DÉPÔT DE REMONTE DE MAÇON
Le dépôt de remonte de Maçon comprend les départements de Y Ain, de la Nièvre, de Saône-et-Loire, de Y Ailier, du Rhône y de la Loire et de Y Isère.
Ain. — La majeure partie des chevaux de ce département appartiennent à la race comtoise; ils sont propres au trait, mais présentent des différences, suivant les contrées. L'arrondissement de Bourg, qui correspond à l'ancienne Bresse, élève des chevaux semblables à ceux du Jura et des parties de la Suisse les plus rapprochées.
Dans l'arrondissement de Trévoux, comprenant l'ancienne Dombes, pays riche en pâturages et très-propre à l'élevage, le cheval convient à la selle et au trait léger. Autrefois, cet arrondissement fournissait beaucoup de chevaux à la cavalerie légère; aujourd'hui, ses ressources sont minimes.
Dans les arrondissements de Belley et de Nantua,les chevaux n'ont pas de cachet particulier ; ils ressemblent légèrement à ceux de l'Auvergne et du Limousin , mais il est impossible de leur assigner des caractères propres.
Le département de l'Ain est producteur. Il possède de
tète carrée, mai* un peu forte, chargée de ganaches et mal attachée ; œil proéminent ; encolure courte et mince ; garrot bas; épaule manquant de longueur, mais jouant librement; cote ronde; ventre voluuiiueux et bas, comme chez tous lea animaux qui vivent d'aliments grossiers; rein court et bien soudé; croupe assez large; queue mal attachée; membrure solide et courte daus les rayons inférieurs; pied petit. Le brennon naît et se développe presque à l'état demi-sauvage. 11 desceud, dit-on, d'une souche orientale, ce qui ne l'empêche pas d'être impropre à tout service de guerre.
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nombreuses juments qui, chaque année, donnent une pépinière de poulains que l'on conduit, après la naissance, dans les marais, les prairies où ils paissent, le jour, en liberté ou entravés. Les poulains, à 30 mois, sont vendus à des marchands des départements voisins; les pouliches restent dans le pays et sont livrées à la reproduction. Achat*. Jusqu'ici, c'est à peine si ce département a fourni tous les ans quelques chevaux à la Remonte, mor ^deiie Nièvre. — Au commencement de ce siècle, la Nièvre possédait une race de chevaux de selle , appelée race morvandelle, très-estimée pour les services de* la cavalerie légère. Élevés principalement dans les environs de Château- Chinon, où ils vivaient en troupeaux à l'état demi-sauvage, les chevaux du Morvan étaient rustiques, sobres, robustes, et fournissaient un nombreux contingent aux armes légères et de ligne. Ces chevaux n'existent plus aujourd'hui. Ils ont été remplacés successivement par une espèce de gros trait, formée par l'introduction de juments et d'étalons comtois, puis, par une race de trait léger, issue de l'étalon percheron, et cette race , croisée avec l'étalon de demi-sang anglais, a donné le cheval de selle de l'époque actuelle. Ce cheval est court, ramassé comme les bretons, mais avec moins de rudesse dans les formes. Il a du fond, de la vigueur, de la douceur et de la sobriété , comme tous ceux qui vivent dans les prairies par les temps les plus rigoureux. Êierage. Dans la Nièvre, les poulains naissent sur la pâture et y restent jusqu'au jour de la vente ou jusqu'au moment où ils sont employés aux divers services. Ils y vivent, en été, pélemêle avec les bœufs, et y trouvent une nourriture abondante et de bonne qualité. En hiver, ils ne reçoivent pas de supplément et s'y entretiennent comme ils peuvent.
La Nièvre fournit à l'armée des chevaux pour toutes les armes, mais surtout pour la cavalerie légère, la cavalerie de ligne et de réserve; quelques-uns peuvent monter des officiers.
Saône-et-Loire. — Le département de Saône-et-Loire ch«vai élevait jadis une petite colonie de chevaux connus, dans le inonde hippique, sous le nom de chevaux charoiaisy et qui avaient la plus grande analogie avec ceux du Morvan, mais plus de distinction dans la tête et les formes. Elle était sobre, rustique et très-estimée pour les services de l'armée. Ce cheval n'existe plus; il a été remplacé par une espèce de trait léger, qui, dans ces dernières années, a été croisée avec le pur sang et le demi-sang anglais, et fournit à l'armée des chevaux de cavalerie légère et de cavalerie de ligne. Le département de Saône-et-Loire importe souvent des poulains du Nivernais et de l'Auvergne.
L'élevage est peu soigné dans Saône-et-Loire. Les pou- Éievige. lai ns, dans la belle saison, et jusqu'à l'âge de trois ans, restent dans les pâturages avec les bœufs. En novembre, on les rentre à l'écurie et on les nourrit avec du/oin.
Ce département offre peu de ressources à la Remonte. La Achat*, plupart de ses produits sont ou trop petits ou trop gros pour faire des chevaux d'armes.
Allier. — Dans ce département, on compte un nombre Etpècc». assez considérable de chevaux propres aux travaux agricoles, au trait lent ou léger, à l'artillerie et à la cavalerie. Les arrondissements de Montluçon, de Gannat, de Lapalisse, produisent des chevaux de cavalerie légère, sans caractères bien tranchés, et celui de Moulins, des chevaux d'artillerie.
Ce département fournit des chevaux de chasseurs et de Achat* hussards et quelques sujets propres aux autres armes.
Loire. — La population chevaline de la Loire est peu E.pè<*«. nombreuse, très-mêlée et propre au trait surtout. Elle résulte d'importations faites de la Bretagne, du Perche, de la Comté. Elle est à peu près sans ressources pour l'armée.
Rhône. — Ce département a beaucoup de chevaux de E»ptcei. toutes provenances, mais il produit et élève peu, et ne fournit pas de chevaux à l'armée.
Isère. — Le cheval de trait suisse, comtois, percheron, K.pèce..
breton, peuple ce département , qui ne se livre à la production du cheval de ligne et de légère que dans les environs de Grenoble et de La Tour-du-Pin.
La Remonte trouve dans l'Isère de bons mulets et des chevaux d'artillerie.
MICTION II