VII^ SIÈCLE
Maestricht.
Saint Willibrod et saint Swithbert présidèrent ce synode, qui envoya saint Boniface etplusieursautres missionnaires prêcherl'Evangile aux Germains.
Germanique.
Carloman, 7
Carloman convoqua
« Par le conseil de saints prêtres
évèques nom -
ce concile qui se tint à
et de mes grands, nous instituons
mes, plusieurs
Augsbourg ou à Ratis-
des évêques pour les cités; nous
autres et leurs
lionne ; il arrivait d'Ita-
mettons à leur tête Boniface, et
prêtres , des
lie, et avait reçu du
nous ordonnons que des synodes
giands laïques.
pape Zacharie l'ordre de tenir ce concile.
C^st Carloman qui parle dans les canons.
soient tenus tous les ans. »
Il est défendu aux prêtres de porter les armes , excepté à ceux qui sont nécessaires dans les armées pour dire la messe et entendre les confessions des pécheurs.
Que les prêtres de paroisse soient soumis à leurs évêques et leur rendent compte de leur conduite tous les atis.
Que l'on se défie des évêques étrangers et inconnus.
Qu'on n'admette pas au saint ministère des évêques ou des prêtres inconnus.
' Nous a\
0Q9 réuni sous cette <îa
le le concile de 697, do
nt parle aussi Labbe, et qui est cla
iroment le même que celui de 719. Une autre
raison nous
a déterminé à le supp
iuier ; saint Bonifacc n
c quitta IWngloterre , sa patrie , c
u'après Tan 710.
ÉCLAIRCISSEMENTS ET TABLEAUX HISTORIQUES
LiEr.
ASSISTA?iTS.
Leptiaes.
Soissons.
German
iqiie.
Duren.
beaucoup de clercs et de laïques.
OBJET DU CONCILE
Ce concile fut tenu par Pépin ; on y confirma les décrets de celui de Germanie. Pépin y mit à la tête des évêquesqu'il avaitclioisis, Abel , archevêque de Rlieims, et Ardobert, archevêque de Sens.
Saint Boniface présida ce concile. Le but fut de reformer le clergé ; les évêques , les prêtres et tous les clercs promirent de changer de mœurs et de se conduire d'après les anciens canons; les moines reçurent la règle de saint Benoît; des châtiments furent dénoncés contre ceux ou celles qui se rendraient coupables d'adultère.
C'est Pépin qui parle.
On trouve à la suite de ce concile plusieurs pièces qui paraissent y avoir rapport ; la renonciation des Saxons au culte d'Odin en langue germanique ; un index des superstitions païennes desGermains; une allocution sur les mariages illicites, une de morale et une contre Tobser va nce judaï- 3ue du sabbat ; enfin es canons rendus par Boniface ; ils ne contiennent rien de neuf.
Ce concile condamna, avec le consentement des princes et du peuple, riiérésie d'Adalbert ; il fit plusieurs canons qui n'ont point d'intérêt ; il est signé par Pépin et Radbod.
Ce concile déposa, sur la demandedesaint Boniface, l'évêque de Mayence qui avait tué quelqu'un à la guerre.
Carloman, qui avait convoqué ce concile d'après l'avis de saint Boniface, et son frère Pépin donnèrent à Boniface l'évêché de Mayence, qui fut érigé en métropole de la Germanie.
Ce concile fut convoqué par Ptpin, pour s'occuper de la réparation des églises et des affaires des pauvres ,
CANONS
Que l'évêque, avec l'aide du comte (gravio) , veille à ce que le peuple ne se livre à aucune superstition païenne.
Suivent plusieurs dispositions touchant les mœurs des prêtres.
Nousordonnons queceluiquiest en possession d'une maison donne un sou à l'église ou au monastère.
Kous ordonnons, comme l'a ordonné autrefois mon père, que celui qui se sera livré à quelque observance païenne soit condamné à quinze sous d'amende.
Des canons et statuts décrétés par te synode tenu, par Boniface , d'après l'ordre du pontife romain et la prière des principaux Francs et Gaulois.
Cescanons commencent et finissent par une profession d'obéissance envers le pape, que l'on s'engage à consulter et obéir en tout; on promet aussi de lui demander le pallium.
