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Conc. Trident., tess

334 LEÇON XXVIII. ÉTAT DE L'éôLISE AU II« SIECLE.

nécessaire, satisfaisait amplement aux besoins de cette époque.

6. Extrême-onction. — Ordre. — Mariage, 1<» Extrême-onction. — Origène est le premier Père qui trahisse la tradition primitive de TÉglise sur ce sacrement; mais en nous la donnant comme apostolique et en la faisant remonter aux paroles de saint Jacques : Si quis infirmatur, etc. ', il nous atteste suffisamment la foi et la pratique des deux premiers siècles. — 2® Ordre, — Il est indubitable qu'à Texemple des Apôtres, l'Église a, dès le principe, consacré des hommes choisis aux fonctions ecolésiastiques, par des rites formulés, par l'imposition des mains et la prière. Clément d'Alexandrie parle du prêtre comme ordonné par l'imposition des mains, x«/>«>ôoi'ou|xevoç*, et Tertullien ne fait que traduire son expression lorsqu'il se sert du mot ordinatio pour exprimer le rit de cette consécration *. — 3° Mariage. — Les premiers Pères nous représentent l'union de l'homme et de la femme comme une chose que la prière et la présence du prêtre devaient sanctifier. Elle devait se faire de l'avis de l'évêque, d'après saint Ignace d' Antioche, pour être selon le Seigneur *. Clé-* ment d'Alexandrie, parlant de la femme parée avec des cheveux empruntés, demande sur quoi tombera la bénédiction du prêtre ^ ce qui ne peut s'entendre que de la bénédiction nuptiale. Enfin Tertullien, toujours plus explicite, vante le bonheur d'un mariage « contracté devant « l'Église, célébré au milieu du sacrifice, et scellé par la « bénédiction : Quod (înatrimonium) Ecelesia canciliaty et « confirmât oblatioj et consignât benedictio^. » L'Église

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