‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 179 sur 329 · CondL Antioeh.^ cap. xyt · texte numérisé non relu

CondL Antioeh.^ cap. xyt

294 tBÇON XXXV. ÉTAT DE L'IÉGLISE AU II* SlicLË.

3. 2** Les ordinations^, — La liturgie des Constitutions apostoliques a décrit les cérémonies de Tordination des évêques, deys prêtres, des diacres, des so'.;s-diacres et des lecteurs'; mais ce qui importe ici est de faire remarquer les précautions sévères que TÉglise prenait, dès les premiers temps, pour éloigner du sanctuaire les indignes. Ces mesures étaient décisives pour le sacerdoce chrétien et même pour la religion; aussi ces premiers règlements n'eurent presque pas d'autre objet, et ces règlements sont nombreux. Saint Paul en avait poâé les bases^ Les premiers Pères, saint Ignace, Clément d'Alexandrie, TertuUien, etc., nous môtitrent, jpar l'idée qu'ils nous donnent des simples fidèles, et à plus forte raison des ascètes, du vrai gnostique, et enfin des diacres, dés prêtres et des évêques, combien devait être grande et éprouvée la sainteté des hommes admis et conservés dans les rangs du clergé. Saint Cyprien recommandait un soin extrême dans le choix qu'on en devait faire*. Neuf canons apostoliques créent autant d'irrégularités, en excluant, même des ordres inférieurs au diaconat, les bigames, les fornicateurs, celui qui aurait épousé une veuve, le néophyte, etc.*. Les premiers conciles du quatrième siècle renouvellent ces dispositions selon le besoin, et les qualifient de règles anciennes*.

Ces règles ne concernaient pas moins la vie des clercs admis dans les rangs du clergé' que leurs dispositions

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