AVANT-PROPOS
Oesseln âé l'autour en composant eM ovwafe pour le clergé en géfléral, et plut «péçiikimpeilipoyr l«s léroiaairts» «« Plao. «n Esicutioii. !-ne if anièM de le farfir
Notre intention ici n'est point d^ sign^l^ lei améliorations notables qui recommandent oette édition at rendent notre
Cours d^ histoire ecoUsû^tiqu^ beau^up plu^ approprié au^ cours des séminaire^. Ce^ détails n'apprennent rien , et ceu^ de nos lecteurs qui seraient ouriem de s'en instruire peuvent comparer les deux éditions, et mêm^ seulement les deux tables, Tout ce que nous voulons çn ce moment, c'est de rendre un compta
succinct de l'ouvrage tel qu'il existe en ce moment '.
h En entreprenant ce travail d'après les conseils de plusieurs de nos plus savant éyéques, nous nous sommes proposé deux fins principales. Nous avons voulu d'abord et avant tout offrir à MM. les professeurs d'bistoire ecclésiastique dans nos sémi^ naires un ouvrage classique propre h ôtre mis dans les mains de leurs élèves, et exécuté de manière h favoriser tous le^ dé* veloppements qu'ils pourront donner k leur enseignement, et k
|. On l'étoQnerA peut-^tre que iu>iii i^e re)eviQQ« pai ici, et 9v«))t to«t, rjmportance de l'étude de Thistoire ecclésiastique, ses rapports ialîmesaYecles ^étudeç tbéologiques, etc.; mais nos Meurs comprendront cette omission en apprenant que nous a^ ont fait de ce| considérations préliminaires le sujet d'une section spé* ei4ie de votre Intraditction à Vétudê dé VMttùifê «eoléUoitiquê.
Noi» aTOOf ausfi traita 4ff 1» Q^çeiiit^ lifs eoun régnlieri d'hiatolre ee^iéfiait tique dans les pémin^^ires; If Vf U pré{APe g^MN* SS ^é\p ^ G«tl9 iR^nM Wf9* ductioD»
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rendre leurs leçons plus faciles et plus profitables. Nous le sa* fons par notre propre expérience, on ne peut se dispenser de mettre un texte imprimé de leçons entre les mains des élèves sans tomber dans l'un de ces deux graves inconvénients, savoir : une grande perte de temps , si Ton dicte un manuscrit; ou une perte plus grande encore , si le professeur ne donne 'rhistoire que par ses leçons orales. Cette perte est celle de Tannée même à peu près entière du cours. La méthode do l'enseignement purement oral peut convenir dans les grands cours des facultés, où il est question de donner des idées générales, des aperçus piquants, et peut-être de se faire applaudir par des auditeurs bénévoles; mais elle ne nous paraît nullement , ^ admissible dans un cours élémentaire , où il est nécessaire de donner les idées fondamentales et premières sur les matières enseignées. Les élèves les plus forts auront fait un exercice utile en prenant des notes et en les rédigeant, nous en convenons ; mais à la fin il ne restera toujours aux jeunes gens, surtout à la masse, que des notions vagues dans l'esprit et des notes incomplètes, souvent erronées dans les mains.
IL Notre deuxième fin principale a été d'offrir aux prêtres un abrégé de l'histoire ecclésiastique, qui puisse leur tenir lieu des histoires étendues, pour lesquelles un grand nombre d'entre eux manquent de temps, ou qui demeure pour eux comme un résumé des grands ouvrages qu'ils ont pu ou qu'ils peuvent lire.
IIL Notre but, pourries prêtres comme pour les élèves des cours, a été non-seulement de leur faire connaître tous les faits historiques de quelque intérêt, mais de leur donner : i « la pAi7oîiofphxt de l'histoire ecclésiastique, non dans des systèmes arbitraires, mais dans les faits eux-mêmes, et dans tout ce qui tient aux faits; 2<> la thmloqii^ de l'histoire ecclésiastique ; 3» l'apologie de cette même histoire, ou plutôt l'apologie de l'Église elle-même, et toujours dans les faits et par les faits; 4» enfin tous les moyens de développer cette histoire sous ses faces diverses.
