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DE LA PEAU

La peau est l’enveloppe qui garantiil les tissus de l’injure des corps exterieurn et de l’action de l’air atmosphériquee Elle est composée de trois membranes»

la plus extérieure se nomme épidermeci elle est insensible , et a la propriété dil se renouveler lorsqu’elle est détruite.

La seconde membrane est le tissA réticulaire , composé d’une quantité dr.

nerfs et de vaisseaux qui s’y multipliera à l’infini. Ce tissu réticulaire est le siég; du loucher.

La troisième membrane, appelée derm i constitue le cuir proprement dit : elb est la plus épaisse et la plus forte du trois , et ne se reproduit jamais lorsqu u i accident l’a détruite. C’est dans le derre que les poils et les crins ont leurs bulbet^ on appelle ainsi des petits corps arrom dis qui les produisent.

Les propriétés de la peau sont d’abord de servir de couverture au corpsj de plus elle est l’émonctoire de toutes les humeurs inutiles ou nuisibles, qui doiA’ent être évacuées par une multitude de petits canaux, qui présentent tousr à l’épiderme, leurs embouchures, appelées pores.

La transpiration insensible est le résultat de cette émonclion , dont la crasse est le résidu.

La transpiration sensible a lieu lorsque, par suite d’un exercice violent ou l’une grande chaleur , l’excrétion est ïugmentéej alors de l’abondance de l’humeur transpirante résulte la sueur.

Outre les pores excréteurs dont je viens le parler, la peau en oflre d’autres, qui iont absorbans, c’est-à-dire qui portent es fluides de la circonférence au cen Ire ; îest par eux que se propagent en partie es maladies contagieuses.

DU TISSU CELLULAIIIE.

On a donné cè nom à une espèce de nembrane très-6ne, répandue dans tout

PRECIS

le corps, dont elle unit les différentes' parties. Le tissu cellulaire est composé d’une multitude de feuillets extrêmement déliés, formant des espèces de cellules irrégulières, qui communiquent toutes entre elles, -et qui servent de réceptacles à la graisse. On distingue facilement ces cellules, lorsque de l’air a été inlroduitl sous la peau d’un animal.

MYOLOGIE.

La myologie est l’étude des muscles, dont nous ne nous occuperons que poun en indiquer l’usage et les fonctions.

Les muscles sont des parties rouges, composées de fibres disposées par faisceaux, réunis entre eux par du tissu cellulaire. Les muscles opèrent tous les mouvemens par la facilité qu’ils ont dei se contracter et de se relâcher.

Le milieu des muscles se nomme ventre, et leurs deux extrémités par!

lesquelles ils se fixent aux os , s’appellent tendons, si les attaches sont arrondies, et aponévroses , si elles sont aplaties.

Le tendon et Vaponéurose sont composés de Gbrcs blanchâtres, beaucoup plus serrées qu’au ventre du muscle , dont ils progagenl l’action.

Lorsqu’un muscle se contracte , il prend ordinairement un point d’appui aune de ses extrémités, qui alors s’appelle originej et, par la contraction qui produit son raccourcissement , il rapproche de son ventre l’autre extrémité, ce qui en opère le mouvement. Cette extrémité mobile se nomme insertion : ces deux points varient dans certaines circonstances; par exemple, dans l’action de se cabrer, le grand muscle ilio-spinal prend son origine au bassin, et son insertion à l’avant-main; dans l’action de ruer, au contraire, il a son origine à l’avant -main , et son insertion au bassin.

Les muscles , son vent réunis et souven t séparés dans leur action , sont placés par couches et à la suite les uns des autres, pour se prêter un mutuel secours ; ils sont isobs par une espèce d’enveloppe aponévrotique

PRÉCIS

]1 y a trois sortes de mouvemens opérés par les muscles:

1. ® Le mouvement naturel ou inuo~ lontairc, comme celui du cœur, du tube intestinal, etc., qui n’est nullement dépendant de la volonté de l’animal^

2. ° Le mouvement animal ou volontaire, qui est celui par lequel l’animal se meut en conséquence d’une volonté déterminée , soit par ses besoins , soit par son instinct^

3. ” Le mouvement mixte; il est partie volontaire, partie involontaire, tel que celui de la respiration , que l’animal peut interrompre quelques momens , comme quand il est attentil à quelque bruit , et augmenter, comme quand il tousse ou qu’il s’ébroue.

