ÂpoLf i, n. bb
3. De CorofMy cap. «i. — Cf. ad Vxorem, lib. Il, cap. ▼. •— i(2«. Juâxoi^ cap. XI. •— Adv. ifarctonem, lib. lllj cap. xxii.
4. Epist. ad Fabian.f apud Euseb., lib. V(, cap. xlih, p. 244, édit. Valet*
5. Epist. 72, ad Jubaian. — Cf. de Unitate Ecoles. y p. 258, edit. Pamel. -< Epist. 56, ad ThibariL, p. 130. — De Laps^y p. 2d8.
6. Sur l'eau bénite, voir Baron., an. «7, ^ 199 et lOl; an. 1ll5, §g à, 4
8lâNB DB tA OROIX. BAU &éNlTE. 255
intérieure, appartient satis aucun doute au culte primitif. Nous la retrouvons chez les Juifs, dont on connaît les nombreuses purifications; nous la retrouvons aussi chez les Gentils, dans leurs lustrations , où elle n'était devenue qu'un instrument de superstition. L'Église ne pouvait manquer de recueillir des mains de la Synagogue et de reprendre aux Gentils un rit si naturel et si facile à reproduire. Le premier témoignage explicite ne remonte toute** fois qu'à la fin du deuxième siècle, à Tertullien. « Toutes « les eaux, dit-il» sur lesquelles Dieu est invoqué rede- « viennent, comme à leur origine» un signe de sanctificaa tûm. L'£sprit»Saint ^ descendant de nouveau sur ces a eaux, non-seulement les sanctifie^ mais il leur commu* « luque quelque chose de la vertu sanctifiante qui est en a lui-même^. » Voilà bien Teau bénite, le rit et la pensée de TÉglise catholique. Saint Cyprien est encore plus for^ mel mr la bénédiction de Teau et sur les deux efiets de cette bénédiction, savoir : de purifier cet élément et de le saÀCti&er ; OparM ergo mtmdari et êanetifieari aquam a sQcerdoti^ ut pdèsit àaptùmo sm pêecaia Aùtninis qui bapti" zatur aèlvere^. On retrouve ici une exagération même de U fiécessité de l'eaa bénite, et l'homme entraîné par sa thèse favorite de la nullité du baptême des hérétiques. On ne contesta pas les Pères du quatrième i^ècle; mais nous ferons reoiarquer ici que tous tenaient ce rit pour ancien. Saint Basile le fait venir des Apôtres par une tradition sii^cieu^e et secrète*; les CmstihOms cpostoKqueÈ attribtteat AUX ApMres là formule de la bénédiction de l'eau*. Ei^ le Liber FmUficdiM^ ee véperloire des vieilles traditioie de rÉgUseromame, rappeitêdu pape safait Alexandre
el 5. — Bona, de Be5. lit,, lib. I, cap. xx, § 5, et lortout la note (6) de SaU, t. B, f. 96. *• enMotat, Àmà\ uiurg,, t. Il, i^. ttl. ~ tè P» ColUn« 9911 nMtteat rroOl 4i fMNi Mnfli.
!• De BapUmn,, «ap. n.
|« De êfêHIm ^«met^f «iq^. txm.
et I4b, VlUi cap. XXIX. — Cf. lib. VU; cap. ttiau
256 LEÇON XXXI. ÉTAT DE L*ÉOIiISE AU II« SIECLE.
une ordonnance concernant la bénédiction de l'eau avec du sel, ce qui montre Tantiquité de ce mélange.
