‹ Cours d'histoire moderneChapitre 44 sur 74 · JJ · texte numérisé non relu

JJ

Saint-

4 évéqiics,

Ce concile fut con-

Maurice.

8 comtes.

voqué par le roi Sigis- "mond, converti à la foi catholique, au sujet de la fondation ou restauration du monastère de Sà'rnt-Maurice et de la règle qu'on y devait établir.

Lyon.

On connaît par une lettre d'Avitus , la tenue de ce concile, auquel il assista. On n'en sait rien de plus.

Kpaoïie, dansla

25 évèciues.

On aies deux lettres

Que les évêques, les prêtres et

Viennoise,

circulaires par lesquel-

les diacres, n'aient ni chiens de

maintenant

les Avitus et Viventio-

chasse , ni faucons.

Jcna en

lus convoquèrent à ce

Qu'un abbé ne vende pas , sans

Savoie.

concile les évêques de leur province : Avitus insiste l)caucoup sur

l'autorisation de l'évèque, les biens de l'abbaye : qu'il n'affranchisse pas non plus ses serfs, car il sem-

ECLAIRCISSEMENTS ET TABLEAUX HISTORIQUES

ASSISTANTS

OBJET DU CONCILE

l'importance de bien choisir les prêtres chargés, en cas de maladie, de sifjner pour leur évèque. Vivenliolus déclare que les clercs sont obligés de venir au concile, tandis que cela est seulement permis aux laïques, aSn que le peuple puisse connaître ce que doivent régler les seuls évoques.

fi.

Lyon.

II évoques.

Ce concile fut tenu à roc,casion d'un certain Etienne qui avait épousé sa belle -sœur.

Il n y a point de canons

CASOÏfS.

ble injuste que, tandis que les moines sont assujettis chaquejour au travail de la terre, leurs serfs puissent jouir du repos de la liberté.

Qu'un évêque ne vende point les biens de son église sans l'aveu de son métropolitain ; il peut seulement conclure d'utiles échanges.

Si un abbé, trouvé en faute, se défend et ne veut pas recevoir un successeur de son évèque , que l'affaire soit portée au métropolitain.

Si quelqu'un a tué son serf sans le consentement du juge, qu'il expie cette effusion de sang par une pénitence de deux ans. (Le concile impose la même pénitence aux catholiques tombés dans l'hérésie.)

Qu'un serf coupable de crimes atroces, et qui aurait pris asile dans une église, soit exempt seulement des peines corporelles.

Le concile déclare nuls les dons ou legs faits par les prêtres et les évêçjues .sur les biens des églises; il défend aux prêtres de dess'ervir^ sans le consentement de leur évèque, une église dans un autre diocèse; d'assister aux repas des hérétiques; il permet aux laïques d'accuser des clercs; il défend de placer les reliques des saints dans des oratoires de campagne,à moins qu'il n'y ait dans le voisinage des prêtres pour les desservir ; il défend aux évéques et clercs de recevoir des femmes , passé l'heure de vêpres; il enjoint à tous les évéques provinciaux de se conformer à l'ordre d'offices établi par le métropolitain ; il interdit aux jeunes moines ou clercs, l'entrée des monastères de femmes, à moins qu'ds n'y aillent voir une mère ou une sœur. 11 ordonne aux citoyens nobles de venir, à Koèl et à'Pàques , recevoir la bénédiction de l'évêque. 11 faut joindre, aux canons du concile d'Epaone , plusieurs canons qui lui appartiennent et qui ont été insérés dans le concile d'Agde de 506; voici leurs principales dispositions.

Il est permis aux évéques de disposer de leurs biens .propres, mais point de ceux de l'Église : le concile condamne à restitutionsur leurs propres biens, les prêtres et les diacres qui .auraient disposé des biens de l'Eglise, et déclare nuls les affranchissements qu'ils auraient faits. Il défend aux clercs de se livrer à la magie; il ne veut point qu'on onlonne des clercs factieux, usuriers et vindicatifs ; il défend au^x clercs non consacrés d'entrer dans la sacristie et de toucher les vases sacrés; aux diacres de s'asseoir en la présence des prêtres.

ASSISTANTS

Arles.

Carpeiilras.

Orange.

14 évèqiies,

4 prclres pour

leur évèque.

IG évéques.

14 évc(|ués,

1 viri illustres.

Valence.

Vaison.

12 évéques.

OBJET DU COIVCILE.

qui méritent d'être remarqués ; ils sont la répétition d'autres déjà cités. L'union fraternelle entre les évéques Y est recommandée.

Ce concile fut tenu et présidé par saint Césaire, à l'occasion de la dédicace de la basilique de Sainte-Marie.

Ce concile fut présidé pkr saint Césaire ; il n'a qu'un article, les Pères se convoquent à Vaison pour l'année suivante.