Les mouvemens volontaires se subdivisent en trois espèces de mouvemens :

1.® Les mouvemens simples, dans lesquels il est des muscles qui sont les principaux moteurs; mais il faut remarquer que tous les autres entrent aussi proportionnellement en contraction, ceux-

ANATOMIQDE. 27

Cl pour diriger le mouvement, ceux-là pour le conlre-balancer;

2. Les mouvemens composés , comme ceux dans lesquels l’animal chevale 5 alors les muscles ne se contractent que les uns après les autres ^

3. “ Les mouvemens toniques , qui sont ceux dans lesquels la partie est roide, fixe et comme immobile^ alors les muscles sont tous dans une èt^ale

contraction.

On appelle muscles antagonistes , ceux qui ont une action opposée; ainsi, dans une partie qui s’étend et se fléchit, les extenseurs seront antagonistes des fléchisseurs.

Les muscles prennent le nom de congénères, lorsqu’ils entrent tous en contraction ensemble dans une même partie, pour opérer des mouvemens violens.

La nomenclature moderne des muscles, qui a remplacé les anciennes, oflre de grands avantages; elle se prend de l’origine et de l’insertion la plus habituelle des muscles, dont la dénomination est formée de deux mots. Le pre-

PRÉCIS

micr, terminé en o, indique le poinll fixe, l’autre son insertion : ainsi les muscles des oreilles sont appelés ou fronto — auriculaire ou pariéto-auriculaire , sui — vaut qu’ils viennent du frontal ou du; pariétal.

On conçoit combien, quand on connaît les os, il est facile de retenir ces' noms, qui donnent la position et la direction des muscles; mais comme il arrive souvent que quelques-uns de cess derniers deviennent trop compliqués,, il est bon de les indiquer par leurs* usages , en se servant des expressions) très-claires de releveur , d'abaisseur , d'adducteur , d'abducteur, d'extenseur, de fléchisseur , d'érecieur , etc.

Comme il nous serait inutile de faircf une étude approfondie de chaque mus-clc, je me bornerai à indiquer ici lesusages des sous - cutanés et du dia-phragnte.

Les muscles sous-cutanés sont ainsi; nommés à cause de leur position sousla peau, à laquelle ils sont adhérensen certains endroits: ce sont eux qui'

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lui impriment ces fremissemeiis dont l'animal se sert pour effrayer et pour chasser les insectes. Ces muscles sont surtout remarquables au thorax et à l'abdomen, tandis qu’ils sont à peine sensibles à la tête , l’encolure et la croupe; ces parties étant suffisamment défendues par le toupet, la crinière et la queue.

Le diaphragme est situé à l’intérieur, entre la poitrine et l’abdomen , qu’il sépare à la manière d’une cloison ; sa circonférence est musculeuse, son centre est aponévrotique et convexe du côté du thorax, de manière qu’il est attiré en arrière quand ses fibres musculaires se contractent; c’est alors que l’action combinée des inter-costaux , en élevant les côtes , contribue k augmenter la capacité de la poitrine, pour que la quantité d’air qui doit y être admise soit plus considérable. Le relâchement du diaphragme, qui le reporte en avant , et l’abaissement des côtes , par les muscles expirateurs , déterminent ensuite rémission de l’air qui avait été inspiré.

PRÉCIS

SPLANCHNOLOGIE.

On appelle ainsi l’e'lude des viscères, et organes qui servent à l’accomplissement des fonctions.

Les fonctions se divisent : i.°en fonc-lions d'entretien , qui sont la digestion ,, la respiration, la circulation et la nutri-tionÿ en fonctions de relation, quii comprennent la locomotion et la sensibi- ■ lite, et 3° en fonctions de reproduction y, parmi lesquelles ou compte la concep-lion, la gestation et le part.

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