‹ Cours d'histoire moderneChapitre 30 sur 74 · II. Illustres · texte numérisé non relu

II. Illustres

Les personnes décorées de ce titre étaient au nombre de vingt-sept , savoir :

1" Le préfet du prétoire d'Orient.

2° Le préfet du prétoire d'Illyrie.

3° Le préfet du prétoire d'Italie.

4° Le préfet du prétoire des Gaules.

5" Le préfet de Constantinople.

6° Le préfet de Rome.

70 — 11" Les cinq maîtres de l'armée en Orient.

12° Le maître de la cavalerie en Occident.

13° Le maître de l'infanterie en Occident.

14° — lo° Les deux grands chambellans, eu Orient et en Occident.

16"— 17° Les deux maîtres des offices, en Orient et en Occident.

18" — 19° Les deux questeurs du palais, en Orient et en Occident.

20° — 21° Les deux comtes des largesses sacrées, en Orient et en Occident.

22° — 23° Les deux comtes du trésor privé , en Orient et en Occident.

24° — 2-5° Les deux comtes de la cavalerie du palais . en Orient et en Occident.

26° — 27° Les deux comtes de l'infanterie du palais, en Orient et en Occident.

Les Consuls étaient aussi illustres. On ne sait quand fut introduit ce titre. Auguste choisissait tous les mois, dans le sénat, quinze el ensuite vingt sénateurs qui formaient son conseil particulier : leurs décisions passaient comme ayant été prises par le sénat en corps ; on les nommait pafn'cii, tandis que les autres sénateurs ne s'appelaient que clarissimi. Ils dirigeaient les affaires publiques et jugeaient avec le prince. Constaiitm en forma le coiisistorium principis (conseil d'Etat), et

les appela comités consistoriani. Ils furent, avec les consuls, honorés les premiers du titre d'illustres, qui s'étendit, probablement sous Constantin, aux magistrats ci-dessus dénommés. On appelait les illustres, vestra ou tua inagnificentia, celsitudo , sublimitas, magnittido, eminentia, excellentia, etc. Ceux qui y manquaient payaient une amende de trois livres d'or.

Les illustres, prévenus d'une accusation, ne pouvaient être jugés que par le prince ou par ses délégués ; ils avaient le droit de faire lire leurs sentences par des greftiers; il leur était interdit de faire des gains honteux , ou de se marier à des femmes d'un rang inférieur; cette dernière défense fut levée dans la suite: eux ni leurs familles ne pouvaient être mis à la torture, ni condamnés aux supplices des plébéiens ; ils ne se rendaient pas au tribunal pour témoigner ou être interrogés, etc., etc.

ni. Spectabiles.

On en comptait soixante-deux :

|o — 2" Les deux premiers chambellans , en Orient et en Occident {primicerii sacri cubiculi).

30 — 40 Les deux comtes de l'hôtel , en Orient et en Occident {comités castrenses).

Jj" — 6° Les deux principaux secrétaires de l'empereur, eu Orient et en Occident {primicerii notariorum).

7°— 15° Les sept chefs des principaux bureaux du gouvernement central, en Orient et en Occident {magistri scriniormn).

14" — IG^Les trois proconsuls ou gouverneurs des diocèses ou provinces d'Asie, d'Achaïe et d'Afrique.

17° Le comte du diocèse d'Orient.

18° Le préfet d'Lgypte, prœfectus augustalis.

19° — 29° Onze vicaires ou gouverneurs de diocèses, cinq dans l'empire d'Orient, six dans l'empire d'Occident.

30° — 57° Huit Covites ou généraux d'armées, deux en Orient, six en Occident.

58° — 62° Vingt-cinq Ducs ou généraux d'armées, treize en Orient, douze en Occident.

Le titre de spectabiles fut encore une distinction établie entre les sénateurs, probablement aussi sous Constantin. Elle ne paraît avoir eu d'autre cause que la manie de classer les rangs. Elle était de plus assez incertaine ; on trouve ce titre donné à des hommes appelés ailleurs clarissimi , ou per-

f'ectissinii, ou même egregii; ainsi les duces, les silentiarii (huissiers), les notarii (secrétaires), sont désignés tantôt par l'un , tantôt par l'autre de ces titres

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