‹ Cours d'hippiatriqueChapitre 19 sur 105 · DE LA DIGESTION · texte numérisé non relu

DE LA DIGESTION

Elle comprend tous les changemens»

que subissent les alimens depuis leur entrée par la bouche jusqu’à leur sortie • par l’anus. On divise le grand nombre; d’organes et de viscères qui concourent! à cette fonction, en parties principales \ et parties accessoires. Les premières t constituent ce long canal , qui commence ' aux lèvres, et se termine à l’eitrémité du rectum. Les secondes sont les g/a/K/ci, , membranes , vaisseaux , réservoirs , placés ■ autour c\e ce canal.

anatomique.

Appareil de la digestion.

Parties principales. La bouche est tapissée dans toute son étendue par la membrane buccale, qui forme les gencii^es , le palais et le voile du. palais ^ elle enveloppe aussi la langue, qu’elle fixe au moyen du frein. La membrane buccale fournit un mucus qui concourt à entretenir l’humidité de la cavité.

En arrière du voile du palais on remarque le gosier ou cavités gutturales ; elles présentent deux ouvertures : i le larynx , qui introduit l’air dans la trachée-artère; 2." le pharynx, qui mène les alimens dans l’œsophage. Ces deux ouvertures ne sont jamais libres en même temps.

œsophage est composé de deux membranes : l’externe est musculaire, l’interne est blanche, plissée longitudinalement et enduite de mucosité. L’œsophage chemine le long des vertèbres du cou, traverse la poitrine, perce le diaphragme, et s’insère obliquement dans 1 estomac, ce qui paraît expliquer l’iin-

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possibilc du vomissement chez le chevalJ.

l'cslomac ou ventricule est situé der-rière le diaphragme ; il ressemble à unecornemuse, et off re d’un côté Vouuerturee oesophagienne et de l’autre le py lore, quti est le commencement des intestins.

Les intestins ont dix-sept k dix-huitt fois la hauteur du cheval du garrot àà terre, et sont divisés en intestins grclesi cl gros intestins. Les premiers suiventt immédiatement l’estomac i les secondss sont bosselés, et se subdivisent en cœ-curn, colon et. rectum. Ce dernier intes-tin est terminé par un muscle appelé; sphincter.

Parties accessoires; les glandes sa-liuaires. On les divise , i en parotidesi ou auiues , situées k la jonction de l’encolure avec les ganacbes^ 3.“ en glande»^ maxillaires , et 3.° en sous - linguales . toutes placées dans l’auge.

Le péritoine est une membrane séreuse qui tapisse l’abdomen; elle a différens> noms, suivant les régions qu’elle occupe.*- C’est ainsi qu’a hauteur des lombes elle fournil le qui soutient les in-

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testins, el admet dans son intérieur les vaisseaux lactés ou chylifères , et gu’à 1 estomac elle forme V épiploon.

Le foie, gros viscère brunâtre qui sécrète la bile.

Le pancréas , glande placée au-dessous de la première vertèbre lombaire, fournit une liqueur auxiliaire de la bile.

La rate est située près de l’estomac : on remarque qu’elle est pleine de sang lors de la vacuité de ce viscère , et qu’elle îe vide quand la digestion commence.

Mécanisme de la digestion.

Les alimens, pris et coupés par les în- :isives, sont introduits dans la bouche et soumis d’abord à la mastication et à [insahuation. Formés ensuite en bol alimentaire ,\\s son t portés dans le pharynx par l’action combinée de la langue et les parois de la bouche; de là l’œso- ’hage les transmet à l’estomac. La faim ipaisée, les alimens sont changés en me pâte homogène appelée chyme. Cette >pération , pénible pour l’animal , prend,

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le nom de première digestion , ou digess tion stomacale.

Le chyme franchit ensuite le pylores entre dans les intestins grêles, et ei; mélangé avec les sucs biliaires et pana créatiques ; Ik commence la dcuxièm \ digestion , ou digestion intestinale. Soa] résultat est la formation du chyle quu les vaisseaux chylifères absorbent. CJ chyle, après avoir traverse différens coca duits, est versé dans l’oreille droite dJ cœur. La partie grossière des alimerrj suit lentement les tortuosités du tubli intestinal, et est chassée au dehors soi:| le nom A' excrément. Quant aux liquida] inutiles, c’est le rejet de l’urine qui et débarrasse l’animal. Les reins la sécrèé tent, les uretères la conduisent dans 11 vessie , qui l’expulse par le canal de l’t4ü rètre. (.e canal est très -long dans 1' mâle, ce qui rend difficile chez lui l’ac lion d’uriner.

DE L.4. respiration.

Elle opère la conversioTi du chyle, di

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la lymphe et du sang veineux en sane artériel.

Appareil de la respiration.

Les ca^>iiés nasales se terminent à l’arriere-bouche, et sont tapissées par la pituitaire, qui animalise l’air.

Le larynx est composé de cinq cartilages. Lors de la déglutition, son ouverture, nommée glotte, est fermée par '('épiglotte.

La trachée-artère , dont le larynx est e commencement, est un canal cylin- Jrique cartilagineux et toujours libre ; 1 va de 1 arrière-bouche à la poitrine.

^ son entrée dans cette cavité, la tra- :hee se partage en deux bronches , qui c rendent dans chaque côté du poumon )our s’y ramifier à l’infini. Les dernières livisions bronchiques sont terminées par me vésicule membraneuse.

Le poumon est le réservoir commun le 1 air et du sang ; il est formé de deux obes , logés chacun dans une espèce de ac fourni par la pleure. L’adossement le ce? deux sacs, qui a lieu au milieu

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de la poitrine, constitue le tnédiaslii’ où est placé le cœur, et où passe l’œsci pliage. Le poumon est un com|)Osé o veines et d’artéres unies aux division bronchiques par du tissu cellulaire trèt fin.

Mécanisme de la respiration.

Tu inspiration (premier acte de la re.

piraliou) est produite par une actic' combinée des côtes et du diaphragmoi action qui augmente la capacité de poitrine. Alors l’air traverse les voii aériennes et parvient aux vésicules!

dans lesquelles se fait un échange o principes entre lui et le sang qui env ronne ces memes vésicules. En eflec l’air cède une partie de, son oxigènci dont la combinaison avec le sang pri.

duit dans ce dernier plus de chaleur de fluidité, et une couleur plus ve-.

meille. 11 reçoit en retour de l’acic.

carbonique et des vapeurs aqueuses trè.

apercevables dans les temps froids.

Ces changemens opérés, le relachi' ment du diaphragme, l’abaissement dj

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Ôtes et la contraction des muscles de abdomen , en diminuant la capacité de a poitrine , déterminent Vexpiration deuxième acte de la respiration). L’air xpiré a cédé le tiers de l’oxigène qu’il dmettait avant l’inspiration. La réguarité de la respiration est fort imporînte , en ce qu’elle dénote l’intégrité e la poitrine.

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