‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 122 sur 329 · D. Juit., Apoh /, n. 65 et · texte numérisé non relu

D. Juit., Apoh /, n. 65 et

sens allégoriques et mystiques, loin d'être incompatibles avec le sens littéral de la présence réelle, s'y rattachent au contraire, et s'y appuient comme sur leur base. — Passons au grave Tertullien; nous le retrouvons ici avec soa accablante énergie : « Notre chair, dit-il, est nourrie du corpa « et du sang de Jésus-Christ, afin que notre âme soit en- « graissée de Dieu : Caro corpore et sanguine Christi ves- « citurj ui et anima de Deo sagineiur^» » Ailleurs» il re* prend vivement les artisans chrétiens qui ne craignaient pas de recevoir le corps de Jésus-Christ dans des mains qui fabriquaient des idoles aux démons : Eas mamis admovere corpori Domini^ quœ dcemoniis eorpora conferunt^. Tertullien prouve de plus la présence permanente^ lorsque, s' adressant à certains fidèles qui sortaient immédiatement de l'église après la communion, et disaient pour raison que le jeûne ou la station finissait là, il leur conseille « de « réserver le corps du Seigneur (qu'ils recevaient (Jans la « main) et de ne comnaunier qu'après l'office : accepta « corpore Domini et reservato^, n II la prouve encore lorsqu'il parle à sa femme de cet aliiï^ent mystérieux qu'elle prenait chez elle, ainsi que tous les autres chrétiens, et avant toute nourriture, ante omnem eiôww*; ce qui ne peut s'entendre que de l'Eucharistie que l'on emportait chez soi, dans les siècles de persécution, et que l'on conservait.

2** Sacrifice^ sacerdoce. — Tertullien et tous les Pères antérieurs font mention de l'autel, du sacrifice, de la hiérarchie, d'un ordre sacerdotal, des prêtres par les mains desquels les laïques, les femmes notamment, offraient. Plus qu'aucun autre, le prêtre de Carthage revient sur œa idées et sur ces expressions* : il parle bien formellement de la défense faite aux femmes et aux laïques quelconques

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