‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 112 sur 329 · Tertttll.yOdo. Marcion, j lib. III, cap. ou · texte numérisé non relu

Tertttll.yOdo. Marcion, j lib. III, cap. ou

4, Id., de Came ChrisH, cap. ir et v; adv. Marcion,, lib, III, cap. x, xt, et passim.

faction^ qui en exprime la fin. Le Fils de Dieu s'est incarné pour sauver le genre humain et offrir son sang comme le prix de notre rachat. Tel est le langage unanime des Père$ depuis la lettre à Diognète> où il est dit que a Dieu a donna son propre Fils pour le prix de notre salut : PropHum « ipse Fiiium pretium redemptimis pro nobii dédit ^, » Jus- « qu'à TertuUien qui répète, après Isaïe, que « le Seigneur « Ta livré pour nos péchés : Dominus iradidii eum proie* « lictis nostriê ■. »

3. Virginité de Marie. — Ce point de doctrine se rattache encore naturellement & rinoarnatlon. Il a comme trois degrés qui nous présentent la Mère du Sauveur, vierge avant, pendant et après son enfantement. Les premiers Pères ne se sont point expliqués formellement sur les deux derniers degrés, d'ailleurs bien secondaires* Lé premier avait, à lôurs yeux, cette importance particulière, de se rattacher à la divinité même de Jésus-Christ. Tertullien surtout est très-explicite. « Si le Christ, dit-il contré « Marcion, est de Dieu, il ne peut être de Thomme, et s'il « n'est pas de l'homme, 11 faut qu'il soit d'une mère pour « appartenir k l'humanité, mais d'une mère vierge. Autre- « ment ce serait admettre deux Pères, l'un Dieu et l'autre « homme; ce serait nier la filiation divine'... Il ne eonve- « nait pas, dit-il ailleurs, que le Fils de Dieu naquît d'un « père homme, dans la crainte qu'étant ainsi complètement « fils de l'homme, il ne cessât d'être Fils de Dieu*. » Ce raisonnement n'était pas concluant, sans doute; mais il n'en prouve pas moins la foi de TertuUien au dogme de la virginité de Marie, dogme qu'il rattachait d'une manière spécieuse à celui de l'Incarnation. Il paraît, du reste, que cette idée de l'incompatibilité de la génération ordinaire avec la filiation divine avait cours dans l'Église, et que

1^ Epist. ad Diogn,, cap. n, iater opp. D. Just.

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