ÊMINBNTISSIME ET RÉVÉRENDISSIME SEIGNEUR
Mon Cours d'Histoire ECCLÉsiASTrouE s'adresse spécialement au Clergé et aux Séminaires de France. Un tel ouvrage devait naturellement paraître sous les auspices de Tun de nos premiers Pasteurs, chargés de donner le mouvement et la direction aux études ecclésiastiques. Si je n'avais considéré que les lumières et les vertus, si éminentes dans notre Épiscopat français, Je n'aurais éprouvé que la difficulté de choisir; les souvenirs de mon cœur m'en ont ôté la liberté.
Je retrouve, en effet, Monseigneur, dans votre personne mon ancien professeur de théologie et mon ancien collègue dans cette même chaire où j'avais entendu vos savantes leçons ; j'y reconnais surtout celui qui fut toujours pour moi le meilleur ami. A tant de marques déjà reçues de votre bienveillante affection vous en avez ajouté une nouvelle , qui m'est d'autant plus chère qu'elle me rattache de la manière la plus honorable à Votre Ëminence et à votre diocèse. C'était donc pour moi une loi, et une loi bien douce, que m'imposait l'amitié reconnaissante , de vous faire hommage de mon Cours b'Histoirs
BGGLÉ8IASTI0UE.
D'aiUeurs, Monseigneur, on trouvera bien naturel qu'un livre entrepris dans le but de contribuer en quelque chose aux progrès de nos études cherche un appui dans un prélat sage autant
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qu'éclairé, à qui la science ecclésiastique est déjà si redevable, et qui, placé sur Tillustre siège de saint Rémi, sera plus que jamais en état de rendre à rÉglise des services importants.
Plusieurs années se sont écoulées depuis le jour où j'eus le bonheur de vous exprimer pour la première fois ces justes sentiments de mon cœur. Aujourd'hui, je suis plus heureux encore. Dans l'inteftâlte dti tefÈrtps qui s'est écoulé, la pourpre romaine est venue répandre son propre éclat sur vos éminentcs qualitt!s. Nous en avons remercié Dieu miUe fois) nous nous en réjouissons ègsàêm%tit poa# Ift iSainie Ëgtisé.' Le dévoueiâent ddnt vous lui aviez déjà donné tant de preuves ne connaît plus de limites, et en vous imposant de nouveaux devoirs, la suprême dignité dont vous êtes revêtu semble n'avoir fait qu'agrandir sans mesure l'énergie et la fécondité de votre zèle.
Pour moi, Éminence, j'ai plus lieu que personne de bénir le Seigneur en vous voyant assis aujourd'hui parmi les princes de l'Église. Votre htrfn, déjà âl puifi^ktii et critotlfé d6 mio nouvelle gloire , descendra sur mon faible ouvrage avec une plus abondante bénédiction. Je sentirai moi-môme plus vivement tout ce que je vous devrai, après Dieu , du succès de mon travail 'f et ce sentiment ne sera pour moi q[u'un doux souvenir ajouté à tant d'autres. Maie, j'aime à le rédire, il est une chose à laquelle le temps n'ajoutera que difficilement^ et qu'il pourra bien moins eûcore «faiblir i je veux parler des sentiments profonds et inaltérables de respect , d'amitié et de reconnaissance avec lesquels je veux être ioiyours,
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