‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 242 sur 329 · D, Athan., ad Monach · texte numérisé non relu

D, Athan., ad Monach

VioL^|!îCË PE$ àei]p:ms. bxil de. libère. 431

évêques orthodoxes n'eurent qu'à choisir entre la copdaiiinatiop d'Athariase et Texil : Aui igiiur ubi^mperate^ aiu vos quoq^e e:j[:^ul0s estoU^l Les plus généreux, saint Ëusèbe de Verceil, Lucifer de Cagliari, les deux légats du pape, saint Denis, évêque de Milan, auquel ou substitua Tarien Auxence^ et beaucoup d'çiutres, tant évêques que prêtres et diacresi, ref\j§ôpent, tes autres signèrent, toujours en réserv^qt la question de l^ doctrine. Ils pensaient que l'on pouvi^it ii^orifier un homme au bien public e^ ^ la paix de î'Iglige. -T Ce fut dan§ ce concile de Milan qiie les adversaires du consub^tantiel se niontrèrent pe qu'ils étaient, de vr^is Arien§^ dont le dogn^e inspira au peuple catholique une horreur Qui le3 obligea à gfifder encore une certaine féaerye. Toutefois les JSusébiem disparurent^ et il n'y eut plus dès lors qne dô$ Ariens,

^. Cependant deux hommes, et les deux plus importants, le pape {iibère et te grand Osius, manquaient au succès des sectairei^, Ih résolurent d'en triompher, n'importe à quel prix, Constance tenta Libère par des présionts qui furent méprisés. Mandé et conduit h Milan^» Libère se montra plus calpae encore devant le tyran. « Nous sommes prêts « à tout souffrir, lui dit -il avec une généreuse fermeté, t plutôt que de consentir à être appelés Ariens^, » Dans un antre entretien rapporté par Théodoret, Constance lui ayant dit de souscrire pour être renvoyé k Rome, Libère lui fit cette magnanime réponse ; « J'ai dit adieu à mes « frères, et sachez que les lois ecclésiastiques me sont « plus chères que le séjour de Rome : Fra(ribu$ qui Romçe « suntjam vale dixi. Poiiores enim smt ecclmasticc^ leges « quam domicilium Romœ^. » Et le grand pontife partit pour Texil en repoussant avec une indignation apostolique Ter que lui fit offrir l'empereur. « Retourne à celui qui t'a

!• D. Athan., ad Monach,

3* Theod, HisUf lib. H, cap. xti, p. 95t

id^ LEÇON LI. LIBÈREé AN 352-359.

« envoyé, dit-il fièrement à l'eunuque Eusèbe, et rends-lui « ces pièces d'or pour les flatteurs et les histrigns qui Ten- « tourent^. » Après le départ de Libère, les Ariens mirent à sa place le diacre Félix, qui gardait la foi de Nicée, mais communiquait avec ceux qui la combattaient^

4. Les violences de Milan furent un signal pour le reste de l'empire. Dans les Gaules, Saturnin d'Arles, arien déclaré, fit condamner dans le concile de Béziers (356), et exiler en Phrygie, saint Hilaire, évêque de Poitiers, qui s'était séparé de sa communion et avait entraîné la plupart des autres évoques. Saint Hilaire® était né à Poitiers, d'une des premières familles de la ville. Il s'appliqua beaucoup aux lettres humaines, mais l'élévation et la droiture de son esprit lui ayant fait sentir l'absurdité du polythéisme, il chercha et trouva la vérité dans nos livres saints. Quoique engagé dans l'état du mariage, il devint bientôt un modèle de vertu, et à la mort de saint Maixent, toutes les voix le désignèrent pour son successeur (354). Tels furent les commencements de ce grand évêque, qui devint, par son courage, ses travaux et ses souffrances, la gloire de l'Église gallicane et l'Athanase de l'Occident *. En faisant exiler saint Hilaire, Saturnin se vengeait lui-même, et. ne fit cependant qu'imiter les autres provinces, où tout se passait avec la même violence. — L'Orient était dans un état plus déplorable encore. On y voyait de toutes parts les évoques traînés devant les magistrats pour y entendre la formule des persécuteurs : « Ou souscrivez, ou quittez vos églises : « Aut subscribtte, aut ab ecclesiis recedite^\ » Des évêques intrus étaient mis sur leurs sièges, et l'on forçait, par la prison et la confiscation, les fidèles à communiquer

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