DES HABITATIONS
Pour qu’une écurie soit saine, il faut qu’elle soit exposée au levantou au midi ,
DU CHEVAL
bâtie sur un terrain un peu élevé, suffisamment haute d’étage, aérée et bien éclairée.
Une écurie trop basse d’étage , est une habitation mal -saine, parce que l’air J est promptement vicié ^ il faut remédier à cet inconvénient, en pratiquant des ouvertures non-seulement à la partie supérieure, mais encore ras le sol : de cette manière on dissipe à volonté les émanations nuisibles, qui, plus lourdes que les parties constitutives de l’air, forment toujours une espèce de couche inférieure.
Une écurie enfoncée en terre , sera toujours humide ] les chevaux y rentrant mouillés , y sécheront difficilement : une telle habitation dispose aux hydropisies de poitrine, rhumes ,Jl axions , eaux aux jambes.
JLes écuries mal pavées ont de grands inconvéniens : les chevaux y deviennent facilement pincards , sont de plus exposés à des glissades, d’où peuvent résulter des luxations, et l’inûllration de l’urine y entretient encore une humi-
HYGIENE
dite telle que les animaux peuvent contracter des douleurs rhumatismales.
Chaque cheval devrait toujours avoir au moins trois pieds et demi d’espace.
11 est à regretter qu’en France le logement des clievaux ne soit pas mieux assuré; c’est dans les villes qui offrent le plus de ressources, que la cavalerie qui voyage est dans les conditions les plus défavorables. On entasse les chevaux dans des écuries où ils sont tellement pressés, que ces animaux ne peuvent se coucher, malgré le besoin qu’ils en auraient ; ils restent quelquefois quarante heures à respirer un air méphitique : un semblable séjour les a-t-il bien reposés?
ASS.VINISSEMENT ET DESINFECTION DES ÉCURIES.
Pour assainir une écurie humide, il faut exhausser son terrain, établir des courans d’air, et enlever les matières salpétrées.
Si une écurie où on séjourne en passant, n’esl pas sufli.sarnment aérée, on
DU CHEVAL
doit pendant les pansages y faire des feux clairs, ou y brûler de la poudre à canon.
Enfin, pourla désinfection desécuries, c’est-à-dire pour la destruction des miasmes putrides et contagieux qui peuvent y exister, il faut au préalable gratter les murs et le mobilier, les laver avec une lessive alcaline, et les blancnir a l’eau de chaux. Après ces préparations, on emploie les fumigations de Guyton- Morveau j elles sont les plus efficaces. On les calcule ainsi : pour une écurie de quarante |)ieds sur vingt, ou mélange dix onces de sel marin , deux onces d’oxide de manganèse, six onces d'acide sulfurique et quatre onces d’eau ; on ferme hermétiquement pendant la fumigation ; après douze heures on ouvre pour chasser les vapeurs. Quant aux vapeurs du vinaigre, des baies de genièvre et autres aromates, elles ne font que masquer une odeur par une autic.