ARCHERS EGYPTIENS
(Fig. 14.)
batailles, mais comme le terme de cavalerie est employé par les historiens anciens, il est probable qu'il faut entendre par là les soldats combattant sur des chars. Les chars de guerre contenaient habituellement deux personnes : un cocher qui tenait les rênes pour
diriger les chevaux, et un comliattant qui est le plus généralement un archer. Le cocher se plaçait à gauche et le combattant à droite. Dans les batailles, les chars avaient pour mission de porter le désordre dans les troupes ennemies.
Les armées égyptiennes étaient accompagnées de musiciens qui, dans les marches, précédaient les
SOLDATS E G Y T I K N s .
(Fig. I5.)
corps. (Fig. I 5.) On en trouve des représentations figurées, notamment sur les monuments qui passent pour être contemporains de Sésostris . Les instruments dont on se servait pour la musique militaire étaient la trompette et les tambours. En outre, chaque bataillon avait un étendard qui était son signe de ralliement et qui représentait toujours un emblème vénéré et ayant un caractère religieux. La bannière royale était surmontée d'un épervier.
^4 LÉGYPTE
Les peintures des monuments nous font connaître la conformation des camps égyptiens. Ils étaient entourés d'une palissade dont un peloton de fantassins gardait l'entrée. Latente du roi ou du général, placée du côté opposée, était entourée de tentes plus petites, destinées aux officiers. Les chevaux et les ânes sont rangés avec une symétrie parfaite sur un des côtés de l'entrée principale et les chars occupent l'autre côté en file régulière. Avec la ponctualité si remarquable des peintures égyptiennes, rien n'est omis, et on peut exactement se rendre compte de la conformation d'un camp.
Il existe aussi plusieurs représentations de citadelles, mais on a plus de peine à les comprendre bien nettement, à cause de l'absence complète de perspective et de la disproportion choquante des personnages avec les tours crénelées qu'ils sont chargés de défendre ou d'attaquer. On voit seulement qu'on monte à l'assaut avec des échelles, et qu'on emploie des machines de guerre pour battre en brèche les murailles ou pour protéger les assiégeants contre les traits qu'on leur lance.
8. — Quels sont les mœurs et coutumes des anciens Egyptiens ?
On a peu de documents sur la constitution de la famille dans l'ancienne Egypte, On sait que l'amour
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filial était considéré comme la première de toutes les vertus, et la privation d'enfants comme la pire des infortunes. L'usage de la circoncision, qui se retrouve chez plusieurs peuples de l'Asie, a été de tout temps chez les Egyptiens.
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UNE SOIREE DANS LANCIENNE EGYPTE. (Fig. 10.)
La prière et les ablutions sacrées précédaient les repas et les rites religieux étaient en quelque sorte mêlés à tous les actes de la vie. Bien que l'idée de la mort ait toujours beaucoup préoccupé les Egyptiens, ils ne semblent pas en avoir été attristés. Les auteurs anciens parlent, au contraire, de leur esprit facétieux et les monuments confirment cette opinion, car les
représentations de jeux et de divertissements de toutes sortes sont extrêmements nombreuses. La musique et la danse étaient fort en honneur. Sur les peintures, les chanteurs sont presque toujours accom-
L E J F, U DR B A L r. E s .
(Fig- >7-)
pagnes de joueurs d'instruments, auxquels ils semblent indiquer le rythme en battant la mesure avec les mains. On voit aussi des réunions de dames auxquelles des servantes apportent des rafraîchissements. (Fig. i6.) Le jeu de halle, le cerceau, les exercices
d'adresse, divers jeux où l'on emploie des pions ou des dés, comme dans nos jeux modernes, paraissent avoir été fort en usage. (Fig. 17.)
Les Égyptiens aimaient la promenade ; les berges plantées d'arbres qui bordaient les fleuves et les canaux, à l'approche des villes, étaient, pour les oisifs, un lieu de réunion et de conversation. Les vieillards se servaient de cannes qui ne différaient pas beaucoup des nôtres ; quelques-unes sont pourvues d'inscriptions comme celle-ci : bon bâton pour la vieillesse. Toutefois les gens aisés sortaient plus volontiers dans des palanquins.
Pour saluer, on portait la main sur son genou en inclinant la tête plus ou moins, suivant le rang de la personne qui était saluée.
Les Égyptiens étaient passionnés pour la chasse, comme tous les peuples de l'antiquité. La vallée du Nil, avec son grand fleuve tout couvert de roseaux, était peuplée d'une innombrable quantité d'oiseaux, dont la chasse offrait un profit assuré aux hommes qui en faisaient profession, en même temps qu'un amusement fort recherché pour les classes riches. Le lilet était la manière la plus usitée pour les prendre, mais on en prenait aussi en lançant, contre les oiseaux qui surgissaient des touffes de roseaux, un petit bâton enduit de glu. (Fig. 18.) Les gazelles et autres animaux sauvages se prenaient souvent à l'aide