Sur Osius, Toy. Tillemont, t. VII, p
4. Sur Libère et ses combats, Toir Gavalcanti, Vindicias Romanor. Poniif* cum, lib. III, — Corgue, chanoine de Soissons, Dissert, sur le ftape Libère»-^ Palroa, t. ï, cap. xliv et xlv, et toutes les histoires étendues.
CHUTE p^pSIUS. JUSTIFICATION DB LIBERE. 435
cile. Tous les genres de séductions et toutes les rigueurs de Texil furent mises en œuvre pour obtenir enfin une concession qu^ rhistoire ne rapporte pas, mais que tout pous porte à croire avoir été la plus feible de toutes les concessions. Dans l'impossibilité où nous sommes de discuter ici ce point de Thistoire, nous nous bornerons à dire que ni les antécédents si l)eaux de Libère, ni ce qu'il fit fi^puis, ni Ips éloges que lui ont donnés plusieurs historiens de cptlQ époque, ni Testime et Tamour que les Romains n'ont cessé de lui témoigner, après cppûflae durç^nj §pn qril» pe permettant de croire k une chute m honteuse de la part de ce grand homme. D'un autre côté, si les tristes lettres de Libère, qu'on lit dans les fragments de s^int Hilaire, spnt ou falsiâées ou apocryphes, comme on le pense généralement, il n'en est pas de même du texte de saint Athanase, <|ui dit formellement que Libère, cédapt à la menace de mo^'t, fut amené à souscrire^. Ces paroles supposent au moins une concession, faible peut-être en elle-même, dont les Ariens se sont prévalus outre mesure, en l'exagéranj ou mêmp en la dénaturant. — Mais quelle fut cette faible concession ? Elle ne consista ni à signer la première formule de Sirmium et la condamnation de saint Athanase, comme Içs critiques le disent communément, ni xaémçi k communiquer pleinement avec les Ariens, les éyéques de Constance; elle dut ponsjstef uniquement à cpinmuniquer avec ces évêques de la cour en toutes choses, à l'exception des saints mysr tères. Cette communion restreinte était tolérée comme un acte de pure condescendance, que saint Hilaire lui-mêm^ déclare pe point blâmer^ En l'accordant aux Ariens, Libère ne rétractait rien, ne rompait ni avec saint Athanase ni avec aucun autre évêque catholique; et les Ariens aimèyeint mieux §'eR coi^tgiiter, s^uf i pîi abuçep ensuite.,
I» Q. Aibaib, ad Monach.
t. D. Htlar., Lib, contra Conitant.^ n. 2 ; — £t6. de Synodiê, n. 4 ei 8. — Toy. aussi TiUemont^ t. VI, p. 3Û6 et 467.