Ce concile s'assembla pourla dédicace de la basilique d'Orange qu'avait bâtie le préfet Liber ; mais la vraie cause de sa convocation par saint Césaire fut un écrit de Fauste, évèque de Riez, de gratiâ dei qud salvamur , qui était suspecté de Semi-Pélagianisme; le concile posa , en 25 canons , la doctrine de saint Augustin. Il n'en fit point de discipline.

Ce concile fut convoqué par saint Césaire, qui ne put s'y trouver, contre les Semi-Pélagiens.

Ce concile fut présidé par saint Césaire.

CANONS

Quoique l'on doive' observer les ordonnances des anciens Pères sur la plus longue durée de la conversion des laïques avant leur ordination, cependant comme le nombre des églises s'augmente, et qu'on a besoin d'ordonner plus de clercs, il est arrêté, sans préjudice des anciens canons, qu'aucun métropolitain ne fera un laïque évèque; que les évéques ne feront pas un laïque prêtre ou diacre , avant un an de conversion. Que l'évêque qui aurait ordonné un pénitent ou un bigame, soit un an sans dire la messe.

Que ce qui appartient à une église soit distribué aux clercs qui la desservent et employé pour les réparations. Que si l'évêque a plus de dépenses à faire que d'argent, et qu'il y ait dans son diocèse des paroisses dans le cas contraire, il peut appliquer leur superflu à ses dépenses, la somme nécessaire aux besoins de ces églises et à ses clercs leur étant laissée.

Qu'ainsi que c'est la salutaire coutume dans toute l'Italie, les prêtres, quand ils n'ontpas d'épouses, reçoivent dans leurs maisons de jeunes lecteurs qu'ils instruiront et en qui ils se prépareront de dignes successeurs ; et quand ceux-ci seront en âge, si, par la fragilité de la cbair, quelqu'un d'eux veut une épouse, qu'on ne l'empêche pas de se marier.

Que de même qu'en Italie et dans les provinces orientales , le Kyrie Eleison et le Sanclus, Sanctus, soient dits chaque jour à la messe.

^Que le nom du pape soit récité dans nos églises.

Comme non-seulement au siège

ÉCLAIRCISSEMEiMS ET TABLEAUX HISTORIQUES.

Orléans.

26 évèques,

8 prêtres.

Clermoiit.

évcqucs.

Le concile fut tenu la 11': année de son règne par Théodebert , roi d'Auslrasie,qui fut plus favorahle au clerjjéqiie ne lavait été son père ïliéodéric.

apostolique, mais dans l'Orient, l'Afrique, l'Italie, à cause de la malice des hérétiques qui nient que le fils de Dieu ait toujours été avec son père, on a ajouté, après Gloria . etc. , sicut erat inprincipio.

nous ordonnons qu'on en fasse autant dans toutes nos églises.

Le concile permet à tous les prêtres deprêcher, non-seulement dans les villes, mais dans toutes les paroisses,et prescrit que,lorsqu'ils ne pourront le faire, un diacre lise les homélies des saints pères.

Qu'aucun évêque , averti par son métropolitain , ne manque de venir au concile ou au sacre d'un co-évéque.

Que les métropolitains convoquent chaque année les évèques au concile provincial.

Que les évèques ne reçoivent "rien pour les ordinations.

Que nul évêque ne refuse de venir aux funérailles d'un évêque, et qu'il ne demande rien pour sa peine et ses dépenses.

Qu'un évêque, venu aux funérailles d'un évêque, assemble les prêtres, et donne à des personnes di,5nes de confiance , les biens de l'Eglise à garder.

Que personne n'accomplisse dans une église son vœu en chantant, buvant ou faisant des choses déshonnêtes.

Qu'on n'ordonne point diacre ou prêtre celui qui est sans lettres ou ignore la formule du baptême.

A cause de leur fragilité, la bénédiction du diaconat ne doit être accordée à aucune femme.

Que les catholiques qui retournent au culte des idoles et mangent des chairs offertes aux idoles ou des animaux tués par les morsures des bêtes, ou étouffés, soient excommuniés.

Qu'aucun prêtre n'habite avec des séculiers sans la permission de son évêque.

Le concile condamne à la dégradation le diacre qui se serait marié dans la captivité , et les clercs qui dédaignent de s'acquitter de leurs fonctions. Il excommunie les abbés qui résistent aux évèques. Il renouvelle l'ancienne forme pour le sacre du métropolitain, et veut qu'après avoir été élu par les évèques provinciaux, le clerc et le peuple, il soit sacré par les évèques provinciaux. Il interdit les mariages entre les chrétiens et les juifs.

