Sur Didyme et les suivantg, voir Tillem., t. X
t. Sur saint Ghrysostome, Toir sa vie, par Pallade, par son sarant éditeur, parHermant et par Tillem.^ t. XI; — D. Cellier, Noël Alex., sœc. 4*, cap. yi, art. 29.
3. Sur saint Martin, toir 8a vie, par saint Solpice Sévère, par saint Grégoire de Tours, et par Tillem., t. X; — Longueval, Ut. II et III.
4. Sur saint Ambroise, Toir sa vie, par son diacre Paulin, par Hermant, par TiUem., t. X, et par ses éditeurs; «- D. Cellier, t. YII; —Noël Alei., s«c., 4% cap. Ti, art. 27*
454 IBÇON LIV. SÂIK3? DÂMASB. A.N 866-378.
belle vie qui fit de saint Ambroise Tun des plus grands modèles que puisse se proposer un évêque. — Saint Jérôme ^, né dans la féconde Pannonie vers l'an 342, étudia les lettres humaines à Rome, puis dans les Gaulfss ; se retira après son baptême h Aquilée, qù il se lia d'une plus étroite amitié avec. Ruffin ; vint ensuite en Orient, et alla dans une solitude affreuse, au désert de Ghalcide (374), compléter ces études qui firent de lui le plus savant 4es Pères. — Ruffin *, dont l'histoire se lie k celle de saint Jérôme, était np près d'Aquilée. Ji'âge, les gotits, l^s études, étaient les mêmes dans ces deux prêtres célèbres. — Saint Augustin \ qui a tout surpassé^ n'était pas encore converti k l'époque où nous scmmes arrivés. Né à Tagaste, ^n Kumidie (354), le fils de sainte Monique annonça les plus brillantes dispositions pour Tétude, une dme sensible ^t de vives passions. Il enseigna la grammaire h Tagaste et la rhétorique à Carthage ; ii tomba en diverses erreurs, notamment dans celle des Manichéens, et s-y trouvait e^c(>re engagé en l'an 379. — En Espagne, saint Pacien ^ évoque de Barcelone, écrivait vers ce même temps contre \^ Df o-
1 . Sar saint Jérôme, toir sa ^ie, par le P. Dolcf, par D. Ifartianay, son éditeur, quii'adooaée aussi en français; par ^iHem., t. XU, enfin par |f. Co)16mbet, %,io\. in-§, 1B44, approuTée par l'illustre cardinal 4e Bonald. Yoir encore Ifoël Alex., 8«c. 4^, cap. vi, art. 31 ; — D. Cellier, etc.
2. Sur Ruffin, Toir toutes les Vies de saint Jérôme, on Von trouve quelquefois, comme dans Hartianay, une certaine partialité ', la tie de Ruffin, par D. Gerr valse, tirop partial lui-même contre saint Jérômje; r- Saccarelli, an40),n. iS, où il justifie Ruffin; — enfin et surtout Fontanini, Historia litter. AqùileiensiSy et Bernard de Rubeis, MonumerUa ecclesiœ Aquileiens» On les trouve dans te t. XX, Patr, latin, de M. Migne.
3. Sur saint Augustin, Toir sa vie, par son disciple Possidius; par Joan. |U' Titts, ermite de Saint- Augustin; par Ti^Iem., t. XIII ; par 0. Cellier, t. XI et ^I, et par ses savants éditeurs, suspects, ainsi que les trois ries précédentes, ^wan les matières de la grâce (voy. Introdwt., sect. III, p. il 5). Voir aussi sa vie latine, par Lancclot, et celle en français par M' PouJQulat, qui fsf intéressante, mais faite pour les gens du monde.
4. Sur saint Pacien et les trois soiTan^s, Toir JHoU ^(e^*, sec. 4?, cap. vi. — p. Cellier; — Zillem., t. yiU pour saint Pacien, %. XU pour saint Sulpice S^flfe, t. XIV pour saint Paulin, et t. VI, U$ Donatistes, art. 58, pour sainf Ôpt^.
s. JIÉROMP. RUFPIN. S. AUGUSTIN, ETQ. 455
vatiens, saint Optât de Milève (384) contre les Donatistes, et ^aint Phijastre de Brescia contre diverses hérésies. Dans les Gaules, saint Sulpice Sévère, né vers 354 en Aquitaine, et saint Pg^ulin, dans le même temps à Bordeaux, quittèrent le naoncje et ^e gra]]ds biens, surtout saint Paulin, qui avait été copsifl, pour mener une vie pauvre et d'étude. S^ifii P^ujin se fixa k Noie (394), près du tombeau de saint Félix , et fut îié avec |pus les plus grands hommes de i'Églisp en son temps.
