‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 309 sur 329 · LEÇON LXVIII. SAINT STMMAQUB, AN · texte numérisé non relu

LEÇON LXVIII. SAINT STMMAQUB, AN

uu établif^emcnt sur les bords du Rhin dès les premières invasions. Cette petite monarchie s'était soutenue avec avantage, mais sans prendre d'accroissements notables, lorsque Clovis hérita de la couronne de Childéric, son père. Ce jeune héros vainquit à Soissons le comte Syagrius, le dernier représentant des Romains, étendit ses premières conquêtes jusqu'à la Loire» et fit de Paris la capitale de ses États. Clovis était .païen comme ses Francs. Mais Dieu permit qu'il trouvât dans Clotilde, fille des rois bourguignons, une épouse catholique, dont les exhortations et les prières le préparèrent à la lumière évangélique. Prêt à succomber sous les coups des Allemands à la fameuse bataille de Tolbiac S Clovis se souvint du Dieu de Clotilde; il l'invoqua et lui promit de se faire chrétien s*il le rendait victorieux. Sa prière fut exaucée, et Clovis, avec trois mille des siens, reçut le baptême à Reims, des mains de saint Rémi, la veille de Noël, en Tannée 496. On peut dire que ce grand événement acheva sa conquête en lui gagnant le cœur des Gauloise

Lorsque la nouvelle du baptême de Clovis et de la conversion des Francs parvint à Rome, saint Gélase venait de mourir. Ce pape, savant et zélé, écrivit beaucoup contre le schisme d'Acace ; il réprima les Pélagiens, qui reparaissaient en plusieurs endroits, et releva la discipline, tombée par suite des guerres et des incursions des Barbares; enfin on lui attribue commuïrément trois pièces sur lesquelles les critiques ne sont pas entièrement d'accord> savoir; un Traité sur les deux natures contre les Eutychiens, tn Sacramentaire que Blanchini et Acamius font remonter à

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