Qu'aucun évêque n'ose proposer nulle affaire au conseil avant celles qui ont rapport à l'amendement tfes mœurs, à la sévérité de la règle et aux remèdes des âmes.

Que l'épiscopat soit recherchipar le mérite et uou en le demandant.

Que les clercs ne s'élèvent pas contre leurs évèques par le moyen des puissants du siècle.

Que ceux qui tlemandent aux

ASSISTANTS

OBJET DU CONCILE

Orléans.

19 évoques,

7 prêtres.

rois les biens des églises, et, par une horrible cupidité, ravissent le bien «les pauvres, soient exclus de la communion et que la donation soit nulle.

Que des juifs ne soient pas institués jufjes sur le peuple chrétien.

Que si un évêque ne veut pas contraindre, par la rigueur canonique, les prêtres et les diacres à n'avoir aucun commerce d'aucun genre avec les femmes, qu'il soit lui-même excommunié.

Le concile défend aux prêtres d'oratoires particuliers de célébrer les grandes fêtes hors de l'église cathédrale.

Canons tirés de divers auteurs.

Que les prêtres apprennent à leur peuple où se trouvent des auberges, que les aubergistes ne refusent le logement à aucun voyageur, et ne lui fassent rien payer plus cher qu'ils nel'auraient vendu au marché : sinon , que l'affaire soit portée devant le prêtre, et qu'il les oblige à vendre avec humanité.

Il n'y aura point d'action contre un évêque qui aura, sans réclamation, possédé le diocèse d'un autre évêque pendîyit 30 ans. (Quelques mots manquent ensuite , mais on comprend que le canon recommande que, dans ce cas, les limites des diocèses ne soient pas confondues.)

Touchant les prêtres qui sont accusés de fornication ou de crime capital, et n'ont pas de collègues avec qui ils puissent jurer de leur innocence, qu'ils soient jugés suivant les canons.

Qu'il soit permis à l'évcque , avec le conseil des clercs, de secourir sa famille sur les trésors de l'église.

Si des clercs , placés sous le patronage de quelques laïques, s'en font un prétexte pour (lésobéir à l'évêque et ne pas remplir leurs fonctions, qu'ils soient séparés des autres clercs et ne reçoivent rien de l'église.

Qu'il soit au pouvoir de l'évêque de décider si les clercs attachés à un monastère, ou à une église, doivent, ou non, conserver ce qu'ils avaient avant leur ordination.

Si quelques clercs, comme, par l'instigation du diable, cela est arrivé dernièrement en beaucoup de lieux, rebelles à l'autorité , se réunissent en conjuration et se font des serments ou se donnent des chartes, que rien n"excuse une telle présomption, mais que l'affaire soit portée au synode.

Qu'aucun serf ou colon ne soit admis aux honneurs ecclésiastiques.

Que personne n'assiste aux offices avec des armes propres à la guerre.

Qu'un juge qui, sachant qu'un hérétique rebaptise un catholique, n'aurait pas fait saisir l'hérétique

ÉCLAIRCISSEMENTS ET TABLEAUX HISTORIQUES

ASSISTANTS

OBJET Dl. CONCILE.

Orléans.

38 évcques , 11

prêtres, 1 abbé

chacun pour

1 évêque.

Le concile ne s'occupa que de discipline.

CAKONS.

et envoyé l'affaire au roi , car nous avons des rois catholiques , soit excommunié pendant un an.

Ce concile répéta les dispositions des précédents sur Téloignement où les clercs devaient vivre des femmes; les sous -diacres y sont compris : il faut répéter, dit le concile, ce qu'on sait n'être pas observé. Il ordonne aussi qu'à l'égard des nouveaux chrétiens, à cause de la nouveauté de leur foi et de leur conversion, on ne rompe pas les mariages défendus qu'ils auraient contractés auparavant.

Il renouvelle aussi les anathèmes contre lesdétenteurs et aliéna leurs de biens de l'Église. Il excommunie pour six mois l'évêque qui ferait une ordination contre les canons; pour un an , celui qui en pareil cas tromperait l'évêque, clerc ou témoin ; il réduit à la communion laïque le clerc convaincu d'un crime capital. Il prescrit de ne pas rendre, mais de racheter à juste prix, les serfs chrétiens qui auraient cherché, dans l'église, asile contre leurs maîtres juifs qui auraient voulu leur imposer quelque chose de contraire à la religion, ou n'auraient pas tenu les promesses qu'ils avaient faites quand on les leur avait rendus une première fois. Il assigne les clercs qui se plaignent de leurs évéques au jugement synodal. Il se plaint qu'on ait persuadé au peuple que le dimanche on ne pouvait ni voyager, ni faire la cuisine, ni nettover sa maison et sa personne; il déclare ces observances plus judaïques que chrétiennes, et tient pour permis tout ce qui l'était auparavant ; il exclut la culture des terres, qui empêcherait de se rendre à l'église. Il défend au peuple de sortir de l'église avant la fin de la messe.

