D. Cyp., ibid,, n
ft. ndd.
Ecclesia prœsidemus ut episcopatum quoque ipmm unum atque indivisum probemui * . — Enfin les fidèles, qui s'entendent en tous sens au loin par la fécondité de TÉgiise, . tiennent eux-mêmes à ce centre pour ne faire qu'une seule ' Église, comme les rayons tiennent au soleil et ne font qu'une lumière; comme les branches à un seul tronc inébranlable; comme les ruisseaux à une seule source dans laquelle ils ont leur unité ..... Quomodo solis multi radiù sed lumen unum *, etc.
Ainsi saint Cyprien nous représente l'Église comme une grande sphère, dont les fidèles forment l'immense circonférence; l'ordre ecclésiastique, dominé par l'épiscopat, les rayons; et enfin la chaire de Pierre, c'est-à-dire l'évêque de Rome, successeur de Pierre, le centre suprême et la clef de voûte dans cette divine construction. Ces trois grands éléments se tiennent par le lien hiérarchique de l'autorité qui enchaîne et soumet les fidèles aux év<;ques, et les évêques au successeur de Pierre; ce lien constitue le gouvernement même de l'Église.
Mais saint Cyprien ne sépare pas de ce premier lien celui delà charité; il nous le montre immédiatement comme le ciment qui unit les fidèles entre eux, les évêques également, pour ne former qu'un tout, un corps un et indivisible'. Et il entend bien un corps animé, dans lequel la vie, descendant de la source génératrice, a matrice^ circule de là dans toutes les parties qui le constituent. Le centre est donc pour lui non-seulement un centre actif et vivant, mais le principe vital, le cœur et la tête de la société catho- Jique; hors de lui, rien ne vit et ne respire, rien ne subsiste *.