Nous terminerons cette série d'illustres docteurs par saint Éphrem^ diacrp et peut-être prêtre àÉdesse, où il vjjit se fixer yers l'an 351. Pet homme de retraite, de prière et 4e larmes écrivit beaucoup sur des sujets moraux et Qscétiqqe§ et sur les livres saints ; il combattit aussi les 4r|ens pt d'autres béréjiques; mais ses écrits, composés eft syriaque ej; aux extrémités de Tempire, influèrent peu sur les 4iscussipiis de sq^ temps.
De toutes |es époques ^q Thistoire ecclésiastique, la deuxième fiioitié du quatrième siècle fiif la plus fertile en grapds hommes. Cette fécpndité s'explique par l'expansion naturelle des esprits et 4es idées (Jans les premières années de la liberté de l'Église, par }es lutte? et les persécutions de i'Arianismp; c'était l'ère des docteurs qui succédait à l'ère des martyrs, comme l'hérésie arienne avait succédé
auPagapi§mp- ^^^^ ^y^n§ dit a^ssi qu'elle s'expliquait par le sojn qqe Bien prenait de squ ÉgUse à la veille des nouvelles épreuves qui l'attendaient;.
î, yalens et ses 4ri§P§ ne tardèrei^t pa§ ^ tourne^ leur f^peur pqptre les Catholiques. Les ^vêques ^e yireuj; de
1. Sur saint Éphrem, voir Noël Alex., ibid., art. 17 ; — Tiitem., t. VUI, et tes m^6tf^$ é(|i|eurs. ^a l^oniie é4Uioa 4^ ses œuvres est celle du Vatican par les deux Assemaoi, et reproduite à yeuise, i75â.
nouveau déposés et exilés; les fidèles dans les villes, et les moines dans les déserts, furent également persécutés, maltraités et plulsieurs mis à mort. Alexandrie et l'Egypte, calmes durant les dernières années de saint Athanase, éprouvèrent de nouveaux bouleversements après sa mort, au point que Tévêque Pierre, son successeur, ne put se soustraire aux Ariens que par la faite. La Cappadoce échappa seule aux dernières violences des persécuteurs, et elle en fat redevable à la grandeur d'âme de saint Basile, son métropolitain, qui arrêta Valens par son intrépidité apostolique. Dans ces nouvelles extrémités, les évêques d'Orient, saint Basile à leur tôte, recoururent encore au pape et aux Occidentaux ; mais une première députation trouva le pape Damase aigri contre les Orientaux, qui soutenaient Mélèce à Antioche, tandis que Paulin avait pour lui Rome et l'Occident. Une seconde députation réussit mieux, et Valentinien, ému lui-même, écrivit en Orient pour faire cesser tant de vexations. Malheureusement la mort de ce prince (375), qui suivit de près ce rescrit, laissa Valens et les Ariens plus libres que jamais. Enfin le persécuteur mourut lui-même dans une dernière guerre contre les Goths, qui défirent les Romains à Andrinople et brûlèrent sans le savoir Valens dans la maison où il s'était réfugié (378) ^
2. Les Goths, qui troublèrent plus d'une fois le règne de Valens, eurent aussi leurs martyrs sous le roi Athanaric, qui persécuta les Chrétiens en haine des Romains (372). Mais Tépiscopat d'Urfila, homme célèbre parmi eux, leur fut -plus funeste : durant le long séjour qu'il fit en Orient, il se familiarisa avec les doctrines ariennes, se laissa enfin persuader, et porta le poison dans sa patne pour prix de la protection de Valens. Les Goths le répandirent chez les aiitres Barbares, avec lesquels l'Arianisme
1. Voir, «or cette persécution et ces mouTemeiits, D* Basll.^ £p» M» ^^ ^ surtout »1; — TiUem., t. VIIÎ, p. 333 ; t, VI, p. 580, «te.