Il interdit aussi , car avec la grâce de Dieu nous avons des rois catholiques, que depuis le jeudi saint, jusqu'après le lundi de Pâques, les juifs puissent se mêler aux chrétiens en aucun lieu ou aucune occasion.

Le concile ordonne de célébrer la Pàque selon l'usage de Rome, et décide que chaque fois qu'il y aura du doute sur l'époque d'une solennité, on doit s'en tenir à l'usage apostolique.

Que les clercs des paroisses reçoivent des évéques les décrets des canons , afin qu'eux ni leur peuple ne puissent s'excuser sur l'ignorance de cequi est nécessaire à leur salut.

Si un évêque,qui n'a rien laissé de son bien à l'Eglise, a disposé de celui de. l'Église , que cela retourne à l'Eglise; mais si des serfs de l'Église, il a fait des affranchis en nombre convenable, qu'ils restent libres, mais qu'ils ne s'écartent pas de leur devoir envers l'Eglise.

Si tles évéques ont querelle entre eux pour des terres, ou autres possessions, qu'avertis par les let-

CIVILISATION EN FRANCE. - LEÇOxNS I A XXX.

ASSISTANTS

OBJET nu CONCILE.

Orléans.

ou

Clcrmont.

50 évêqucs, 21 jirètres, arclii- (liacres ou abl)és, représentant chacun un évéque.

10 évoques.

Ce eoncile condamna les erreurs des Eutychéens, des Nestoriens, et suivant lîaluze, des Ariens dont Phérésie gagnait auprès d'Orléans.

Ce concile s'assembla peu après celui d'Orléans , et ne fit qu'en

très de leurs frères, ils arrangent lout entre eux ou se soumettent au jugement d'arbitres.

Que l'on sache que les évêques, prêtres, diacres, sont exempts de la tutelledel'administration, parce qu'il est juste de conserver envers les chrétiens ce que la loi du monde avait fait pour les prêtres païens.

Que les esclaves des prêtres et de l'Église ne puissent piller ni faire des prisonniers, car il est inique que la discipline ecclésiastique soit entachée par les crimes des serviteurs de ceux qui fréquentent le sacrement de rédemption.

Qu'on rende à leurs maîtres ou à leurs parents, les serfs qui se seraient enfuis dans l'église , sous prétexte de mariage , et croyant qu'ainsi ils pourront se marier, et que les clercs ne protègent pas de semblables unions.

Si des paroisses sont placées dans la maison d'hommes puissants, et que les clercs, avertis par l'archidiacre de la cité, négligentde s'acquitter de ce qu'ils doivent à la maison du Seigneur, qu'ils soient corriges suivant la discipline ecclésiastique.

Si des chrétiens , esclaves de juifs, se sont enfuis de chez eux et demandent à se racheter, nous ordonnons, ainsi que l'ont fait les anciens canons, qu'ayantdonné un juste prix, ils soient affranchis de leurs maîtres.

Si quelqu'un a, ou veut avoir une chapelle chez soi, qu'il lui assigne des terres suffisantes et la fournisse de clercs qvii y célèbrent les offices d'une manière convenable.

Le concile ordonne aussi que la consécration d'un évêque ait lieu dans la ville qu'il doit gouverner; il défend aux possesseurs de chapelles de recevoir des clercs étrangers sans le consentement de l'évèque du lieu. 11 défend aux héritiers de reprendre ce qui a été laissé aux églises; il défend aussi d'épouser une fille contre la volonté de ses parents. 11 excommunie les possesseurs des chapelles qui empêcheraient les clercs qui les desservent de s'acquitter de ce qu'ils doivent au service divin. H exclut de l'ordination ceux qui descendent de serfs sans qu'il y ait eu d'affranchissement, et assure aux églises le retour de tout ce que les évêques auront donné en usufruit.

QueTon n'ordonne point un serf, même affranchi , sans la volonté de son maître. Si on l'a fait, que le serf soit rendu à son maître; mais s'il en exigeait des services incompatibles avec l'honneur de l'ordre ecclésiastique , qu'alors l'évêque donne au maître deux serfs , et reprenne en son pouvoir celui qu'il a ordonné.

Comme nous découvrons que beaucoup de gens remettent en servitude ceux qui , selon la cou-

ECLAIRCISSEMENTS ET TABLEAUX HISTORIOLES

ASSISTANTS

OBJET DU CONCILE

promulguer de nouveau seize canons.

Toul.

