‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 234 sur 329 · Ibidi · texte numérisé non relu

Ibidi

4i Vét. Tmtii*^ Bmpt, t. ïTi ne é9 emêtii mi a, m nsm^ u i»

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LACTANOB» gAÎNÎ AKTblt^B. LÉë ClêNOBITfeS. i\}tï

divmœ, il nous ireste de Ldctaiice De opifitiio Dd; Dé ira Dei et cfe Mortibus PerswHtorum. D. le Nourry lui conteste ce dernier avec beaucoup d'érudition, et Ton continue dé le citer sous le ndm de Lactance. Cet illustre écrivain, qlii mérita par la beauté de son style d'être appelé le Cicér'on chrétien^ mourut vers dâ5 ^

8. Tandis que Constantin mettait les Chrétiens comme en possession de la paix^ de la liberté, des honneurs et deis richesses, et que les éVêques s'efforçaient de; prévenir et d'arrêter autant que possible les fruits ordinaires de la prospérité, e'est-ï-dire la mollesse, la sensualité, les briguée, le luiC) le relâdhetnènt en un mot, de simples fidèles, l'élite des âmes ohrétiehnes allaient chercher dans les déseHs uîl asile contre ce relâchement, rettouaietit les ti*aditiotls de l'ascétisme, et préparaient ces institutioils moiiastiqties qui devaient perpétuer dans le cours des siècles la ferveur de$ siècles apostoliques. Saint Antoine, le premier et le plus illustre^ s'était retiré dans la solitude dès Tan 270. Il essaya vainement d'échâppdr à ses disciple^; ils élevèreht leurs cellules autour de la sienne, et suivirent un régime mixte, moitié anachorétique, chacun ayant sa cellule séparée, son monastère i et moitié cénobi tique, tous se réunissant ordinairement pour la prière, le repas, et pour entendre les exhortations d'Antoihe, lorsqu'il sortait de sa propre cellule. Ces hommes célestes habitaient sous la tente; on eût dit les anges campés dans le désert. Saint Antoine vint plus d'une fois au secours de ses frères à Alexandrie, soit dans la persécution, soit dans les troubles de l'arianisme. Averti par une révélation de l'existence du premier ermite mentionné dans Thistoire , ^âitit PaUl, il lé Visita dans sa grotte, lui rendît les derniers devoirs, et mourut lui-même en Tannée 356.

Saint Antoine n'avait fait que préparer la voie au régime

I. Bttr LactaiMfe, Toir Titlem., t. VI, p. 203. ~ D. le Noutty, etc. Toy. la iioti«« d« âDdeieaHI, t8 jtrfiii dafi« la Ttë die Miiite Potàtttiëhe.

cénobitique : saint Pacôme l'établit complètement. D'abord soldat, puis disciple d'un saint ermite nommé Palémon, il se rendit à Tabenne et y fonda le premier monastère régulier, vers l'an 325. II y eut bientôt plusieurs maisons nombreuses, et de plus une communauté de vierges ou religieuses gouvernée par sa sœur. Il est remarquable que la règle de saint Pacôme ne fait que maintenir la manière de vivre des premiers chrétiens, à l'exception de quelques articles impraticables dans le monde. Ainsi, pour la nourriture, elle consistait en pain, fruits, légumes, eau pure, sans vin, sinon pour les vieillards, ce qui était entièrement conforme aux prescriptions que Clément d'Alexandrie donnait comme règle chrétienne, dans son Pédagogue, à ses catéchumènes. — Saint Hilarion, l'un des plus anciens disciples de saint Antoine, s'établissait alors dans la Palestine, sa patrie, et y fondait les premiers monastères^. C'était là une grande consolation que Dieu préparait à son Église, à la veille de l'une des plus grandes épreuves qu'elle ait eu à subir sur la terre : nous parlons de l'arianisme.

LEÇON XLVIIL

1 . ^ Si nous remontons aux premières attaques de l'erreur contre la vérité chrétienne, nous trouverons le Gnosti-

i . Sur ces premiers établissements monastiques du quatrième siècle, Toir plus haut la Leçon XXXYI, n. 7 et suiv., pour les idées et les sources. Sur S. Paul ermite, S. Antoine, S. Pac6me et S. Hilarion, voy, leurs anciennes Vies recueillies par le P. Rosweide, dans ses Vitx patrwn^ liv. I. — Godescard, voy. la Table, et les BoUandistes, eicepté pour S. Hilarion, Si octobre. — Tillem., t. VII. — — D. Cellier, t. IV, etc.

