‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 299 sur 329 · LEÇON LXVII. SAINT SIMPLICIUS. AN · texte numérisé non relu

LEÇON LXVII. SAINT SIMPLICIUS. AN

Lébn suivit de près son aïeul, et Zenon, déjà proclamé auguste par son fils, se vit seul maître de Tempire (474). On peut dire que ce prince difforme, qui se faisait une gloire de ses plus honteux excès, commença cette série déplorable de règnes qui a mérité à toute l'époque la dénomination de BaS'Emptre, Il est remarquable aussi que l'avénement de Zenon coïncide avec l'extinction de Tempire d'Occident dans la'personne d'Auguslule, dont nous avons * parlé plus haut.

4. Au milieu des révolutions et des Barbares, l'Église suivait invariablement sa voie, et les évêques ne cessaient de veiller sur la doctrine et la discipline. Les questions agitées dans la Gaule méridionale, touchant la grâce, le libre arbitre et la prédestination, se ranimèrent au temps où nous sommes arrivés. Saint Prosper d'Aquitaine, qui n'avait cessé de combattre les erreurs ou les tendances setni-pélagiennes, était mort alors. Il a laissé plusieurs écrits en prose et en vers, presque tous contre les Semi- Pélagiehs. On estime surtout son poëme des Ingrats, de Ingratis\ Un prêtre, nommé Lucide, croyant peut-être défendre la même thèse que saint Prosper, donna réellement dans l'extrême dont elle s'approchait, c'est-à-dire dans le Prédestinatianisme. Le point Capital de cette hérésie consistait à soutenir que Dieu prédestinait les uns à la vie et les autres à la mort ou à la damnation, ceux-ci périssant par l'effet même de la prescience et volonté di\inc. Ainsi îos Prédestinattens n'accordaient rien au libre arbitre, qu'ils disaient détruit par le péché originel, et niaient par le fait que Jésus-Christ fût mort pour tous les hommes. — Pressé parFaustede Rièse et par le concile d'Arles assemblé pour le juger (475), Lucide rétracta ses erreurs que nous avons extraites de la lettre qu'il écrivit à cet effet aux évêques. Après un nouveau concile tenu à Lyon, Fauste écrivit un Traité sur la grâce et le libre arbitre, dans lequel on^re-

1. Ses écrits formeni le t. LI, Patr. lat., éd. Mlgne (LXIH, 4).

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