Ce concile fut convoque parThcodebald, roi d'Austrasie; Nicet, évêque de Trêves, avait excommunié, pour des mariages incestueux , plusieurs Franks qui s'en irritaient et outragcaienl Tcvêque. Ou ne

CASONS.

tume du pays , ont clé affranchis dans les églises , nous ordonnons que chacun reste en possession de la liberté qu"d a reçue ; et si cette liberté est attaquée, que la justice soit défendue par les églises.

Que les prisonniers soient visités chaque dimanche par Tarchidiacre ou unpréposéde l'Eglise, afin qu'il soit pourvu à tous leurs besoins.

Que le voile ne soit donné aux vierges que la volonté de leurs parents ou la leur conduit dans un monastère, qu'après trois ans d'épreuve.

Qu'un évêque qui apprend qu'il y a des lépreux tant sur son territoire que dans la ville, leur fournisse tout ce qui leur est nécessaire.

Qu'un maître qui n'aurait pas tenu à son serf le serment qu'il lui aurait donné pour le faire sortir de l'église, soit excommunié. Que si le serf ne veut pas sortir sur la parole de son maître , celui-ci pourra employer la force, afin que l'église ne souïFre pas de dommage ou de calomnie, comme si elle retenait les serfs.

Si le maître est païen ou hérétique, il devra présenter des chrétiens dignes de confiance qui jurent pour lui.

Qu'il ne soit permis à personne d'acquérir l'épiscopat par des présents ; mais ( qu'avec la volonté du roi •) le pontife élu par le clergé et le peuple, ainsi que le prescrivent les anciens canons, soit sacré par le métropolitain , ou celui qu'il aura commis en sa place, et les évéques provinciaux.

Que nul ne soit donné pour évêque à ceux qui n'en veulent pas; et que, ce qui serait un crime, le consentement du clergé et des citoyens ne soit point contraint par l'oppression des personnes puissantes; que, s'il en est ainsi , l'évêque qui aurait été fait évêque plutôt par violence que par une légitime élection , soit pour toujours déposé de l'honneur usurpé du pontificat.

Qu'on n'excommunie pas pour de légères causes. Que les prêtres ne voient pas, à des heures suspectes , même leurs proches parentes. Que les évéques ne fassent pas des ordinations dans un diocèse vacant par la mort de son évêque. Qu'aucun évêque ne soit mis au-dessus d'un autre évêque, à moins que celui -ci ne soit coupable de crime capital.

I-c, innls i>lacrs cniro iiarcnlliésrs nianqncnl Uan* i.Ui*Uur, iiiamiscrils.

environ.

environ.

Metz.

Arles.

ASSISTANTS

11 évèqiics,

8 prêtres,

diacres, archi

diacres.

Dans l'Armorique; lieu incertain.

Paris.

Paris.

27 évêques.

16 évêques.

OBJET DU CONCILE

sait pas l'issue du concile; répoque n'en est pas même précise.

Saint Gall,évêque de Clermont, étant mort, les évêques présents à ses funérailles voulurent consacrer pour son successeur le prêtre Caton, élu par une grande partie du peuple; mais Cautin, archidiacre, se rendit auprès du roi Théodebald, lui apprit la mort de saint Gall, et lui cacha le reste. Le roi lui donna l'évêché ; les évêques, réunis alors à Metz, le sacrèrent, et il fut évêque en dépit de ses ouailles et par la violence qu'employa le roi contre les députés de Clermont.

Ce concile excommunia Maclou, évêque de Vannes, qui, après la mort de son frère Chann, comte de Bretagne, avait quitté son évêché pour le comté et une femme.

Ce concile, convoqué par Childehert, roi de Paris, et présidé par Sapaudus, évêque d'Arles, déposa et fit enfermer dans un monastère SafiFaracus, évêque de Paris. Eusèbe lui fut donné pour successeur.

Ce concile se rassembla pour prévenir par des canons la dispersion des biens des églises, que les rois franks donnaient au premier venu.

Que nul prêtre ne dépose un diacre ou un sous -diacre sans le consentement de son évêque.

Que les clercs ne détériorent pas les biens dont ils ont reçu la jouissance de l'évêque. Si un jeune clerc fait cela , qu'il soit corrigé par la discipline de l'Église ; s'il est vieux, qu'il soit tenu comme assassin des pauvres,

Le concile fit aussi plusieurs canons pour tenir sous la puissance des évêques , au spirituel et au temporel , les monastères d'hommes et de femmes. Il défendit aux abbés de voyager sans la permission de l'évêque.

Plusieurs canons contre les détenteurs des biens des églises, ceux qui en reçoivent des rois, ceux qui attaquent les propriétés particulières des évêques , parce que les bie/is des évêques sont les biens de l'Eglise. Il défend aux évêques de chercher à s'emparer des biens d'autrui , et ordonne , sans préjudice de la libéralité royale, la restitution au légitime propriétaire.

