Quels sont les honneurs rendus aux morts
La croyance à l'immortalité de l'àme et à la résurrection des corps suffirait à expliquer l'importance que les Égyptiens attachaient à l'ensevelissement et à l'embaumement. Une foule de monuments nous fournissent de précieux renseignements sur les usages funèbres de ce peuple, qui semble n'avoir vu dans la vie qu'une préparation à la mort.
Pendant le deuil les Égyptiens laissaient croître leur barbe et leurs cheveux en signe d'aba.ndon et de désolation, car en tout autre temps ils étaient rasés. Les parents, pendant le temps qui précédait l'embaumement du corps, restaient autour du défunt en gémissant et en se frappant la poitrine. Les femmes
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se souillaient la rigurc avec de la fanye et parcouraient la ville en chantant des hymnes à la louange du mort. Leurs chants lugubres étaient accompagnés par le son des tambourins sur lesquels elles frappaient en agitant des branchages, parce que tout ce qui tient à la végétation était à leurs yeux un symbole de résurrection. En effet, quand la plante a perdu sa verdure, on la voit reverdir; quand la fleur est fanée et le fruit tombé, on voit la plante porter de nouvelles fleurs et de nouveaux fruits. Des repas funèbres étaient l'accompagnement obligé des cérémonies mortuaires. Ces repas étaient toujours d'une grande frugalité, et ce qui les caractérisait surtout c'était la toilette qu'on faisait aux convives. Elle consistait surtout en colliers d'une forme spéciale qu'on leur mettait autour du cou, et en petits cônes funéraires qu'on leur posait sur la tête, ainsi qu'on le voit sur de nombreuses représentations.