DES GR.\INS
Quoique l’avoine soit le seul grain que l’on reçoive dans les régimens, nonss examineronscependant tontes les graines dont la consommation e.st habituelle.
DE l’.WOINE.
L’avoine est touique et nourrisantc 5
DU CHEVAL
il y en a 8 ou I O variétés , dont la couleur varie du blanc au noir.
La bonne avoine est celle dout les grains ont lourds, pleins, secs et sans odeur; elle doit couler facilement dans la main et être sans mélange de graviers, d’iVraie, de senevé , de nielle, de folle avoine, etc.
Les mauvaises avoines sont :
1. ° L’avoiue yap'eZee, c’est-à-dire celle qui , d’après un préjugé condamnable , a été long- temps exposée sur la terre après le fauchage; il arrive alors que le graia finit par germer, perd ses principes, prend une odeur de moisi et devient d’im usage très-malsain.
2. ° L’avoine remplie de graviers et de poussière ; il faut alors l’en séparer
1 soigneusement par le criblage, j 3.° L’avoine légère, dont les grains sont petits et ridés, ce qui annonce qu’elle n’a pas atteint son degré de maturité: une telle nourriture n’est poin t substantielle.
4.° L’avoine ayant opéré sa retraite, c’est-à-dire, celle dont l’amande joue
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dans la balle ; cela a lieu lorsque leo grain a élé mouillé plusieurs fois , ett que la fermen talion l’a dépouillé det ses parties amilucées.
DE l’orge.
Cette céréale convient beaucoup dans»
les pays chauds , parce qu’elle nourrit etl rafraîchit à la fois; aussi est-elle d’uni usage général en Orient et en Espagne.
Dans cette dernière contrée l’orge est tellement nourrissante, qu’il faut toujours prendre des précautions pour l’ad,.. mi nislrer;autremenll esche vaux seraient!
e '.posés à des fourburcs extrémemeni dangereuses. Ces précautions sont de ne jamais donner l’orge pure , de la cnnca-sser les premiers jours qu’on en fait usage, ou du moins de la faire de-- Ireinper dans l’eau, de la mélanger avec la paille hachée et de toujours faire boire les chevaux avant le repas.