FORME DES PREMIERES ÉGLISES. HABITS SACRÉS
nitentsquî pouvaient entendre les instructions; plus haut, la foule du peuple, les personnes mariées; on voyait ensuite les enfants; puis successivement les veuves, les vierges, les diaconesses, les ascètes, les chantres, les lecteurs, les sous-diacres; au fond se trouvait Févêque sur son Irône, ayant les prêtres à droite et à gauche, et en avant les diacres pour exécuter ses volontés, surveiller et maintenir Tordre partout. Les femmes étaient séparées des hommes et avaient leur porte particulière, gardée par une diaconesse. Au milieu de la nef était Fambon ou tribune élevée pour les lectures et exhortations. L'auteur des Constitutims apostoliques y que nous résumons ici^ avait pu VOIP quelques-unes de ces églises primitives échappées au temps et aux persécutions, ou en parler d'après les descriptions qu'on en avait conservées. Ces églises s'étendirent avec le temps et la discipline; on voit dans les premières élevées au quatrième siècle avec tant de magnificence par Constantin, on y voit, en avant de l'enceinte où ^ tenaient les fidèles, des vestibules pour les diiSférentes classes de pénitents et de catéchumènes, et à l'extrémité supérieure le sanctuaire fermé par la porte sainte; là se trouvait l'autel, le Saint des saints^ et dans le fond, ou Yabside, le trône de l'évêque et de chaque côté les sièges des prêtres. Mais, nous le répétons, ce n'était là qu'un plan développé présentant d'une manière distincte les parties concentrées et confondues dans le plan primitif. C'est ce plan développé qu'il faut avoir sous les yeux lorsque l'on veut saisir les analogies qui existent entre les églises des premiers siècles et le temple de Jérusalem.
Sur la question : S'il y avait des images et des sculptures comme objets de culte et de vénération dans les églises des premiers Chrétiens, nous n'avons rien ici à ajouter à ce qui a été dit plus haut (XXVIII, 5).