‹ Cours d'histoire moderneChapitre 13 sur 74 · CLES · texte numérisé non relu

CLES

CIVIIE.

LATIOU BELIG.

lo

Report. . .

Duren.

Thionville.

Ratishonne.

Aix-la-Chapelle.

Id.

Id.

Id.

Id.

Id.

Nimègue.

Francfort.

Id.

Aix-la-Chapelle.

Av. 800

Aix-la-Chapelle.

Id.

Id.

Id.

Jd.

Id.

Jd.

Jd.

Id.

Aix-la-Chapelle.

Id.

Jd.

Id.

Id.

Boulogne.

Id.

Id.

Id.

Id.

Aix-la-Chapelle.

Jd.

Id.

Id.

Id.

Id.

Date incert.

Id.

Wormz.

Id.

Seltz.

Id.

Id.

Jd.

Id.

Thionville.

Id.

Id.

Id.

A reporter. . .

Total. . .

Certes , un tel tableau atteste une grande activité législative ; encore ne dit-il rien de la révision que fit faire Charlemagne des anciennes lois barbares, notamment des lois salique et lombarde. L'activité en effet, une activité universelle, infatigable, le besoin de penser à tout, de porter partout à la fois le mouvement et la règle , c'est là le vrai, le grand caractère du gouvernement de Charlemagne , le caractère que lui-même et lui seul imprimait à son temps. J'en vais mettre sous vos yeux une nouvelle preuve. Ce n'était pas un temps, passez-moi l'expression, de beaucoup d'écriture et de paperasserie; à coup siir la multitude des actes

' Lo{{ii>Iatiuu doraosliiiuo cl iiiralc C"est le caiiilulaiic do lillis^'

officiels rédigés sous un règne ne prouverait pas grand'chose aujourd'hui en faveur du génie du souverain; il en est autrement du règne de Charlemagne : nul doute que le grand nombre des actes publics de tout genre qui nous en sont restés ne soit un témoignage irrécusable de cette activité prodigieuse et contagieuse qui était peut-être sa plus grande supériorité et sa plus sûre puissance : voici le tableau et la classification de ces actes , de ceux du moins qui ont été imprimés dans les recueils savants : beaucoup d'autres sans doute se sont perdus ; assez d'autres, probablement, sont restés manuscrits et ignorés.

a LLjjisIalion politique. — Partage des Etats.

V1NGT1E3IE LFXOÎS'.

TABLEAC DES PRINCIVAI X DIPLÔMES , DOCrjIENTS , LETTRES ET ACTES DIVERS ÉMANÉS DE CHARLEMAGff E OL d'aCTRES GRANDS, LAÏQIES OL' ECCLÉSIASTIQUES, SOLS SON RÈGNE '.

tf

es

es

es

tf

sa

kJ

yî

Ni

Çh

Rep...

Année incert.

Arep.

Total.

Tels sont les faits, messieurs, tels sont du moins les cadres où ils se sont places. Maintenant je reproduis ici la question que j'élevais tout à l'heure sur les guerres de Charlemagne : est-il vrai , est-il possible que, de ce gouvernement si actif, si puissant , rien ne soit resté , que tout ait disparu avec Charlemagne, qu'il n'ait rien fondé au dedans et pour l'état social.

Ce qui est tombé avec Charlemagne , ce qui tenait à lui seul et ne pouvait lui survivre , c'est le gouvernement central. Après s'être prolongées quelque temps sous Louis le Débonnaire et Charles le Chauve, mais de plus en plus sans force et sans effet, les assemblées générales, les missi dominici, toute l'administration centrale et souveraine ont disparu; mais il n'en a pas été ainsi du gouvernement local, de ces ducs, comtes, vicaires, centcniers, bénéliciers, vassaux, qui, sous Charlemagne, en exerçaient les pouvoirs. Avant lui , le désordre n'était pas moindre dans chaque localité que dans l'État en général : les propriétés, les magistratures changeaient sans cesse de niain ; aucune régularité . aucune permanence dans les situations et les influen-

ces locales. Pendant les quarante- six années de son gouvernement, elles eurent le temps de s'affermir sur le même sol , dans les mêmes familles ; elles devinrent stables, première condition du progrès qui devait les rendre indépendantes, héréditaires, c'est-à-dire en faire les éléments du régime féodal. Rien à coup sûr ne ressemble moins à la féodalité que l'unité souveraine à laquelle aspirait Charlemagne ; et pourtant c'est lui qui en a été le véritable fondateur : c'est lui qui, en arrêtant le mouvement extérieur de l'invasion , en réprimant jusqu'à un certain point le désordre intérieur, a donné aux situations, aux fortunes, aux influences locales , le temps de prendre vraiment possession du territoire et de ses habitants. Après lui , son gouvernement général a péri comme ses conquêtes , la souveraineté unique comme l'empire ; mais de même que l'empire s'est dissous en Etats particuliers qui ont vécu d'une vie forte et durable, de même, la souveraineté centrale de Charlemagne s'est dissoute en une multitude de souv(>rainelés locales qui avaient puisé dans sa force et acquis , pour ainsi dire, sous son ombre, les conditions

Le» élcmcnl» Ho ce tabli-nii sont liro-i <lo Vllitloire du rEmjiiio ' Ccrmaniqi(f Au romlo de liûnmi, ». Il, p. 8T2-930, in-4'>. Lpipiig, 1732.

de la réalité et de la durée. En sorte que sous ce second point de vue, et en pénétrant au delà des apparences, il a beaucoup fait et beaucoup fondé.

Je pourrais vous le montrer, messieurs, accomplissant et laissant dans l'Église des résultats analogues. Là aussi, il a arrêté la dissolution jusqu'à lui toujours croissante : là aussi, il a donné à la société le temps de se reprendre, d'acquérir quelque consistance et d'entrer dans de nouvelles voies. Mais l'heure me presse : il faut que je vous parle encore aujourd'hui de l'influence de Charlcmagne dans l'ordre intellectuel, et de la place qu'a occupée son règne dans l'histoire de l'esprit humain ; à peine pourrai -je vous en indiquer les principaux traits.

Il est encore plus difficile ici que partout ailleurs de résumer les faits, et de les présenter en forme de tableau. Les actes de Charlemagne en faveur de la civilisation morale ne forment aucun ensemble , ne se manifestent sous aucune forme systématique; ce sont des actes isolés, épars, tantôt la fondation

de certaines écoles, tantôt quelques mesures prises pour le perfectionnement des offices ecclésiastiques et le progrès de la science qui en dépend ; ailleurs, des recommandations générales pour l'instruction des clercs et des laïques ; le plus souvent une protection empressée pour les hommes distingués , et un soin particulier de s'en entourer. Il n'y a rien là de systématique, rien qu'on puisse apprécier par le simple rapprochement des chiffres et des mots. Je voudrais cependant, d'un seul coup et sans entrer encore dans les détails, mettre sous vos yeux quelques faits qui vous donnassent une idée de ce genre d'action de Charlcmagne dont on parle beaucoup plus qu'on ne la connaît. Il m'a paru qu'un tableau des hommes célèbres morts ou nés sous son règne , c'est-à-dire des hommes célèbres qu'il a employés et de ceux qu'il a faits, atteindrait assez bien à ce but ; cet ensemble de noms et de travaux peut être pris comme une preuve certaine, et même comme une mesure assez exacte de l'influence de Charlemagne sur les esprits.

Page 1