IV. Pour atteindre ces difi'érentes fiasi, voici ce que noua avons fait : 1« Nous avons suivi dans notre récit une méthode moyenne qui consiste à faire marcher de front les faits contemporains, ainsi qu'ils se sont passés réellement, sans toutefois trop morceler les faits homogènes ou complexes, ni en inter-
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rompre la suite. De cette manière nous conservons les rapports, les influences mutuelles de ces faits, c'est-à-dire ce qui fait la ?ie même de l'histoire; et nous évitons, d'autre part, la sécheresse et le décousu des simples annales, la séparation et l'isolement des faits dans les histoires par catégories. Cette dernière méthode consiste h exposer de suite les faits homogènes, conciles« hérésies, etc., d'une longue période d'années, un siècle, par exemple : elle tue les faits en brisant leurs rapportselle tue par là même l'histoire, ou plutôt elle n'est plus l'his^ toire proprement dite, mais une série de tableaux des faits homogènes d'une époque. Ces deux méthodes extrêmes ont sans doute leurs avantages, mais aucun ne peut compenser la vie de l'histoire. D'ailleurs nous avons cherché à conserver, au nooins en grande partie , ces avantages^ par nos indications chronologiques, par la suite que nous donnons à l'exposition des faits complexes, suivant leur nature et leur importance, et enfin par nos dissertations consacrées à donner l'ensemble de chaque siècle qu'elles terminent. 2^ Nous donnons sur chaque grand fait une appréciation positive, motivée, mais brève, et lelJe qu'elle ne fasse pas perdre le fil de l'histoire. Nous cherchons surtout à justifier les faits, les hommes et les choses, contre les ennemis de l'Église catholique, qui ne cessent de les calomnier ou de les corrompre, et à montrer la suite des desseins de Dieu, le développement de ses vues sur son Eglise, enfin l'action même de cette Église sur les destinées des peuples et sur leur histoire. Nous nous attachons à mettre en relief les développements successifs de la doctrine et de la discipline, et les grandes controverses^ qui ont surgi et agité les esprits en chaque siècle. 3** Nous indiquons les sources pour chaque fait un peu important , nous bornant à un petit nombre d'auteurs les plus complets et les plus spéciaux, les plus faciles à trouver dans nos bibliothèques françaises. Nous avons soin d'apprécier le mérite de ces auteurs, et de dit iger nos jeunes lecteurs dans le choix ou l'usage qu'ils en peuvent faire. 4^ Nous signalons, à chaque époque ,^ les faits qui sont demeurés à l'état de contre* Terse ; nous les présentons sous forme de problèmes, avec l'indication et l'appréciation des auteurs pour et contre. Nous trouvons aussi dans un grand nombre d'autres faits, et surtout dans les points les plus dangereusement attaqués par les ennemis de l'Église, des sujets intéressants de dissertations dont nous don-
lions les idées principales , avec Tindication des «purées. C69 parties secondaires de notre travail nous ont coûté beaucoup de temps et de 3oins | iQais le succès nous a déjà amplement dédommagé par la sattisfaction qu'on qous m a témoignée. C'est par tous ces secours, joints aux conseils de leurs profes^ seurs, que les élèves commenceront li entrer plus ji^vant dans rhistoire ecclésiastique, et que plu^ tard, lorsqu'il^ seront sortis du séminaire, ils pourront développpr l^s premièfes notion^ reçues sur les bancs, et continuer cette b^Ue étu^ç qui çblM^me d'autant pla9 qu'elle est plus approfondie.
