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DES ALIMENS LIQUIDES

Ils comprennent les boissons simples,, telles que l’eau pure, et les boissonsi composées , c’est-à-dire, l’eau mélangées et les liqueurs fermentées : nous ne' nous occuperons que des premières.

La bonne eau est légère, courante,, claire, sans odeur ni saveur; elle doitl promptement dissoudre le savon.

Les mauvaises eaux sont froides, fades, ou d’un goût désagréable, causé par les ■ débris des corps étrangers qu’elles tiennent en dissolution : il en est qui admettent des sels métalliques, qui en rendent l’usage dangereux. En vo3'age on doit toujours s’informer de la qualité des eaux du pajs.

DE l’air atmosphérique.

L’air atmosphérique est de tous les corps de la nature celui qui exerce une action plus directe et plus continue sur les êtres vivans ; il les entoure , les presse et agit sur les parties intérieures et extérieures.

DU CHEVAL

Outre ses gaz constitutifs, l’air est toujours combiné avec le calorique et l’eau: ce sont ces deux agens qui, suivant leur prédominance , causent les variations atmosphériques, dont nous allons brièvement examiner l’influence.

'L'air sec et d'une chaleur modérée augmente les sécrétions, excite l’appétit et l’exhalation cutanée.

L'air chaud et humide diminue l’ap-.

pétit, ralentit les digestions et la circulation, et augmente l’absorption cutanée.

L'air froid et humide est la température la plus défavorable : l’exhalation cutanée est presque nulle , tandis que son absorption amène à l’intérieur l’humidité froide et ses funestes conséquences. Toutes les fonctions se font péniblement, et sous une telle influence les animaux sont exposés aux rhumatismes, catarrhes, fluxions, etc.

Lair sec et d un froid modère a les plus heureux effets il rend la digestion active , excite la gaieté et le besoin de mouvement ; c’est la condition la plus

HYGIENE

favorable pour l’exercice de toutes lesf fondions.

Li’aiV excessivement chaud occasionne* des déperditions considérables. Sous»

son inüuence,les tissus tendent au dessèchement, et l’animal s’aflaiblit de pluss en plus , les réparations n’étant plus dans § la proportion des pertes.

L’rt/r excessivement froid suspend!

l’exercice des fonctions.

DES S.4.ISONS.

Elles ont une grande influence sur les i animaux ; la mue, l’émigration, l’engourdissement de beaucoup d’espèces, le* prouvent sullisamment.

Du printemps. C’est la saison qui ai l’action la plus marquée : l’animal prend son poil d’élé, il se lait dans l’intérieur un travail ijui donne de nouvelles forces à ceux qui le supportent, mais auquel succombent les vieux et les débiles ; le sang est dans une effervescence favorable à l’appétence de la reproduction.

De L'été. Cette saison agite la vie animale et végétale, stimule vivement!

DU CHEVAL

l’économie, et cause dans certains appareils d’organes une énergie qui, longtemps prolongée , les fatigue et les affaiblit : pendant cette saison la nutrition est languissante.

DeTaulomne. Son action est opposée à celle du printemps; les chevaux prennent leur poil d’hiver, et pendant ce travail sont mous et suent facilement.

De l'hiver. Lorsqu’il est sec et froid, il corrige l’insalubrité ordinaire de l’automne: lorsqu’il est froid et humide, il a sur l’économie les inconvéniens que produit cette constitution atmosphérique signalée ci-dessus.

DE l’influence DES CLIMATS ET DES LOCALITÉS.

Dans le Midi, les animaux mangent peu, sont vifs et remarquables par la séchere.sse et la finesse de leurs formes.

Dans le Nord , ils sont gros mangeurs, lents, robustes et de grande taille.

Les climats tempérés, dont l’influence n’offre pas un caractère propre suscep-

httciène

tible d’èire saisi , sonl ceux où les chevaux du Nord et du Midi s’acclimatent le plus facilement^ cependantà lalongue ils y perdent toujours de leurs caraciéres dislinclifs 5 car les animaux éprouvent diverses modiheations, lorsqu’ils sont transplantés d’un climat sous un autre; ces changemens sont d’autant plus marqués, qu’ils ont vécu dans des conditions jilns disparates.

Les animaux nés dans un paj'S sec et élevé, sont petits, sobres, courageux, pleins de feu , et ont beaucoup d’haleine.

Ceux , au contraire , qui sont originaires d’un pays bas et humide , sont pesans, lymphatiques, d’une ample complexion, ont le pied volumineux et l’instinct peu développé.

L’influence des pays de plaine est subordonnée à leur élévation et à leur situation topographique.

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