‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 161 sur 329 · LA SAINTE COMMUNION. MANIERE DE LA RECEVOIR · texte numérisé non relu

LA SAINTE COMMUNION. MANIERE DE LA RECEVOIR

pas moins de tous les dispositions nécessaires pour bien communier. Avaut l'oblation, elle chassait tous les indignes, vies catéchumènes, les pénitents, excepté les compétents, les infidèles, les hérétiques, et rappelait solennellement, jaux fidèles qui demeuraient, que les choses saintes étaient pour les saints : Sancta sanctis^, — Parmi les dispositions du corps, la plus remarquable était d'être à jeun. Cette règle remonte aux apôtres, qui célébrèrent toutefois dans les premiers jours après. le repas du soir. TertuUien la mentionne formellement*; nous la voyons généralement reçue dans le quatrième siècle, et rangée parmi les traditions apostoliques par le concile in Trullo.

2. 2^ La manière de recevoir la sainte communion. Lorsque le moment était arrivé, toutes les classes du clergé et du peuple, les prêtres, les diacres..., les diaconesses, les vierges..., enfin les enfants et tout le peuple, ce qui comprenait surtout les personnes mariées, hommes et femmes, celles-ci voilées, se présentaient successivement dans le plus grand ordre et le plus profond silence. Tous sans distinction recevaient le corps du Seigneur dans leurs mains, que pour cette raison saint Cyprien appelait illustres^, «Voici le corps du Seigneur, corpus Christi, » disait Tévêque en donnant FEucharistie sous Tespèce du pain ; « voici le sang du Christ, breuvage de vie, Sanguis « Christi, calix vitcBy » disait le diacre qui suivait en distribuant le prédeux sang; et le fidèle répondait Amen*. Les diacres la portaient aux absents ^ ce qui s'entend de certains temps ou de certains lieux ; car on laissait assez généralement aux particuliers la liberté de l'emporter euxmêmes dans leur maison pour communier de leurs propres mains tous les matins, les jours où ils ne pouvaient se

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