2. Sur les Ariens, voir les écrits de S. Àthanase, qui sont la meilleure source. S. Hilaire de Poitiers, les hist. Sozom., Socrate et Théodoret, liv. I. Ce dernier est le plus sûr. Nous ne parlons pas d'Ëusèbe, qui a gardé un silence intéressé et

ARIUS. LB8 ARIBNS. 409

cisme païen et demi-chrétien pervertissant, au deuxième siècle, la notion de Dieu par ses émanations d'êtres inégaux. Nous l'avons vu réagir contre lui-même à mesure qu'il prenait une couleur chrétienne, réduire ses émanations, et arriver enfin, au troisième siècle, à une trinité de personnes purement nominales, c'est-à-dire à Tunitarisme. Ce mouvement provoquait la réaction dans le sens opposé et poussait l'esprit d'erreur à blesser l'unité de substance en exagérant la distinction des personnes. Tel fut le rôle d'Arius. Cet Égyptien était d'une taille élevée, d'un extérieur grave et modeste, d'une austérité mêlée de douceur; il avait de l'éloquence, une certaine connaissance des sciences humaines, un raisonnement subtil et une audace également souple et tenace, selon les circonstances. Arius s'engagea d'abord dans le schisme de Mélèce, fut ordonné ensuite diacre, puis mérita d'être chassé par saint Pierre d'Alexandrie, son évêque, rentra en grâce sous saint Achillas, qui l'ordonna prêtre et lui confia une paroisse de la ville. Enflé d'orgueil, Arius osa prétendre à la première place; mais lé clergé et le peuple trompèrent son ambition en donnant pour successeur à saint Achillas le saint prêtre Alexandre. Pour se venger, Arius se jeta sur la doctrine de son évêque, n'ayant pas trouvé moyen d'attaquer sa conduite. Saint Alexandre enseignait, avec TÉglise, que le Verbe, le Fils de Dieu, était aussi ancien que le Père, qu'il lui était égal et avait la même substance. Ce fut contre cette doctrine apostolique qu' Arius osa réclamer. II cria au Sabellianisme et prétendit, lui, que le Fils de Dieu était moins ancien que le Père, qu'il y avait eu un temps où il n'était pas, qu'ainsi le Père l'avait tiré du néant, qu'il

coupable sur lei erreurs d'Anus. — • Parmi les modernes, les historiens étendus, Baron., Orû, Fieury, Rohrbacher, etc. Noël Alex., sse. 4", ch m, art. 3 et 4. — TîUem., t. VI. — Pluquet, Dict. — Schubert, Dissert, de vera origine Arianismi. — Maimbourg, Hist. de l'Arianisme. — Les Viee de S. Athanase par Hermant, Till., t. VUI, et par ses éditeurs ;' surtout Moehler, Athancue le Grcmd, plein de Tues neu'ves et originales.

410 LEÇON XLViIl. feAli'îf SVtVfe^T'tlE. AN 325.

n'était en conséquence qu*Une créatiii^é lilli^ pàrfâlie sans doute que les autt-es d^éatureS, mais tôUtëfdis infiniment àil-dôssous de là nature divine; qde néanmoins il était Ùieiî par une certaine participation de la divinité, et à la toâ^ nière dont on peut Id dit*e defe hottimés eUx-tnênies. Aritiè alla jusqu'à dirfe que de Ve^bé avait été Créé feVëc la liberté de pécher, et qiie t'èlM par le bôh usage de cette liberté qu'il avait mérité ce haut degré dé gloire ôû fiieU l'avait élevé. -^ Cependant le Père n'avait p\x etifetef sàiiS Verbe, sans Sagesse. Aussi Ariu^ admettait un autfe Verbe, une autre Sagesse du Père, ga Sâgèsàé pi'opre, dàhs laquelle il avait Créé lé Verbe secondaii»e et extét^ielii» : M qm Saptenttd (stud Vérburti fétit^, Oê Verbe doêternël n*ê^ tait et ne pouvait être que le Pêi^e lui-même pendant, le Père se reconnaissant, se parlant, c*efet-à-dire tlil Vét^bë pUi*ement nominal, tel que l'admettait SabélliUs; mais Arius n*en faisait pas une pei*sonne. PoUf lui, le Verbe Secondaire et créé était la secondé pei^àonnè de la f rihitéi ce (jni i*uinait d'autre pat't TurtitÔ de substance et dégradait la notion de la divinité. ^ Pout JésUs^Christ, il l'unissait avec le Verbe infêrleui», niait en donséctuënce sa divinité, tout en l'appelant Dieu, mais dans Un Sens mdiUS fetrict encore qUe le Vei^be lui-même.

