Le décret de son élection trouva saint Léon* dans les
I • C'«st surtout à la viUe d« Carthage qu'il faut appliquer le taltleau que Saly'ien a fait de la corruption qui régiût es Afrique. l>'après les auteurs du temps, on Yoit que la masse des fidèle» y était encore fervente et réglée dfas ses nusurs. Voy. Tillem., t. XVI, Salvien, p. 192.
S. Voir /nff oduoltofi» p. 137.
3. Sur saint Sixte, Toir Tillem., t. XIV, p. 259 ; -^ Labbe et Mansi; — Saecaïelli, aa44e,n. i.
4. Sur saint léon le Grand, voir ses biographes : Tillem., t. XV; — D. Cel-
Gaule^ où il le reçut avec «ne humilité qui ne se démentit jamais. Les circonstances d'ailleurs étaient difficiles, et les événements ne tardèrent pas à prouver que c'était Dieu lui-même qui avait préparé ce grand homme pour son Église et pour TEmpire. Les premières années de son pontificat ne furent toutefois remplies que par les soins qu'il donna à la discipline et à la répression des Manichéens. Ces hérétiques, que la tyrannie des Vandales avait fait sortir de l'Afrique, ainsi qu'un grand nombre d'autres habitants, s'étant réfugiés en foule à Rome, saint Léon mit tout en œuvre pour lès découvrir, et signala les opiniâtres aux magistrats chargés de l'exécution des lois civiles portées contre eux. Il poursuivit avec le même zèle les Priscillianistes qui remuaient en Espagne, et les Pélagiens, Julien d'ÉcIane et autres, en Italie ^ Saint Léon remédia aussi par ses Décrétales à plusieurs abus, principalement touchant les ordinations, tant en Italie qu'en Afrique et en Sicile, où les Vandales avaient porté leurs ravages. La Décrétale aux évêques de Mauritanie exprime formellement le droit d'appellation, ce qui est remarquable après l'affaire d'Appiarius, qui était encore récente*.
2. Les évêques des Gaules s'occupèrent eux-mêmes de divers points de discipline dans le premier concile d'Orange (444), où ils firent trente canons *. Saint Hilaire d'Arles, qui présida ce concile, se compromit néanmoins par une démarche irrégulière : il avait déposé, contrairement aux
lier, t. XIV; — > Haimbourg, Pontificat de saint Léon (Toy. Introduct.f aect. 3, p. 215 et 217). Ces auteurs sont plus ou moins inspirés de Quesnel, éditeur de saint Léon : ils doivent être jugés d'après le P. Cacciari et les frères Bellerinî, qui ont réruté Quesnel dans les exeellentes éditions qu'ils ont données de saint Léon. Voy. aussi les Exercitationei de Caeciari, à la suite des Œuvres du grand pape.
1 . Voy. Tillem.. t. XV, saint Lion, p. 424 et 448, et surtout Cacciari, Hitt, Manichœor»y llb. n, cap. vu et seqq.; Hiêt* Priicillian.f cap. xtti; Hist, Peia* gian., cap. n, t. HI, opp. S. Léon.
2. Voy. cette Décrétale dans les deux éditions de taiat Léon, de Caeciari, Bp. 1, et de Ballerini, £p. I2; — Mansi, t. V.
3. Manni, t. V; ^ Longucval, Hist. de VÉgl. gatl.j lib. IV, t. H, p. »,
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