‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 145 sur 329 · I. iB · texte numérisé non relu

I. iB

054 LEÇON XXXI. JÊTAT DE L'ÉGLtSB At) !!• SIECDE.

2. Signe de la croix ^. — Il faut descendre jusqu'à saint Justin* pour trouver un témoignage formel sur l'usage du signe de la croix ; mais Tertullien, toujours le témoin par excellence, lève le voile qui couvre, sur cet article comme sur tant d'autres, le berceau de l'Église. Il met au nombre des usages apostoliques non écrits et traditionnels le signe de la croix que « les chrétiens de son « temps traçaient sur leur front toutes les fois qu'ils « allaient quelque part, et qu'ils rentraient ou sortaient; « lorsqu'ils s'habillaient, se chaussaient, se baignaient; « qu'ils mangeaient, etc., enfin dans toutes leurs actions; « quœcumque nosactio exercet^, » — Au troisième siècle, le pape saint Corneille* et surtout saint Cyprien*^ nous disent textuellement que le signe de la croix était formé sur le front du nouveau baptisé par Tévêque, dans la confirmation. Inutile d'interroger le quatrième siècle; les témoignages surabondent, et toujours nous y voyons le signe de la croix présenté comme la terreur du démon, comme un rit primitif auquel ils attachaient une vertu surnaturelle et divine. Or, pour le remarquer en passant, ils regardaient cette vertu comme un écoulement de la croix du Calvaire et de la mort de Jésus-Christ : donc les premieJ*s Chrétiens, les Chrétiens des Apôtres auxquels remontait cette tradition, croyaient à la divinité du Sauveur.

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