‹ Cours d'hippologie à l'usage de MM. les officiers de l'arméeChapitre 48 sur 139 · BEAUTÉS ET DÉFECTUOSITÉS DU PIED · texte numérisé non relu

BEAUTÉS ET DÉFECTUOSITÉS DU PIED

Après avoir étudié le pied sous le rapport de son organisation et de ses fonctions, nous le considérerons au point de vue de ses qualités et de ses défectuosités.

Art. I. — Beautés du pied.

Lorsqu'il a acquis tout son développement, c'est-à-dire entre 5 et 6 ans, le pied, quand il est beau et encore vierge de ferrure, présente un ensemble de caractères que nous allons faire connaître.

Il est en rapport de développement avec les autres parties du corps, mais plutôt grand que petit. Sa forme générale est conique.

La paroi est régulièrement inclinée de haut en bas et d'arrière en avant. Elle forme, en pince, un angle de 45° avec la verticale : cette inclinaison diminue graduellement jusqu'aux talons, cù elle est presque verticale. La corne en est lisse, polie, brillante et comme enduite d'un vernis, et laisse apercevoir la direction longitudinale de ses tubes; elle est exempte de cercles, de fissures, d'écaillés.

Les quartiers s'inclinent légèrement de dedans en dehors, l'externe plus que l'interne, en sorte que le contour inférieur de celui-ci décrit une courbe moins prononcée que celle qu'affecte le quartier externe.

Les talons ont une hauteur égale environ à la moitié de la hauteur de la pince.

ne s'est point encore fait sur cette importante question, et qu'avant de se prononcer, il faut attendre que de nouvelles études aient élucidé la question.

Les barres se dessinent en relief sur la face inférieure de la sole, et leur inclinaison, vers la périphérie du pied , est nettement accusée.

La sole est disposée en voûte, afin d'aider la muraille à supporter le poids dont elle est chargée, et de concourir à l'élasticité du pied. La corne est lisse, bien unie et compacte.

La fourchette offre un grand développement, surtout en talons; la lacune médiane est large et profonde; les glômes constituent deux renflements saillants en arrière. La corne est molle et facile à couper.

On préfère les sabots à corne noire, parce qu'elle est plus solide, retient mieux les clous , et s'use moins vite que la corne blanche. Mais, noire ou blanche, la corne doit être luisante, compacte, de consistance moyenne et avoir du liant.

Différences entre les pieds antérieurs et les pieds postérieurs. — Les pieds antérieurs et postérieurs, comparés entre eux, présentent des différences sensibles. Les sabots postérieurs sont plus allongés d'avant en arrière, moins régulièrement circulaires ; par conséquent, le contour de la surface plantaire est plus ovale que dans les sabots antérieurs; la direction de la paroi est moins oblique; les talons sont plus hauts; la sole est plus creuse; la fourchette moins développée; la corne plus dure et moins résistante.

Différences entre le pied droit et le pied gauche. — Si nous mettons en parallèle les deux pieds de chaque bipède, antérieur ou postérieur, nous ne trouvons pas de différences sensibles. Mais si, dans le môme pied, nous comparons la moitié externe à la moitié interne, nous voyons que la première est plus arrondie que l'autre, en sorte que la courbe décrite par son contour inférieur est notablement plus saillante que celle du quartier interne; la moitié externe est aussi plus épaisse et plus forte que l'autre.

Différences suivant les âges. — Dans les premières années, le pied n'a pas la forme qu'il présente lorsqu'il est ar-

rivé à son complet développement. A la naissance, il ressemble à un cône tronqué et renversé ; la sole et la fourchette sont remplacées par une matière blanche, de nature fibreuse, ressemblant assez bien à du blanc d'oeuf cuit, et formant une sorte de coussinet élastique. Ce coussinet disparaît avant la fin de la deuxième journée, et, à partir de ce moment, le pied fait son appui sur la paroi.

Vers sept ou huit mois, le sabot devient cylindrique; il conserve cette forme jusqu'à dix-huit ou vingt mois, époque à laquelle il commence à prendre la forme conique, qu'il conservera toujours.

Art. II. — Défectuosités du pied.

Mais le pjed ne présente pas toujours les caractères que nous avons décrits ci-dessus. Souvent il est défectueux, et ses défectuosités nuisent plus ou moins aux services que l'animal doit rendre.

Les défectuosités du pied sont congétiiales ou acquises. Les premières sont celles que le cheval apporte en naissant; les secondes sont celles qu'il contracte pendant sa vie. Les unes et les autres sont nombreuses; pour la facilité de l'étude, nous les réunirons en neuf classes, savoir :

lre Classe. — Défectuosités par excès ou par défaut de volume.

2* Classo. — Défectuosités par excès ou par défaut de consistance de la corne.

3e Classe. — Défectuosités par excès ou par défaut de concavité de la face plantaire.

4e Classe. — Défectuosités par excès ou par défaut d'élévation des talons.

5' Classe. — Défectuosités par défaut d'écartement des talons.

6* Classe. — Défectuosités par inégalité d'usure de Ja paroi.

T Classe. — Défectuosités par défaut d'inclinaison de la paroi.

8e Classe. — Défectuosités par manque de régularité de la circonférence du pied.

9e Classe. — Défectuosités par excès ou par défaut de consistance de la fourchette.

• »• Cla»«e. — DÉFECTUOSITÉS PAR EXCES OU PAR DÉFAUT DE VOLUME

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