Il défend de ravir ou d'épouser, par la faveur du roi , une fille ou une veuve, sans le consentement

ECLAIRCISSEMENTS ET TABLEAUX HISTORIQUES

LIEU

ASSISTANTS

Saillies.

Lyon.

Tours.

8 évèques, 5 prêtres, 1 diacre.

7 évèques.

OBJET DU CONCILE

Ce concile élut en place d'Emérius , que Clotaire avait nommé évêque de Saintes, le prêtre Héraclius; Clotaire était mort dans rintervalle; mais Charibert fit recevoir de force Emérius et imposa des amendes aux évèques, entre autres à Léontius, métropolitain de Bordeaux, qui avait convoqué et présidé le concile.

Ce concile fut convoqué par le roi Contran, pour juger Saloue, évêque d'Embrun, et Sagittaire,évêque deCap, qui étaient de vrais brigands. Ils furent déposés par le concile, en appelèrent au pape Jean, et furent, par son ordre, réintégrés dans leurs sièges.

Ce concile se rassembla pendantles guerres des fils de Clotaire , et lorsque les rois faisaien.t servir les biens de rtglise à réparer les dépenses qu'elles leur causaient. Sainte Radegonde écrivit au concile pour demander la confirmation de sa règle. Sa demande lui fut accordée.

CANONS

de ses parents. Il déclare nulle l'ordination d'un évêque nommé par le roi, malgré les citoyens et contre la volonté du métropolitain et des évèques provinciaux ; et comme en beaucoup de choses on néglige les anciennes coutumes, le concile renouvelle et recommande l'observation des anciens canons. Le concile ordonne en outre, soit aux églises, soit aux prêtres, d'observer, à l'égard des serfs laissés par testament à la garde des tombeaux, ce qui aura été la volonté des défunts.

Comme, à la ruine de leur âme, beaucoup ont fait des captifs par violence et trahison, s'ils négligent de rendre, ainsi que l'a ordonné le roi, au lieu où ils ont longtemps vécu en repos , ceux qu'ils ont emmenés, qu'ils soi.ent privés de la communion de l'Eglise.

Le concile ordonne que les discussions entre évèques soient jugées par le métropolitain , et qu'aucun évêque ne reçoive à la communion celui qu'a excommunié un évêque. Que les testaments par lesquels les clercs ou autres personnes , laisseraient quelque chose à l'Eglise , soient toujours valables, quel que soit le défaut de forme qui s'y trouve. Il défend que les évèques reviennent sur les libéralités de leurs prédécesseurs.

Ce concile, ainsi que plusieurs des précédents, recommande vivement la concorde entre les évèques. Il ordonne que les cités et les prêtres de campagne nourrissent leurs pauvres, pour que ceuxci n'aillent pas dans d'autres cités; il réitère toutes les défenses sur les femmes, et ordonne plusieurs précautions pour que le soupçon n'atteigne pas même les clercs. Il défend aux prêtres et aux moines de coucher ensemble ; il excommunie le juge qui se refuserait à séparer un moine de la femme qu'il aurait prise après sa profession; il règle les jeûnes des moines ; il défend plusieurssuperstilions païennes; i\ renouvelle toutes les menaces contre ceux qui. pendant que nos seigneurs se font la guerre , envahissent ou réclament les biens des églises ; et déclare excommuniés les juges et les puissants qui

ASSISTANTS

Paris.

Lvon.

Paris.

Auxerre.

Chàlons.

32 évèques ,

1 prêtre.

L'évêque d' Auxerre , 7 abbés , 54 prêtres, 3 diacres, tous du diocèse d'Auxerre.

OBJET DU CONCILE

Ce concile s'assembla pour décider sur l'affaire de Promotus , sacré évêque de Chàteaudun, contre toute règle canonique. Le concile le déclaradéchu d'après la demande que lui en faisait Pappolus, évêque de Chartres , administrateur de l'église de Chàteaudun pendant la vacance.

Ce concile jugea l'affaire de Prétextât.

Ce synode fut tenu par Aunachaire, évêque d'Auxerre ; on n'y traita que des questions de discipline et de cérémonies.

Ce concile fut convoqué par Contran , pour juger de nouveau Sagittaire et Salone; ils furent condamnés

CANONS

oppriment les pauvres , malgré l'avertissement de l'évêque.

Le concile ordonne que les seuls évêques donnent des lettres de recommandation; qu'avant de renvoyer ou un abbé ou un archiprêtre , ils prennent conseil de tous leurs prêtres et des abbés, sous peine d'être eux-mêmes excommuniés. Il excommunie les prêtres qui ne gardent pas les canons sur le célibat ; prescrit qu'ils s'aident entre eux lorsqu'un d'eux est méprisé par des clercs indociles. 11 défend aux femmes d'entrer dans les monastères.