4. Baptême^, Catéchuménat. — Chaque sacrement exige une préparation particulière; mais le baptême, administré dans les premiers siècles presque toujours à des adultes qui sortaient des rangs du paganisme, en demandait une bien plus considérable. Aussi dès le commencement TÉglise la régularisa et en fit la grande institution du Catéchuménat, Les Grecs appelaient en général Catéchumènes ceux qui écoutaient une instruction orale, les disciples d'un maître. Ce nom convenait parfaitement à ceux qu'on disposait au baptême; ils ne cessaient durant cette préparation d'écouter des instructions graduées et d'être considérés comme des enfants que l'on préparait à une nouvelle naissance. L'épreuve du catéchuménat était divisée en plusieurs degrés que les Grecs et les Latins ne comptaient pas toujours de la même manière, ni même les églises du même rit, qm avaient le même fond et allaient au même but. Voici les quatre degrés le plus généralement admis, et les quatre classes de catéchumènes qui 1& représentent, savoir : 1** les écoutants (audientes), qui recevaient les premières instructions en particulier ou dans l'assemblée des fidèles; 2** les prosternés (genuflectentes, prostrati) .•ceuxci, plus avancés , prenaient part à quelques prières, étant à genoux, et s'inclinaient à la fin, tandis que Tévêque récitait sur eux une prière et les bénissait ; 3** les compétents {compétentes) : on appelait ainsi ceux qui s'étaient inscrits et avaient formulé leur demande du baptême; 4** les élus lelectt) : c'est-à-dire ceux qui, ayant été trouvés suffisamment préparés, étaient enfin admis au baptême. — Outre
1. Sur le catéchttménat et les ritei du baptême, voir Viceeomet^ de Ànt*(l* haptiami ritibus. — D. Martène, de ÀrUiquis Ecclmae ritibue, Ub. I.-^Bingbam, lib. X et XI. — SeWaggio, lib. I, parte 2», cap. xvn ; lib. III, cap. i etseq^* — D. Chardon, Hist. des Sacremente, BapUme. ^ Grancolas, ilnctenne« Utvrd*'^' — Duguet, dissert. XVIII, sur le catichum. — Pour lee anciens PèreSi ^^T^ plus haut, leçon XXX, 1 , la note 3.
BA.PTÊME. CATiCHTJMÉNAT. 257
ridée de préparation, le catéchuménat emportait celle d'expiation : enfants relativement au baptême, les catéchumènes étaient de vrais pénitents pour leur vie passée. De là les jeûnes, les veilles, les prostrations, les larmes, Faccusation des péchés, qui remplissaient ce temps d'épreuves avec les instructions orales. Durant ce même temps on pratiquait à l'égard des néophytes divers rites qui avaient trait à la vie passée et encore plus directement au baptême : nous parlons de l'imposition des mains, des exorcismes, du sel mis dans la bouche, des renoncements et de l'onction. — Enfin les catéchumènes étaient renvoyés de l'assemblée des fidèles après les instructions qu'il leur était permis d'entendre et les prières qu'on faisait sur eux. Tout le reste du. culte et de la doctrine se dérobait à leurs yeux sous le voile mystérieux et sacré du secret.
5. Tel apparaît le catéchuménat dans les Pères d» quatrième siècle, et toujours avec les caractères d'une institution ancienne et traditionnelle. Plusieurs même le disent expressément : ainsi saint Léon regarde comme apostolique l'usage de ne conférer le baptême solennel qu'à Pâques ou à la Pentecôte^ usage essentiellement lié au catéchuménat. Les Constitutions apostoliques renferment les rites et les formules de prières concernant les catéchumènes, et les attribuent aux Apôtres*. Nous pourrions citer encore l'auteur de la Hiérarchie ecclésiastique^; mais remontons nous-mêmes au deuxième siècle, où TertuUien ne nous laissera rien à désirer. En une foule d'endroits il parle des catéchumènes, qu'il appelle petits novices, petits enfants, novitioli,.. catuli infantiœ adhucrecentis; il leur parle des prières fréquentes, des exercices laborieux de la pénitence, des jeûnes, etc. , et il mentionne le renoncement au dénum^ à ses pompes et à ses œuvres comme un usage traditionnel et lié au baptême ; enfin il signale la classe
i. Epitt. 4, ad Episcopos Siciliae,