Telle fut la doctrine irapie d'AHUs. Oh y troUvail, avefe le principe du Sabellianistoe, un Gnostidsme réduit à dèuX émanations inégalés i celle du Fils, qui était en question^ et celle du Saint-Esprit, passé alofs sous silence. Elle fuinaii également les mystères de la Trinité et de l'îttcafnâtiolij et, en consei*vant le cuite d'adol*àtiÔn pda^ le Vérbë et JésuS-Ghrist, elle introduisait tifi UottVeau Pèganfsttle danii la religion. Elle réunissait, en un mot, toutes les nuances du Gnosticiume Supérieur et philosophiqUej comihe le *y«*« tème manichéen aVait réuni toutes les hUattcés dU GhOStlcisme inférieur et grossier.

i. D. Athan., OraC. 1 contra Arian,

CONCILE M HieàB, ttf tSWSÉKIQUB; L«B lâilÎKâtllâKS. 411

3b En 8'élèvant ëonlré la doctrine de son ëYê(]Ue> Arius eut soin de dii&âimuler en partie la sientie. gaitit Alëxatldfé iieaâni&in», ^pm Uti ifiâtaflt d'hêditation> eu déddUVrit tottt lé Veilin^ et pmf 6n ati'étèr les pf dgfèdi il assemblË s(m Cofieild (8S0) el dtifidattiA& AriUS) àVëê doUÉë prêti*eâ ou diftferes, dêUs évêques et tôUs ses phrtisansi dès lot^ë o^nntiil BOUS Is nom d'Arten». L'aUteui" de (^ë grand trouble^ iiilerdit et ohassé de soii église$ se rendit eh Palestine^ f^tk il ^agna quelque! évêques. Mais sa plds importante^ domtfid sa pliis facile côttqtiète^ fut celle d'ËUsëbe de Nieomédiei Goiirtisati habile, éloquent) aetif^ saorifiant tout h son am*bition, Eusèbe jouissait, de plus» par le crédit de ConétaUi^ tia^ sœUr de Constantin^ d'Une puissance qui le fendait le plus dangereux des hommes^ Il aceuëillit le pmm Ai'iUâ oomme un ami^ et se déelara dë& lors pour sa doètHné. Gë fut dans cet ftsile que rhéfésiarque^ puuf popularisët* sëà erreurs, eomposa sa TMië et des chansons poui* les di^ verses classes du peuple^ poui* les matelots, les gens Jeë moulinsi les voyageurs, etc. -^ t^endant ee temps^lft, EU*sèbe tetivait à Une foule d'éVéques en ftiVeur d'AHUëj qu'il voulait faire réintégrer à Alei&andriej de ëon côté, sàini Alexandre ënVoya defe lettres circulaires pour préVeUii* îëà surprises de l'erreur^ et ce fut dans oe trouble que Gon-^ stuntin trouva TOrient aprës sa victoire sur LicitiiUS; L'é'^ Vêquë de Nidofflédie lui dit tout ée qu'il Voulut^ lui faisant surtout entendre qu'il ne ^'agissait de rien d'important pour la religion^ Constantin écrivit en ce dens à Tévéque d'Àleitaildrie. Le célëbre Osius de Gordoue^ portëuf dé sa lettre^ fit assembler un grand concile (324) iSontiH) îeë Mé^ léeiens et les ei^eurs d'Anus. Mftis tout fut inutile^ et il fallut en venit* à un concile universels

81 !l ft'ais^nbla à Mteée^ (9â5) souâ la présidence d'ôëiuë

il Sur le eoncUe œcuménique de Nicée, Toir d'abord toutes les pièees dans IM eHllêétfotal A^ «Oitbilfeéj bUHëat ae l»bb6 et ItUisi i B. Athftfi. àe SyÂbM Mcam. deeritit; Ep. ad Momchot, elpanimi — N«el Alex., g«c. 4% dt^t, il

412 LBÇON XLVIII. SAINT STLVE8TRB. AN 886-396.

de Cordoue, qui représentait, selon l'opinion la plus probable, le pape saint Sylvestre, ainsi que les deux légats romains Vite et Vincent. On y comptait trois cent dix-huit évoques, presque tous de l'Eglise d'Orient, et la plupart portant encore sur leurs corps les stigmates glorieux de la persécution. Les Gaules, l'Espagne, les Goths, les Perses y eurent leurs députés, et on y vit un grand nombre de prêtres et de diacres, qui avaient la plupart accompagné leurs évoques. Les Ariens s'y trouvèrent au nombre de vingt environ, ayant à leur tête Eusèbe de Nicomédie. L'ancien culte y fut représenté lui-même par des philosophes païens qui vinrent y disputer.

