MALADIES DU SYSTÈME NERVEUX
Les maladies principales du système nerveux sont : le tétanos, la paralysie, Y immobilité, Yépiltpsie, les tics.
Tétanos. — Le tétanos consiste dans des contractions spas- Définition, modiques et permanentes des muscles de la vie animale.
Il peut être essentiel ou Iraumatiqae, général ou hcaiisé. Dimion. Le tétanos essentiel se déclare san3 causes bien appréciables ; le tétanos traumatique se développe après des blessures, des opérations chirurgicales, etc.; le tétanos général frappe tous les muscles ; le tétanos partiel est localisé à certaines régions, surtout à l'encolure, aux mâchoires.
Le tétanos débute presque toujours par la contraction des symPtôm<*. muscles des mâchoires; il gagne ensuite ceux de l'encolure, du tronc et des membres, de sorte que l'animal ne peut se mouvoir que d'une pièce. Le cheval tétanique tient la tête
haute, étendue sur l'encolure; les oreilles droites; la queue relevée en trompe ; salive abondamment ; ne peut se coucher ; s'il tombe, il ne se relève plus; le corps clignotant recouvre une partie de la cornée.
Gratté. Le tétanos est excessivement grave, et se termine presque toujours par la mort.
Définition. Paralysie. — La paralysie est l'abolition ou la diminution, soit de la contractilité musculaire, soit de la sensibilité, ou de ces deux fonctions à la fois.
DivWoo. Elle peut être complète ou incomplète, générale ou partielle. La paralysie est complète, quand il y a abolition de la sensibilité et du mouvement; incomplète, lorsqu'il y a diminution de ces deux facultés; générale, si elle atteint toutes les parties qui sont sous la dépendance des nerfs cérébro-spinaux ; partielle, si elle est bornée à une partie du corps. On l'appelle paraplégie , quand elle occupe les membres abdominaux; hémiplégie, lorsqu'elle affecte une moitié latérale du corps.
caiwe* Tantôt la paralysie est due à une lésion physique et apparente du système nerveux : telle est celle qui survient à la suite des congestions cérébrales ou des violences extérieures; tantôt elle dépend d'une affection générale qui ne laisse pas de traces susceptibles d'être aperçues.
soïdi. Bien des moyens de traitement ont été essayés, aucun n'a été suivi d'un plein succès.
Immobilité et épilepsie. — Ces deux maladies seront traitées au livre des Vices rédhibitoires.
Définition. Crampe. — La crampe est une contraction musculaire, involontaire, de courte durée, qui survient tout à coup et s'accompagne d'une sorte d'engourdissement douloureux de la partie qui en est le siège. Elle se montre principalement sur les muscles des membres postérieurs.
caa.M. La crampe est produite par une fausse position , par la compression d'un nerf, d'un muscle ou d'une artère. Elle survient surtout le matin, lorsque l'animal sort de l'écurie,
et la raideur qu'elle occasionne est parfois si grande que l'animal ne peut fléchir la jambe; il traîne le pied sur le sol.
La crampe disparaît ordinairement lorsque le cheval a fait soin», quelques pas; mais il n'est pas rare de la voir durer un quart d'heure. On en abrège la durée par des frictions sèches ou d'alcool camphré sur le membre.
Tic. — On donne le nom de tics à certains mouvements Définition, anormaux, à certaines habitudes vicieuses du cheval.
Les tics les plus importants sont le tic sans usure des dents, que la loi considère comme rédhibitoire et que nous décrirons dans le livre suivant;
Le tic de l'ours consistant dans un mouvement de bercement de l'avant-main, semblable à celui que l'ours exécute d'habitude ;
Le tic en F air dans lequel le cheval porte le nez en haut sans rien saisir.
L'action de tirer au renard, celle de s'encapuchonner, de manger de la terre, sont aussi des tics.
Les causes des tics sont très-variables; il en est de même c»n^. de leur nature et de leur traitement.