Ce synode défend beaucoup de superstitions païennes ; il prescrit à tous les prêtres de venir en mai au synode, aux abbés de venir en novembre au concile. 11 défend de faire des repas dans l'église, et d'y faire chanter des jeunes filles et des gens du siècle.

Qu'aucun clerc n'assigne quelqu'un , mais qu'il en charge son frère ou quelque autre laïque.

Que tout laïque qui aura méprisé les avertissements de son archiprétre, soit exclus de l'église aussi longtemps que durera la désobéissance , en sus de l'amende qu'a imposée pour cela notre glorieux roi.

Le synode défend de dire deux messes le même jour sur un même autel, de mettre un mort sur un mort, de recevoir l'offrande de ceux qui se sont tués ; que les clercs célèbrent ou entendent la messe sans être à jeun; que les prêtres et les diacres assistent à des supplices et participent à des jugements de mort ; qu'un clerc en assigne un autre devant le juge séculier; qu'un prêtre chante ou danse à un festin ; que des abbés ou des moines soient parrains. Il règle la peine d'un abbé qui ne fait pas observer les lois sur le célibat; sa pénitence doit avoir lieu dans un autre monastère que le sien.

ECLAIRCISSEMEMS ET TABLEAUX HISTORIOUES.

Saintes.

ASSISTANTS

Draines.

Lyon.

Màcon.

21 évêqiies.

Lvon.

Valence.

Blàcon.

8 évèqiies, 12 envoyés d'évéques.

17 évêques.

43 évèques,

15 envoyés,

sans siège.

OBJET DU CONCILE

comme coupal>les de lèse-rnajesté et traîtres à la patrie, les évêques ayant trouvé que leurs autres crimes pouvaient s'expier par la pénitence canonique.

Le concile sacra un évêque pour la Maurienne, et Tassujettit à l'évéque de Vienne.

Le concile recommanda à la miséricorde de l'évéque Héraclius, le comte Nantinus , qu'il avait excommunié et qui demandait l'absolution ; l'évéque l'accorda.

Ce concile jugea l'affaire de Grégoire de Tours, accusé par un certain Leudaste ; il donna gain de cause à Leudaste.

Ce concile reprit de négligence beaucoup d'évéques.

Ce concile fut convoqué par Contran.

Ce concile confirma les dons que Contran, sa femme et sa fille avaient faits à des églises.

Ce concile, convoqué par Contran , fut composé de tous les évêques qui lui étaient soumis, et dont plusieurs étaient privésde leur siège par les Cotlis. Il écrivit ensuite h tous les évêques et juges de son royaume, pour faire exécuter

Qu'aucun clerc ne porte de la soie ou d'autres vêtements séculiers qui ne conviennent pas à sa profession.

Qu'un juge qui , sans cause criminelle, c'est-à-dire d'homicide, vol ou maléfice, aurait fait arrêter un clerc, soit excommunié.

Qu'aucun juif ne soit donné pourjuge à des clirétiens, et qu'on ne leur permette pas d'être receveurs des impôts. Le concile défendit que les chrétiens servissent des juifs, et donna aux chrétiens, serfs de juifs, la faculté de se racheter.

Le concile fit un canon sur les lettres d'évéques à d'autres évêques touchant le rachat des captifs, pour recommander qu'on en examinât l'authenticité. Il ordonna aux évêques de prendre soin des lépreux qui se trouvaient dans le territoire de leur cité, afin qu'ils n'allassent pas dans d'autres cités.

Le concile ordonna qu'on observât plus exactement le tlinianche ; que tout chrétien présentât des offrandes ; qu'on pa\ àt la dîme régulièrement et (ju'on ne fil point de baptême hors les temps ^>rcscrits, à moins de nécessité. Ln de ces canons commence ainsi : « Il nous convient de ramener à leur premier état toutes les choses de la sainte fui catholique, que nous

DATE

LIEU

ASSISTANTS

OBJET DU CONCILE

CANONS

les dérrets thi concile.

savons être dégénérées par le laps

Ce fut dans ce con-

du temps. »

cile qu'eut lieu la dis-

Que nul prêtre ivre ou ayant

cussion dont on a si

déjà mangé, n'ose célébrer le sa-

souvent dit qu'on éleva

crifice.

la question de savoir si

Le concile fit un canon pour

les femmes avaient une

protéger la liberté des affranchis

àme. Le fait est qu'un

devant l'église et charger leur

évéque y soutint qu'on

évèque de faire piailler leur cause.

ne (levait point appe-

Il ordonna aussi que, si quelque

ler la femme homme;

puissant avait querelle avec un

mais il se rendit à ces

évèque, l'affaire fût portée devant

deux raisons, que l'É-

le métropolitain, et qu'on n'em-

criture dit que Dieu

ployât pas de violence contre l'é-

créa l'homme mâle et

vcque; il ordonna la même chose

femelle, et que J.-C,

pour les prêtres et les diacres.

fils d'une femme, est

Il défend aux juges de rien déci-

appelé fils de l'homme.

der sur les veuves et les orphelins, sans en avoir prévenu l'évêque, leur protecteur naturel, ou, en son absence, un de ses prêtres , et de tout décider en en délibérant avec eux.

