détermine effectivement un écoulement q par seconde.

Nous avons vu d'ailleurs (N* H42) que le travail t à développer pour faire circuler un volume y, est le produit de ce débit par la dépression h. Il aura par suite (éq. 14) comme expression :

1148 — M. Murgue a effectué l'évaluation de l'orifice équivalent pour un grand nombre de mines, et en a résumé les résultats dans des tableaux très étendus (•). Les valeurs qu'il a obtenues oscillent de part et d'autre de 1 mètre carré, et une grande quantité d'entre elles restent voisines de ce type très simple. L'auteur de cette intéressante conception adopte par suite ce nombre comme point de comparaison. Il appelle mines moyennes celles dont l'orifice équi-

(*) Les expériences de M. Murgue, dont nous avons parlé plus haut (p. 515, note î[, ont établi que la dépression h est sensiblement proportionnelle dans les mines au carré de la vitesse 9. Cette loi, qui vérifie l'exactitude de l'hypothèse admise ci-dessus (p- 51tK

note 1), a pour conséquence que le rapport^* et par conséquent Toriflce équiraleoi

lui-même sont constants pour une mine donnée; ils sont indépendants de la vitesse du courant, et de l'activité de l'aérage.

On remarquera d'autre part que l'orifice équivalent est égal, à une constante près, au chiffre représentant le tempérament de la mine (n* 1145).

(*) Bull. min.. 2% IV, 754; IX, 46, 65. — De l^chapelle. Déterrainatiou de 1 orifice équivalent par expériences manomélriques, CHM, 1896, 01 .

valent s'éloigne peu de 1 mètre carré, mines larges celles dont Torifice est notablement supérieur, et mines étroites celles qui ont un orifice sensiblement moindre.

En général, les mines anglaises sont très larges, en raison des excellentes conditions que la nature a départies à ces exploitations, et où les placent leui*s méthodes : couches moyennes, bien réglées ; déhouillement sans remblai, le foudroyage suivant en général l'avancement à une distance très notable. L'orifice équivalent s'y est élevé jusqu'à 6 mètres carrés, avec une moyenne de 2 à 3 mètres carrés.

Les mines de houille de Pennsylvanie, exploitées par piliers tournés, ont aussi des orifices équivalents énormes, qui ne descendent pas au-dessous de 2 mètres carrés, et dépassent parfois 8 mètres carrés {*).

Les mines belges, au contraire, sont très étroites, d'après les conditions absolument inverses qui les régissent : couches minces, et méthodes de remblai. Le minimum a été trouvé, en 1844, au Grand Hornu, égal à 0"',166; il s'y est, du reste, bien amélioré depuis lors. La moyenne de toutes les mesures prises en Belgique est égale à 0"»,8.

Celle du bassin de la Ruhr est de 1 mètre carré. Celle de 23 mines de la Saar a pour valeur 1"*M9 (')-

Les houillères françaises ont des orifices équivalents très variables, attendu que les circonstances géologiques y sont éminemment différentes d'une région à l'autre, et que les méthodes s'y diversifient en raison même de ces inégalités. On observe de plus une amélioration progressive dans beaucoup de mines, pour lesquelles on s'est appliqué avec persévérance à diminuer les résistances (').

;») Uull. min,, 3-, VIIÏ. 66.

(*i Bull, min,, 3-. III, 105.

?'. C'est ainsi que la moyenne des orifices équivalents s'est élevée en Belpque, dans l'espace de 25 ans, de 0-*,5'J à 0-*.80.

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