Tant de matières, nous dirn^t^on, semblent dépflssçr beau^ coup les limites de trois volumes, Nous en convenons ; maig nos lecteurs peuvent remarquer d'abord que nog trois volumes renferment la matière de cinq volumes ordinaires. Ensuit^ nous «^vons pris tous les mpy^nii passibles pour éaonQmisar U place, sans nuire à reiéçution d^ notre plan. Ainsi nous ne citons pas ordinairement, Ionique nous n'en avons pas une ?ai* son particulière, les historiens étendue» IPargniui^, Orsi, Fleury. l^M. Robrbacber, Bérault-Bercastel, édition et continuation de M. Henrion, Beçeveur, etc., ni certains ouvrages spéciaux, tela que les Bollandistes, Gode^pard, Pluquet, etfi« Tous aes ouvrages sont en quelque sorte cités de droit. Ainsi nous évitons généralement les citations textuelles; elles mettent sans dçute de ta variété dans un livre, mais elles prennent trop d'espace dftns un abrégé, oîi tout doit ^tre substantiel. Il nous arrive aussi de renvoyer assejc souvent à notre IntTQduQUon à f4tud§ ii^ rAi4« tûire ecelésiasliqu$t mais ee n'est jamais que pour de» détail! ou des questions qui n'appartiennent point h notre Cour^^ Nous renvoyons à notre Mroiuction Qomme h tout autre ouvrage, sans prétendre en f^ire une sorte de complément nécessaire i nos leçons. Par ces mesuras d'éoonomie . nous nous sommes ménagé assez de place pour tern^iner chaque volume par une table chronologique et analytique des matières, plus étendue, disposée de telle sorte que d'un coup d'œil on puisse embraa* ser les faits principaux et les rapporter h leur date et au ponr tificat de chaque pape, Cette table peut servir de résumé aux élèves, pour répéter leg leçons d'histoire, et de queitiannaiPd aux professeurs.
V. Il nous reste à dire un mot sur la manière dont noua croyons qu'on peut se servir plus utilement de ee Manuel dans
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ki séminaires. Nous ne le faisons que pour èéder aii tofeu qu'on nous a eiptiffié pliis d'une fois, et non pout* faire en quelque sorte la leçon â MM. les professeurs. C'est tout simplement une méthode que rtous leur soumettons, et dont ils feront l'usage 4tt'ils jugeront à propos. Ùu reste , il n'y a point de méthode ibsolue; car toute méthode doit se régler et se tnodifier selon les bcsoînë et les cii*cohstances locales, le nombre et la force des élèves, le tefnps laissé aux professeurs pour leurs leçons, «H aui élètes pour 8*y prépare^, etc. Voici donc notre mé-» Ihode, en supposant le cours du professeur dans des condition^ tnoyeftnes :
I® Faire rendre compte aux élèves, non par forme de récitalîotl, t»ais par manière d'exposition libre et de vive voix des ÊlHâ renfermés dans ià leçon prescrite, ainsi que des additions ei observations du professeur. Ori pourrait permettre , à ceux des élèves qui auraient tooitis de temps ou de lacilité, d'avoir ftotiâ leë yeiix le ôomtnâire des faitsJ et de» dates placé comme latrie k la flft de chaque volume du Cours. 2^ Préparer la leçon saWante de cette martière : le professeui* lit cette leçon , ou du moins là parcourt, tous les élètes ayant sous les yeux leur Manuel, pour le suivre; il ajoute les faits qu'il croit omis mal à propos; il donne les développements nécessaires, suppléapt ainsi de toutes manières au laconisme inévitable d'un abrégé. Il doit surtout s'attacher à faire remarquer la liaison des faits entre eux, leurs relations de cause et d'effet, leurs influences mutueUes. C'est par ce genre d'observations principalement qu'il donnera une vie à l'histoire et répandra le plus vif intérêt sur son enseignement. L'expérience que nous en avons faite nous-mème a été pour nous une raison de plus de nous appliquer, selon nos faibles moyens, à placer les faits et les personnes de la manière la plus propre à faire ressortir les rapports qui les lient et les expliquent naturellement. 3» Exercer les élèves au moyen des problèmes et dis sujets de dissertations indiqués par le Manuel, ou de la façon du professeur. Les problè^ mes conviennent surtout pour les compositions générales de toute la classe. Le professeur évite de trahir son opinion per*' sonnelle, afin de laisser plus de liberté à chacun. Il peut donner huit jours, plus ou moins, aux élèves pour préparer par écrit leur solution bien motivée, sans prendre toutefois sur le temps nécessaire à la préparation des leçons. Il les réunira