Aujourd'hui Zulpich^ dans le comté de Juliert
2. Sur les commencements de CIoyîs et sur les Francs avant lui, voir Grég. ^ Tours^ HUt. Francorunij lib. II, cap. xxyiii et soiv, } -« Aiotoin, 4* Otitis Francorum; les aneieuB chroniqueurs et nos historiens fronçais, surtout le P< ^^^^' Voyea aussi Longueval, liv. V. — On trouvera des points de vue nouvetM à»s& les Lettres de M. Aug. Thierry sur l'histoire de France et daaB cet Récitt wérût>ingienê, Nous apprécierons plus loin cet écrivain sur l'faistoira de l'Église d'Angleterre, au siècle suivant.
BAPT. DE CLOVIS. DÉCR. BS GÉtiASS. TROUBLES A ROME. 559
âdint Ii6on> et le célèbre Décret q^i renferme t)n catalogue de livres authentiques^ tant sacrés qu'ecclésiastiques ^ -- Anastase II succéda à saint Gélase (496)* La joie qu'il ressentit de la conversion de Glovis fut d'autant plus grande, que le roi franc se trouvait alors le seul souverain catholique dans toute l'étendue de TÉglise. Les rois barbares étaient Ariens, l'empereur d'Orient Eutychien, et les peuples catholiques, partout plus ou moins inquiétés, hors les pays soumis à Théodoric. — Le pape Anastase, voulant ramener les Orientant, en avait écrit à l'empereur dans un grand esprit de concUiation. Mais Anastase osa y mettre la condition que le pape signerait THénotique. Cette étrange prétention, portée à Rome par le patrice Festus, n'y arriva qu'après la mort du pape Anastase, qui ne tint le saintsiège que deux ans \ Symmaqud, diacre de l'Église romaine, fut élu par la majorité du clergé (496) ; mais plusieurs s'étant assemblés dans une autre basilique, élurent le prêtre Laurent, ce qui causa une division, des meurtres et un grand tumulte dans Rome. Il parait que ce malheureux schisme fut l'œuvre du patrice Pèstus, qui voulait avoir un pape de son choix, disposé h signer l'Hénotique de Zéûon. Bans cette extrémité» on s'adressa au roi Théodoric, qui décida en faveur de celui qui avait pour lui le plus grand nombre, c*est*à-dire de Symmaque; décision sage que le pape fit passer en loi canonique dans le premier concile qu'il assembla à Rome.
Ainsi, à la fin de ce cinquième siècle, l'ascendant de deux grands hommes, Clovîs et Théodoric, sur tout TOcci-
1. Tôt. i«fe iMtint •( Dicr«ti du ^pe lèi&t Gélase, dam Labbe, t. IV, et ll«nu> «• VIII ; — Patf, Ia«n.» tt LIY» col. 10^ éd. Migiwi ^ La question d'aatbêntieiié sur le sacramentaire et le décrat touchant les livres canoniques attribués k saint Gélase peut être r objet d'une dissertation utile. Voir, pour cette discustfon, Noël Alex., MMu 5*, câp. n, art. io» avec la Nùté de Mansi sur le décret ; -«- Moratori, Lilmrgiu romana wtw, Dissert, prasvia, oap. 7 ; -^ Blanehini et Acàmius; — Saccarelli» an 498, n.-l, et sqq., t. X, p. 231.
t. Sur le pape Anastase 11, voir Labbe, t. IV, et Mansi, t, VIII; — Tillcm., t. XVI, S«^nl Jtfiio^(toH«, aH. «, p. 665
dent, y faisaient espérer à TÉglise des jours meilleurs, tandis que le parti eutychien, à l'ombre de rHénoliquc, et assuré de l'appui impérial, menaçait de nouveau l'Église d'Orient.
i . Bésumé du cinquième siècle. — Les Barbares ouvrent le cinquième siècle par les établissements qu'ils forment dans les Gaules, en Espagne et en Afrique. Il ne restait plus aux Romains que l'Italie, le premier berceau de leur empire, qui allait devenir son tombeau. Le colosse n'avait plus dès lors qu'une vie factice qui acheva d'expirer sous Augustule (476). Odoacre et, après lui, le grand Théddoric régnèrent sur l'Italie d'une manière qui fit oublier à leurs nouveaux sujets qu'ils obéissaient à des rois barbares. — Au milieu de ces luttes sanglantes, Tancienne lutte entre la vérité et Terreur, changeant de terrain, se ranima plus vive que jamais. Pelage et Célestius remplirent l'Occident d'erreurs dont la source était en Syrie, dans l'école même de Théodore de Mopsueste. Us nièrent le péché originel et la nécessité de la grâce, exagérant en proportion les forces de notre libre arbitre. Condamnés successivement par les conciles d'Afrique et les papes Innocent et Zozime (418), les Pélagiens, ayant à leur tête un nouveau chef, Julien d'Éclane, résistèrent aux deux puissances et se* firent chasser d'Italie. — Nestorius, autre disciple de Théodore de Mopsueste, les accueillit à Gonstantinople et formula lui-même un nouveau système d'erreurs. Il enseignait qu'en Jésus-Christ il y avait deux personnes, l'une divine et l'autre humaine, ce qui ruinait, avec la maternité divine de Marie, tout le mystère de l'Incarnation. Le pape saint Célestin condamna Nestorius et confia à saint Cyrille d'Alexandrie la mission d'exécuter sa sentence et de présider en