La doctrine attira d'abord l'attention du concile. Les Pères entendirent Arius et ceux de son parti; ils repoussèrent avec horreur leurs blasphèmes, en appelèrent à la tradition, à l'enseignement apostolique de toutes les églises contre les vains raisonnements des sectaires, et, pour couper court à toutes leurs subtilités, ils adoptèrent le terme de consubstantiel, 6/iioovmoc, déjà employé auparavant, comme exprimant sans détour possible l'identité de la substance du Père et du Fils, et dès lors l'unité de substance dans la Trinité. On dressa en conséquence le symbole que nous chantons encore à la messe avec quelques additions, et tous les évêques souscrivirent, même les Ariens, à l'exception de deux Égyptiens; ils furent anathématisés par le concile, et exilés avec Arius par Constantin. — ^ Après la question de la foi, les Pèreg de fîicée condamnèrent le schisme de Méièce, et décidèrent, contre les Quartodédmans de Syrie, que la Pâque serait* célébrée le même jour dans toutes les églises, savoir le dimanche qui suit le quatorzième jour de la lune. Ils firent aussi un certain nombre de canons de discipline, dont il ne reste que vingt bien authentiques. Ces règlements concernant les clercs, là tenue des conciles

et aeqq.; — Palma, 1. 1, eh. xlii, et en générii tous les anteuni dé^k indiqués sur

les Ariens. .

CONCIIiE DE NICiE, pt" ŒCUMÉNIQUE. LES SEMI-ARIENS. 413

et la juridictian supérieure des quatre grands sièges appelés depuis patriarcaux , et des métropolitains , enfin le baptême des hérétiques et quelques points sur la pénitence et le culte *.

4. La décision solennelle du concile de Nicée vengea la foi ancienne et apostolique des innovations impies d'Arius*^ et si elle n'abattit point la secte arienne, elle la contraignit du moins h dissimuler et la divisa. Arius et un petit nombre de disciples continuèrent de blasphémer ouvertement contre la divinité du Verbe; mais le plus grand nombre de ceux qui l'avaient suivi jusqu'alors se jetèrent dans un système adouci. Us admettaient un Verbe unique, éternel, Fils engendré du Père avant tous les siècles, semblable en toutes choses au Père, et bien au-dessus des autres créatures, étant d'une substance beaucoup plus excellente. Ce parti, qai faisait du Fils un être moyen entre Dieu et les créatures, fut celui des Semi-Ariens, et eut pour chef Eusèbe de Gésarée. -Cet évêque, que ses savants écrits ont rendu célèbre, était un caractère faible, complètement dominé, d'un côté, par Eusèbe de Nicomédie, que l'on croit avoir été son parent, et qui l'entraînait à l'erreur, et, de l'autre, par son désir continuel de plaire à Constantin, qu'il voyait sincèrement attaché à la foi de Nicée. Pour Eusèbe de Nicomédie lui-même, il n'éprouvait aucun embarras. Tout en conservant la doctrine impie d' Arius, il adopta les expressions semi-ariennes, qu'il ramenait au sens des Ariens purs, par la manière arbitraire dont il les entendait. Il s'unit donc au parti semi-arien avec vingt évêques environ, qui s'attachèrent peut-être autant à sa fortune qu'à ses erreurs, et qui l'imitèrent dans son hypocrisie comme dans son impiété.

1. On ne troute point, dans ee qid reste des actes de Nicée, de pièces authentiques qui attestent que le concile ait écrit une lettre synodale au pape Sylvestre, et que ce saint pape en ait confirmé les décrets. Toutefois la discipline invoquée par le pape Jules écrivant aux Orientaux et les ciMonstances ne permettent pas d'en douter. Voy. U. Wouters, Hittorise eccleaiasticx compendiwn , U I, P- <88, n. fi.

4i4 LteÇON îttViit. sAti^* ^HtÉStttE; AN fe6-ë36.

