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II. ANNEXES DE L APPAREIL OSSEUX

DitUioo. Aux trois os dont nous venons de parler, se trouve annexé un appareil fibro-cartilagineux , qui leur est si intimement uni qu'on peut le considérer comme faisant partie de leur propre substance. Cet appareil, composé des /ibro-cartilages latéraux de l'os du pied et du coussinet plantaire, forme une masse fibreuse, souple et flexible, qui joue un rôle important dans les phénomènes de l'élasticité du pied. Fibro Au nombre de deux, l'un en dehors, l'autre en dedans.

cartilages. . '

les ûbro-cartilages sont situés sur les parties latérales et postérieures de l'os du pied, qu'ils complètent pour ainsi dire. Extérieurement, ces organes sont convexes et recouverts en partie par la peau , et en partie par le tissu feuilleté et la corne. Intérieurement, ils sont concaves et en rapport avec la membrane capsulaire de l'articulation du pied. Libres par leur bord supérieur, ils sont fixés à l'os du pied par l'inférieur.

r.onMinet Le coussinet plantaire, ou la fourchette de chair, est une productionfibreuse,élastique,située,d'unepart,entrelafou»'chette de corne et l'expansion du tendon du muscle fléchisseur profond du pied, et, d'autre part, entre les fibro-cartilages latéraux auxquels il est annexé pour produire la dilatation du pied. Il représente une masse polyédrique logée à la manière d'un coin dans cet espace anguleux.

Des Articulations du pied.

L'articulation de l'os de la couronne et de l'os du pied est une charnière parfaite, dont les moyens d'union consistent : en deux ligaments latéraux antérieurs, réunissant les deux dernières phalanges ; deux ligaments latéraux postérieurs, joignant ces deux phalangiens à l'os naviculaire ; une capsule synoviale. Cette articulation est encore consolidée par les tendons des muscles fléchisseur profond et extenseur du pied, qui s'insèrent à la troisième phalange.

L'os naviculaire est uni à l'os du pied par une articulation Mooromenu. planiforrae, dont les mouvements sont très-bornés par suite des ligaments courts et serrés qui les fixent l'un à l'autre.

Des Vaisseaux du pied.

Le pied est excessivement riche en vaisseaux artériels et Artère», veineux. Les artères (arttres plantaires) sont les terminaisons des artères latérales superficielles du canon. Elles se distribuent dans toutes les parties du pied, et apportent le sang destiné à sa nutrition et à ses sécrétions.

Les veines du pied forment à la surface des deux dernières vein«». phalanges un lacis abondant, semblable à un filet, à mailles irrégulières, tendu et moulé sur les parties sous-jacentes et contenant dans son réseau l'appareil nerveux. Une autre partie de l'appareil veineux s'introduit dans les porosités de l'os du pied, de concert avec les artères.

Des Nerfs du pied.

Les nerfs du pied sont remarquables par leur développement et les nombreuses ramifications qu'ils présentent. Aussi le pied est-il tout à la fois un organe très-sensible et un organe de toucher.

DU TlSSU RÉTICULAIRE.

La peau semble de prime abord cesser au point où naît la ongioe. corne ; mais si on en étudie plus attentivement la disposition, on voit bientôt qu'elle se continue sous l'ongle et vient recouvrir les parties internes du pied. A la vérité , la peau , renfermée dans la boîte cornée , diffère tellement de celle qui est extérieure, qu'il n'est pas étonnant que les anciens anatomistes l'aient considérée comme faisant partie intégrante du pied, et lui aient donné le nom de chair propre du pied, de tissu réticulaire, iï appareil kératogène.

On divise le tissu réticulaire en quatre régions : le tissu nimion

réticulaire du bourrelet, de la paroi, de la sole et de \sl fourchette

(Fig.nv*.) 1* Tissu réticulaire du rourrelet

(fig. 237e). — Le bourrelet, ou plutôt XB les bourrelets, car il y en a deux, sont - S des renflements semi -cylindriques, de volume inégal, situés circulairement autour de la base de la couronne, l'un au dessus ue l'autre et séparés par un sillon , parallèle, nommé sillon coronaire périopliquc S. On les dis-

tingue, d'après leurs usages, en bourrelet principal et en bourrelet périoplique.

Bourrelet Le bourrelet principal, ou la cutidure A, est formé pénopie. ^r un renflement considérable du derme de la peau, à l'origine de l'ongle. H entoure toute la partie du pied visible à l'extérieur et se replie en dedans jusqu'aux lames du coussinet plantaire. Sa face externe, convexe, d'un rouge noirâtre, est recouverte de nombreuses villo-papilles et protégée par le bord supérieur de la paroi.

tj.agM Le bourrelet secrète la corne de la paroi, d'où lui vient le nom de matrice de V ongle , sous lequel il est désigné quelquefois. Il forme à la partie supérieure un renflement qui, en se logeant dans la cavité cutigérale, empêche l'os du pied de descendre trop avant dans la boîte cornée, lors de l'appui du pied sur le sol.

BonrrHet Le bourrelet périoplique B est situé au-dessus du précépénophque. (jen^ ^ont jj gu^ ja (]irec^0I1 circulaire jusqu'aux talons,

où il se confond avec la fourchette. Il forme un petit renflement cylindrique, peu saillant, recouvert comme celui du bourrelet par de nombreuses papilles, mais plus courtes. Il a pour usage de sécréter le périople. structure. 2° Tissu réticulaire de la paroi. — Le tissu réticulaire

1 A, bourrelet principal ; B, bourrelet périoplique ; S, sillon coronaire ; P, tiasu feuilleté de la paroi.

de la paroi, encore appelé tissu feuilleté de la paroi, tissu podophy lieux ) chair cannelée de la paroi P (fig 237*), est constitué par un assemblage de feuillets ou de lames d'un rouge vif, parallèles et présentant tous la môme disposition, autour de l'os qui leur sert de support. Ces feuillets sont placés de champ, de haut en bas, sur la face antérieure de l'os du pied et s'étendent, en ligne droite , du bourrelet au bord inférieur de la phalange. Chaque feuillet est complètement isolé, par un sillon étroit et peu profond, des deux qui l'avoisinent, comme une page d'un livre entre les deux qui lui sont adjacentes. Leur nombre est de 500 à 600, y compris ceux de la surface plantaire, et l'étendue de la surface qu'ils représentent, en les supposant déployés et étalés, est six à sept fois plus considérable que celle de la superûcie extérieure du cylindre du doigt. ^

Le tissu podophylleux sécrète la partie de la paroi en u,age. contact avec lui.

3° Tissu réticulaire df. la sole. — M* î88e '0 Le tissu réticulaire de la sole, ou tissu Jft ^t^tt velouté, ou sole de chair S (flg. 238e), y j

est une membrane épaisse, noirâtre ou rosée, qui se moule exactement sur la face inférieure de l'os du pied, auquel x il tient d'une manière très-solide et correspond à la sole, qui l'enveloppe. <

4° TlSSU RÉTICULAIRE DE LA FOUR- Nntare.

chette. — La partie du tissu réticulaire qui recouvre la fourchette de chair est complètement identique au tissu velouté de la sole F (fig. 238e). Supérieurement, elle est en contact avec la face inférieure du coussinet plantaire; inférieurement , elle est en rapport avec la face supérieure de la fourchette à laquelle elle est étroitement unie.

1 S, tissu réticulaire de la sole ; F, tissu réticulaire de la fourchette.

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