‹ Cours d'hippologie à l'usage de MM. les officiers de l'arméeChapitre 76 sur 139 · CHAPITRE III DES RACES ET DES REHONTES FRANÇAISES · texte numérisé non relu

CHAPITRE III DES RACES ET DES REHONTES FRANÇAISES

La France possédait autrefois un grand nombre de races équines, justement estimées, pour la plupart, et parfaitement appropriées à la nature et à la fertilité du sol, d'une part, aux besoins des habitants, de l'autre. Toujours soumises aux mêmes conditions extérieures, et libres de tout mélange, ces races se conservaient pures de génération en

génération ; aussi leurs caractères extérieurs, comme leurs qualités et leurs défauts, se transmettaient-ils invariablement des ascendants à leurs descendants.

Par suite des modifications qu'elles ont subies, sous l'influence de l'hygiène et des croisements, pour être mises en rapport avec les besoins des différentes époques, nos ancierines races ont été plus ou moins profondément modifiées, à tel point qu'on a de la peine à retrouver, dans les chevaux de nos jours, les types d'autrefois; quelques-unes ont môme à peu près complètement disparu.

Aujourd'hui, la population chevaline de la France s'élève à trois millions et quelques centaines de raille

Nous allons essayer d'en donner un aperçu en la considérant au point de vue des besoins de l'armée; dans cette étude, nous suivrons la division établie par la Remonte, qui consiste à partager la France en trois circonscriptions, et nous ferons cette étude du Midi au Nord.

SECTIOM PREMIÈRE

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