S90 LEOON XLV. SAINT MARCELLIN. AN 804-3V
3. Quelle fut maintenant la conduite des Chrétiens au milieu de cette effroyable tempête ? Plusieurs, mal préparés, succombèrent» les uns eu livrant les saintes Écritures et les vases sacrés, et ils furent flétris comme traîtres à la religion, sous le nom de Traditeurs, TVaditores ; les autres en sacrifiant. Les Traditeurs furent assez soitibreux on Afrique ; mais il y eut généralement peu d'apostats pr<h prement dits, lapsi, par comparaison du moins avec eeun qui étaient tombés sous Dèce. Beaucoup de Chrétiens pri* rent la fuite et cherchèrent un asile chez les Barbares, qui les accueillirent et reçurent en échange la lumière de la foi. Plusieurs Se rachetèrent en donnant des sommes d'argoqt pour n'être pas recherchés, ce qui était approuvé de l'Église. Enfin une multitude infinie triompha héroïquement des tortures et de la mort. Écoutons do* témoins oculaires. Oq ne peut, dit Ëusèbe, supputer le nombre des martyrs qui souffrirent eti chaque province ^. Dans la seule Tbébalde on immola chaque jour, pendant plusieurs années, dix^ vingt, soixante, quelquefois cent Chrétiens^ hommes < femmes et enfants, par divers supplices. Le même Eusèbe y vit en un seul jour une foule de Chrétiens dont leâ unft furent brûlés, les autres décapités, et ceux-Kîi en si grand nombre, que les fers émoussés se brisaient, et que les bour* reaux, épuisés de iatigue, avaient besoin de se suocéder'. Une ville de Phrygie fut brûlée tout entière avec ses habi^ ttots tous Ghréti^s, même ses magistrats. Ailleurs on les noyait, pour en finir plus vite \ Qu'on juge maintenant du nombre eff'royable des martyrs que la persécution dut faire dans l'immense étendue de l'empire, excepté deux provinces, les Oaules et l'Angleterre I Exceptons encore quel-
faain in eertamwe qaodam m quo propoûte suai pNesna^ suptrw* te iiiTisea contendentes. Euseb.^lifci VUl, enp, Btt.-*Goiif. Mp. tii et aetmi^9^U0tmf4 deMortib. PtfêêouLi eap, av»