Les deut Eilsèbe se tfdUVërent ainsi S li tété dtl pâ^ti semi-ttrien^ ^Ui devint dès lors le parti dés Eûsébièns. Ils n'avaient en apparence qu'un seul symbole; mais, ati moyen des sens divers qu'ils lui donnaient, ils tenaient réellement deiilt dOclHnes bien distihctes : l*ùne stricte, l'Ariîtnisme j»t«^ et l'autre adoucie ou lé Senli-Ariàtiisitië. Ainsi, après le concile de Nicéé, leë Ariens pufs et dé^ clarés, très^pèU iiombreut, conservaient la tVAHê dii plutôt la crudité de leurs anciens blasphèmes; les Catholiques maintenaîeht la simplicité delà foi ahtiqtte sous une exptiéssion plus précise; enfiii les EusébienS sé réfugièrent danià un formulaire élastique, plein d'àttîblguïtés et d'équivoques, et se prêtant à toutes les iilterprétatibns. Ce parti, dominé complètement par Eusëbe de Nicottiédié, formait alors toute la secle arienne. Arius lui-inême n'était pluâ que le protégé , la créature des Eusébiétis , qui en fireût leur dràpeati.

B. Le concile de Nicée ftit TëVénement lé plus glorieuï du règne de Cottstantlti. 9ft piété et son zèle pour la Migion, son respect poui* les évéqîies, y parureiit avec éclat. Eusèbe de Nicomédie âyàtlt ttàhi sefe vrais sentiments efl rédevatit à sa communion des partisans d' Arius, ce prinée n'hésita pas : il le relégua dans les daùles avec Thëogiii§ dé I^icée. Malheurëuàëitiëht Gonâtahtiil avait une falblésâë de Càï^àctèfé qui perdit tolif le bien qii'ori poUvàit attendi*ë de ses plus heureuses diàpbSitîons. Trompé par un prétl^ de sa coUr, Arien caché, il fàppëlà Arius, (JUi lé trôlûpâ à soii tour par une pi^ofessiôrl de foi Wdlgée à la fkçon déè Eusébieris. Eusèbe de NicOmêdié et Théognîs iie tardèfeht pas à revenir èUi-^mêmeS, après àVoît^ pt-otésté dé leui* soumission au concile. Instruits par cette expérience, qtlt les rendit circonspects, les Eusébiens laissèrent la question de doctrine k l'écart, ou plutôt ils la convertirent eii une question de personîleS. Tout lëur plan consista dès lors à faire rétablir Arius dans Alexandrie et h substituer aux évoques orthodoxes, surtout sur les sièges importants, des

éVéïîues dWèrié. Gé fut ainsi qû'iU ÛèpôÈ^tM Stibeëssî^fê^ méhi, dàtt§ leurs cônciliàbiiles, feâitit Éiistàte, éVè(Jtt§ d'Antiobhô (33l), dont le départ fUt suivi d*Uri long schiéitiê entre les Catholiques de bette ville, les uns étàht demeurtè fidèles â éà cônimunioil, les autres, au contraire, âjrâht aècet)te celle des évêqiies que les Ariens y placèrent éUiccèâsi= vement ^ : Marcel d'Andyï*e (Sâe), saint Paul dé Conétàntis^ ndplë(3âe] et uiië fbttle d'aiitfe^, tous èouâ ràccuéâtiôfl Mtiàle de Sabëlliâhisiilë.

e. Mais IfeS Ëusébieiié n'à^feîôht Hen de |)Iù6 à Mixt qu* le rétablissement d'ArîUé, et cfe ftlt là qu'ilé écboùèl^iit. Lô siège d^Alekàndrie était encol^èbecU{)è pài*sàîntAtliânaâè*. Ce glrâiid homtiie àVait d*âbôM inôhé là Vie aséétiqUej sdti évéctue réleva àû diàéonat, et s*èh fit aetôWipàgttèf au eoftciledé Nlcée. Athaiiâise ^ déploya contre ArlUs Uhe scîehW et une habileté qui le signalèrent dès lors à la haine implacable des Ariens. Six mois après le concile, saint Alexandre mourut, et le diacre Athanase fut élu par acclamation pour lui succéclei*; tel éidi! TMomme dont il fallait avant tout obtenir le rappel de l'hérésiarque. Eusèbe écrivit ef fil (Sorire par Qonâta&tin à saint Âthanaëe j thais ee fiit en vftili, ei les Eusébiens ne songèrent plus ^'à se veugeri PoUf arriver à leur bat, ils s'entendirent aved les Mèlëeiensi et intentèrent d'ftbéurd^ caiônmies, que le ëftittt éVêque réfota Vietoriettsetàent dans lé (K^n^iliabule de Tyr(6dS)i Tandis que ses eimemis confondus allaient célébber nn coiloile plus nombretts et faire la dédioace de la mÉguH fique église de la Rééu]*re4tion à Jérusalem, Athanase se rendit à Gonstantinèpte près de l'empereur S où les fiUsé^

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