DES P,\ I ET ES
On comprend sous cette dénominatioiles tiges des céréales et leurs épis ordi nairement privés de grains.
La meilleure paille est la paille d froment, ensuite vient celle d’orge, pui la paille d’.tvoine, et enCn celle de seigle que les cbcvaiix goûtent très-peu.
La bonne paille est d’un blanc jau nàtre, n’a presque nulle odeur; elle doi être assez Une, médiocrement grande e
DU C H E V A L. 1 Sg
fourrageuse , suivant respression consacrée.
Les mauvaises pailles sont:
1 Celles qui ont été versées, car clans ce cas la plante ne mûrit pas; sa lige dépérit, noircit et se gâte.
2. ° La paille rouillée , qui a les mêmes inconvéniens que le foin rouillé.
3. ° La paille /ermentee,- elle sent le moisi et ne nourrit pas.
4. ° La paille dont l’épi a été attaqué par le charbon on la carie, maladies qui changent le grain en une poussière noire et nauséaboude, d’une odeur à peu près analogue à celle du poisson pourri. Une petite quantité de tiges malades suffit pour gâter plusieurs bottes.
5. ° La paille dans laquelle les rats et les souris ont séjourné : outre cjue ces animaux mangent la partie la plus nourrissante, ils communiquent une odeur qui dégoûte les chevaux.
La paille s’administre de différentes manières: en Espagne on la donne avec l’orge , après qu’elle a été broyée aux pieds des chevaux.
Il Y G I li N F.
l’n Allemagne on la coupe avec des.
liaclie -pailles , el on l’emploie mélangée' avec du son, de la farine, de l'avoine, etc. : les c lievaux. s’en trouvent bien.
Dans beaucoup de contrées de la France on récolte le froment en sciant les tiges ras-terre; dans ce cas la [laille est plus fonrragense.
Dans d’antres départemens on coupe' les plantes à moitié de leur hauteur;, alors la paille est moins fonrragense , mais en revanche les clic vaux ne consomment (jue la partie <]ni avoisine l’épi, partie qui, comme on sait, est lai plus line et contient le plus de propriétés nutritives. La paille est un exccllcntl aliment.