PÉNITENCE PUBLIQUE
les pénitents et les catéchumènes ces deux différences fondamentales qui en entraînaient plusieurs autres, savoir : !• que les pénitents considérés comme plus coupables, ayant péché après le baptême, étaient soumis à des épreuves qui avaient quelque chose de plus dur et surtout de plus humiliant; 2® qu'ayant été initiés aux saints mystères comme à la doctrine chrétienne, il n'y avait plus lieu d'user à leur égard d'aucune réserve. — Arrivons, enfin, aux lois de ce nouveau catéchuménat qu'on appelait la pénitence publique.
D'après les règlements en vigueur au quatrième siècle, les pénitents, comme les catéchumènes, passaient succès • sivement par quatre degrés, et formaient ainsi quatre classes, dont la première était celle des Pleurants {fientes) . Ils se tenaient en dehors de l'église en habits de deuil, se jetaient aux pieds des fidèles qui entraient dans le lieu saint, et se recommandaient avec larmes à leurs prières. La deuxième classe, cA\àà.Q^ Écoutants [audientes], comprenait les pénitents admis dans un vestibule pour entendre les instructions avec les catéchumènes du premier ordre. Les Prosternés (substrati) formaient la troisième classe et s'appliquaient aux œuvres expiatoires de tous genres, aux jeûnes, aux veilles, à la continence, à mille privations. Après la sortie des catéchumènes du second ordre, ils se prosternaient pour recevoir, avant de sortir eux-mêmes, l'imposition des mains et la bénédiction de l'évêque. Ce degré constituait la pénitence proprement dite. La quatrième classe était celle des Consistants (consistentes). Ils priaient avec les fidèles et demeuraient jusqu'à la fin du sacrifice, mais sans offrir ni communier.
Ces quatre degrés, saint Basile les marque constamment dans ses E pitres canoniques, qu'il écrivit, dit-il, sur ce qu'il avait appris des anciens ^ Les conciles d'Elvire*,
1. Toy. Epist. 188, can. i, t. III, opp. — I9d, can. S et 12. — 217, eau. 8.