‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 178 sur 329 · Epist. 33, n. 1, et 34, a. 5, édit. Balus · texte numérisé non relu

Epist. 33, n. 1, et 34, a. 5, édit. Balus

9. Sur cette juridiction, voir le P. Thomassin, DisdpUne^ part. I, lîb. I, cap. XL, 1. 1, p. 18S et suit. — SeWaggio, lib. I, cap. zx. — Duguet, dissert. LIV, § 2, où il affaiblit entièrement le passage de saint Irénée pour l'église romaine.

JURIDICTIONS éPlSCOPALE,MÉTROP0LlTAINE ET PAPALE. 293

çait son autorité sur tous les évêques de sa province. Il confirmait leur élection sous peine de nullité^; il les jugeait, l'es déposait même s'il y avait lieu*, et prononçait sur toutes les affaires graves qui n'appartenaient point exclusivement à l'administration intérieure de chaque église : Nihil magnum sine illius sententia facere^. Mais parmi les diverses attributions du métropolitain, l'une des plus importantes était celle de convoquer les évêques de sa province en concile ou synode, et de les présider. Les canons lui prescrivent la tenue régulière de ces synodes *, et Tertullien atteste qu'ils étaient très-fréquents*. Le métropolitain en était le président, l'âme, une condition essentielle ^ ot toutefois son autorité semblait s'y absorber, en traitant ainsi la plupart des affaires en commun. C'était là l'esprit des premiers temps, l'esprit de famille; et c'était aussi le besoin des circonstances. Le texte écrit et formulé de la discipline commençait alors; il s'agissait bien plus de le préparer par des résolutions sages et des actes empreints du véritable esprit de l'Église, que d'appliquer des règlements précis qui ne pouvaient exister encore. Pour juger alors, il fallait être bien plus législateur que légiste. Or, pour remplir une telle mission, les évêques ne pouvaient trop se concerter, ni les métropolitains s'environner de trop de lumières.

Juridiction papale, — Nous n'en faisons ici mention que pour montrer en elle le complément et le couronnement des juridictions qui constituent le gouvernement de l'Église. Nous n'avons rien, du reste, à ajouter à ce que nous en avons dit plus haut.

I. Yoy. ConciU Nican,^ ean. 4 et 6. — Cf. Concit. Àntioch» (an. 341).

ean. 16, 19 et 13. — Laodic, cap. xn. 1. Voy. Can, apoat.f ean. I S (alias 24)» îl (29), 22 (30), et poêtim, 8. Can. aipost» 27 (alias 35), renouTelé par le concile d'Antioche (an 341),

ean. 9.

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