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contRaint par la clameur publique de le chasser. Aétius se relira de nouveau près de George à Alexandrie , où un paysan de (Gappadoce, ennuyé de la culture des champs, vint le trouver. Il s'appelait Eui^ome, et devint son plus fameux disciple. Ces deux chefs, qui inspiraient de Thor reur par leurs J)lasphèmes, avaient îiéanmoins sur la ipasse des Ariens Timmense avantage d'être conséquents. Si le Fils, disaient-ils, n'est pas l'égal du Père, ni l'infini en perfection, ni par conséquent vraiment Dieu, il n'est donc qu'une pure créature, dissemble^ble nécessairement en tout ail Père*. Or le christianisine ne pouvait reconnaître ce demi-Dieu, ce Yerbe des Ariens inconséquents. — Aétius et Eunome n'eurent d'abord qu'un petit nombre de sectateurs obscurs qui n'avaient rien à ménager; mais, au foîid, les plus avancés des chefs de tout le parti arien ne pensaient pas autrement; seulement ils avaient besoin d'user de réserve pour arriver à leurs fii^s. JeU étaient en général les Ariens d'Occident, et notammen|; Ursace et Valens, leurs chefs si accrédités à la cour^. — Or la deuxième formule de Sirmium fut précisément rédigée par" ces Ariens purs, niais encore dissimulés, ce qui explique son jmpiéW et ses réticences. Leur plan était de la faire signer à Libère et à Osius, et de la produire ensuite sous l'autorité (Je ces grands noms. Osius, presque centenaire, accablé par l'âge et l'exil, succomba enfin aux torfures et souscriyjt, pour aller ensuite dans son église pleurer s^ chute, péut-êlrQ plus malheureuse que coupable*.
6. La conquête de Libère* était bes^ucpiip plus importante pour le parti arien; mais aussi ejje était la plus giffi-