Il défend aux évêqucs d'avoir leur maison gardée par des chiens, ce qui est contraire à l'hospitalité.

Il cléfend qu'on mette un mort dans la sépulture d'un autre, sans la permission de ceux à qui elle appartient.

Il règle toutes les marques d'honneur que doit rendre à un clerc un séculier qui le rencontre, et la manière dont le clerc y doit répondre. Le concile défend aux clercs d'assister au jugement des coupables.

II ordonne que toutes les réclamations soient jugées suivant les

lois eties canons: «car foulant aux pieds les lois et les canons, ceux qui sont près du roi, ou qui sont enflés de la puissance du siècle, usurpent les liens d'autrui, et sans action juridique ni preuve, nonseulement'déppuillent les pauvres de leurs champs, mais les expulsent de leur propre demeure. »

Andelot.

Cette assemblée d'évêques et de grands, conseilla et confirma la paix entre Gontran et Childebert II.

Clermont.

Ce concile fut tenu par Sulpice, évèque de Bour[jes, avec ses suffragants, au sujet de certaines paroisses que se disputaient les évêques de Cahors et de Rhodes; celui-ci eut îîain de cause.

Lieu incertain.

Ce concile s'occupa de plusieurs crimes , entre autres du meurtre de Prétextât, archevêque de Rouen.

Sourcy.

Ce concile ordonna que l'entrée de la ville fîit accordée à Dronté-

gisile, évèque de Sois-

sons.

Poitiers.

Cette assemblée excommunia Chrodielde

ÉCLAIRCISSEMENTS ET TABLEAUX H1ST0RI()UE8

45 bis.

Chàlons.

Nai-bonne.

45 bis.

Sur les confins de l'Auvergne, duGévauclanet du Rouergue.

Les évêques qui se trouvaient auprès de Gontran.

7 évêques.

Poitiers.

Metz.

Nanterre.

Chàlons.

eveques.

et les religieuses du monastère de Sainte- Radegonde.

Cette assemblée confirma l'excommunication lancée par le concile de Poitiers.

Ce concile fut convoqué par Récared, roi des Visigoths.

45 fci».

Ce concile jugea l'affairedeTetradia, veuve de Didier et femme en premières noces d'Euîalius, qui en réclamait des objets qu'elle lui avait enlevés en s'eufuyant pour aller rejoindre Didier.

Ce concile jugea la querelle élevée entre Chrodielde etl'abbesse du monastère de Poitiers,

Gilles , évoque de Rheims, fut déposé dans ce concile pour crime de lèse-majesté.

Chrodielde et Basiue y furent reçues en grâce.

Le petit roi Clotairtll fut baptisé dans cette assemblée.

Ce concile régla la manière dont se feraient les offices dans le monastère de Saint- Marcel.

Le concile défend aux clercs de porter des vêtements de pourpre ; de s'arrêter sur les places publiques; de se mêler aux conversations qui s'y tiennent, et de se réunir en conciliabules ou conjurations , sous le patronage des laïques, ce qui avait déjà été défendu parle concile de Nicée (de Chalcédoine , dit Labbe). Il ordonne aux abbés de n'imposer aux coupables renfermés dans les monastères, que la pénitence imposée par l'évêque. Le concile défend d'ordonner des prêtres ou des diacres qui ne sachent pas lire, et ordonne que de tels clercs, s'ils ne veulent pas s'instruire, soient mis dans un monastère. Le concile défend aussi certaines superstitions païennes, et condamne les coupables, s'ils sont libres, à la pénitence ; s'ils sont esclaves, aux verges, que leur fera infliger leur maître. Il ordonne aux clercs la subordination envers leurs supérieurs; défend à ceux qui sont à l'autel de le quitter pendant la célébration de la messe; il défend, sous peine d'amende, aux juifs d'enterrer leurs morts avec des chants.

Vile SIECLE.

Chàlons.

Paris.

La reine Brunchault fit déposer dans ce concile saint Didier, évêque de Vienne.

Ce concile fut convoqué par Clotairc II.

Qu'aucun évêque ne se choisisse un coadjuteur.

Qu'aucun juge ne fasse arrêter un clerc à Tinsu de l'évêque.

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