‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 233 sur 329 · DÉFAITS DE LI0INIU · texte numérisé non relu

DÉFAITS DE LI0INIU

-—Tels furent les commencements desDonatistes. La rebaptisation, tolérée jusqu'alors, mais condamnée dans les conciles de Rome et d'Arles, devint la première erreur qu'ils ajoutèrent au schisme.

4. Cependant FËglise d'Orient retombait sous une nouvelle oppression. Licinius, qui avait épousé Constantia, sœur de Constantin, ne pouvait aimer un collègue auquel il ressemblait si peu. Dès l'an 314 , il y eut une première rupture, qui ne fut que passagère. Mais Licinius n'aimait pas plus les Chrétiens que son collègue. Il recommença donc à les molester, les chassa successivement de son palais, de l'armée, de leurs églises (319), et enfin les persécuta ouvertement. Parmi les victimes qu'il fit encore, nous citerons saint Biaise, évêque de Sébaste, qui eut la tête tranchée, et les quarante soldats, appelés les Quarante Couronnés, exposés toute une nuit sur un étang glacé ^. Par cette conduite, Licinius se déclarait le chef armé du Paganisme contre Constantin et la religion chrétienne. Ce fut r.effort suprême de la vieille et cruelle superstition : Licinius, défait dans trois batailles, se rendit à discrétion et

nltrtmoataiiii qui ont traité de ce concile. Nous pourrions mettre de ce nombre tes Pères mêmes da concile d'Arles; ils étaient présidés par les légats du pape saint Sylvestre, sueeesseor de saint Melchiades, et ils eavoyërent ensuite les décisions du concile au même pape saint SyWestre, pour lui en demander la confirmation et b promulgation. Voyes Noël Alex., sœc. 4". ch. m, art. I.

V Corutantin utù't^il d'vn droit réel en donnant des jugea et en jugeant M-méme aprèe lee concilee de Rome et d'Àrlee?

Pour l'affirmative : Noël Alex., t&id., dissert. V et XXI ; nos jurisconsultes français en général, et à plus forte raison les protestants, qui ont mis TÉglise sous la puissance civile.

Pour la négative : Nous mettrions volontiers en tète Constantin et les Donieiiistes eux-mêmes, qui s'en défendirent plus tard, ainsi que les Catboliques. Voyez 8. optât, liv. I, eh. zxii. S. Augustin se prononce nettement et dit que Constantin «a demanda plut tard pardon aux évêques. Voyez Ep. 43, ch. vn, n. 20. ~ Cf. 105, ch. Il, n. 3, 8 et 10. Ce fut une aiTaire de condescendance qui s'explique iMilement dans ces premiers jours de la liberté de l'Église. -* Roneagiia, in Nat. Alex., dissert. V, p. 349. — Cf. p. 111 et 4il, édlt. Venet, et tous les ultramontains, on plntêt tous ceux qoi aiment la liberté et l'indépendance de l'ÉgUie*

i« Voyei les mêmes auteurs que sur la persécution de Dioeiétien.

496 LBÇON XLVIIi fiAIKT BTIfVlBTBSt AN 814-924.

fut étranglé ft Theesàloûique (323)) pour des raisons que l'histoire ne perduet pas de démêler ^ La ohute de Licinios acheva la Ti€toife du Ghristiailisme) et permit à TOrieni de jouir des mêmes biens dont TOccident était en possession ^t Constantin s'appliqua eh même temps à ruiner l'idolâtrie^ en s'attaquant d'abord aux pratiques les plus abu^ sWesi II inteltlit les opéi^tiOns magiques et les daeriâees seoi^ts^ puis fit abattit plusieurs idoles et quelques tem-' plesj niais il défendit de forcer personne à embrasser la religion ohrétiéftnei C'était par la persttasioii qu'il voulait amener leé païens^ et il leur adressa h oette fin les plus pressantes exhortations'.

Cette prospérité au dehors n'abahdoima jamais Goostan* tinj mais les chagrins doiiiestiques empoisonnèrent plue tard à2L Vie privée; Il fit mourir sueoessivement Crispe, sèil fils aîilé) qui s'était déjà couvert de gloire, et Faustèi sa femme (326). Les historien^ île s'accordent pas sur les causes de ces exécutions tragiques; mais il est à peu près certahi que l'impératHee Faustè» belle-mère de Criafl^i avait aecusé ce priface d'un double drime qu'il attrait voulu commettre envers elle et contre son père, et que Cohstantin, ayant reconnu trop tard la calomnie et outré de douleur, fit mourir Fauste elle-même \ — Crispe avait eu pour précepteur Làctâtice, célèbre pami les auteurs eccléslas* tiques. îl fut disciple éh Afrique dii rhêléiir Arhobé, ël professa lui-même la rhétorique latine à Nicomédie sous Dioclétien. Indigné des attaquée de ddut philosophes paienâi Hiéroclès et iiii autre, il entreprit ses ïnètituHons et tout Ce qu'il a écrit en faveur de la religion. Outre ses In$titutionet

1» Pldfti6ttM AeedIeM GOtlitùiUil d'H^if fait MMk UeHAiÊB Htathe ta pàtiUtti d'autres le jttilifielit. i)an8 té dam le cftHiciè^e ttdrai Aë GoUiàiittii noill mt^^ rait déjft a l'absotadM. Votei TUlettloM; Bmp.^ U IV ^ p. U4 e( §l8i

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