SATISFACTION DE JÉSUS-CHRIST
taient essentiellement en admettant deux Christs, deux fils, et par suite deux personnes, comme le soutint plus tard Nestorius. En les réfutant, Tertullien soutint constamment ridentité de Jésus, du Christ, du Fils de Dieu et du fils de l'homme, ce qui emportait également Tunité de personne ^ — De cet article dépend ce que les théologiens appellent la communication des idiomes, c'est-à-dire la langue catholique elle-même sur le mystère de llncarnation. Car cette communication des idiomes consiste en deux choses : !•* affirmer de l'une des deux natures les propriétés de l'autre; 2** attribuer au même Christ toutes les propriétés divines et humaines. C'est ainsi que nous disons : Dieu est homme, il est né, il a souffert, etc.; l'homme est Dieu, etc.; le Christ est Dieu, homme, mortel^ etc. Or les Pères des deux premiers siècles^ n'ont cessé de parler cette langue qu'ils avaient apprise des Apôtres, et Tertullien à leur suite nous en fournit de perpétuels exemples, surtout contre Marcion. Ce sectaire prétendait que la naissance et toutes les faiblesses qui accompagnent l'enfance étaient indignes de Dieu '. Mais, répond Tertullien, « est-il « plus honteux de naître que de mourir?... Est-ce que « Dieu n'a pas été vraiment crucifié? Est-ce qu'il n'est pas « véritablement mort*? »
Satisfaction de Jésus-Christ. — Nous ne devons point séparer du mystère de l'Incarnation le dogme de la Satis^