Que le métropolitain tienne un concile chaque année; que chaque évêque, à son retour du concile, assemble ses prêtres et ses abbés, et les exhorte à observer ses décrets ; que chaque évêque visite tous les ans son diocèse ; que chaque prêtre rende , au carême , compte de sa conduite à son évêque.
Que les métropolitains surveillent les évêques, et s'enquièrent de leur zèle ; si un évêque ne peut pas corriger ses prêtres, qu'il porte i'afiairç à l'archevêque; de même que l'Eglise romaine a exigé de moi le serment de lui indiquer, pour qu'elle les corrige, les prêtres que je ne pourrais pas corriger.
Vermerie.
Metz.
Verne.
ASSISTANTS
Presque tous les évéques de Gaule.
OBJET DC CONCILE
des veuves et des orphelins, à qui il était urgent de rendre justice.
Ce concile fut tenu en la présence de Pépin.
Ce concile fut tenu sous le roi Pépin ; toutes ses dispositions portent l'empreinte de l'autorité civile.
Ce concile fut tenu par Tordre et en présence du roi Pépin.
Le concile défend de donner à une femme le voile malgré elle, et, dans ce cas, la déclare libre; le prêtre qui l'a fait est dégradé.
Un ingénu qui a épousé une femme la croyant libre et apprend qu'elle ne l'est pas , peut se remarier; de même pour la femme, à moins que son mari ne se soit vendu par misère, qu'elle n'y ait consenti, et que le prix de la vente ne l'ait nourrie.
Celui qui a su que celle qu'il épousait était serve est obligé de la garder.
Le serf qui a une concubine serve peut la quitter et en recevoir une autre de la main de son maître, mais il fera mieux de la garder.
Si un homme est obligé de fuir et que sa femme ne veuille pas le suivre, il peut, après avoir fait pénitence, se remarier.
Si un serf affranchi a commerce avec une serve, il est obligé de l'épouser si son maître y consent; sinon, tant qu'elle vivra, il n'aura pas d'autre épouse.
Si un serf et une serve sont séparés par vente, et que nous ne puissions pas les réunir, il faut les engagera demeurer dans l'état où ils sont.
Celui qui permet à sa femme de prendre le voile ne peut pas se remarier.
Que le comte force les prêtres à se rendre au synode.
Qu'on n'arrête, sous prétexte d'aucun droit, les pèlerins qui se rendent à Rome.
Que la livre ne contienne pas plus de 22 sous, et qu'il y en ait un pour le monnayeur.
Que les franchises soient conservées.
Ce concile confisque les biens de ceux qui font des mariages défendus, et condamne à des peines pécuniaires ou corporelles, ceux qui leur prêteraient secours ou tolérance.
Qu'il y ait des évêquesdans chaque ville.
Que tous obéissent aux évêques que nous avons institués en qualité de métropolitains; d'ici à ce que nous puissions le faire plus canoniquement.
Qu'il y ait chaque année deux synodes, l'un aux kalendes de mars, en présence du roi et où il lui plaira; l'autre en octobre et dans le lieu qu'auront choisi les évêques en mars. Que tous les ecclésiastiques qu'y manderont les métropolitains, se rendent à ce second synode.
Que l'évêque ait tout pouvoir de corriger son clergé et les moines.
Que ces hommes qui disent qu'ils se sont tonsurés pour l'amour de
ECLAIRCISSEMENTS ET TABLEAUX HISTORIQUES
LiEr.
ASSISTANTS
OB.IF.T Dli CONCILE.
CANONS
Dieu, et vivent de leurs biens et
à leur fantaisie, soient renfermés
dans un monastère , ou mènent
une vie canonique sous la main de
l'cvêque.
Que si un monastère est tombé
aux mains des laïques, que l'évé-
que ne puisse pas l'amender, et
que , pour le salut de leurs âmes ,
des moines veuillent en sortir pour
passer dans un autre, cela leur soit permis.
Que les évêques qui n'ont pas de diocèse n'exercent aucune fonction dans les diocèses d'autrui.
Comme on a persuadé au peuple qu'il ne pouvait pas, le dimanche, aller à cheval, sur des bœufs ou en voiture, et voyager, ni préparer sa nourriture, ni approprier sa personne, ni sa maison (et que ceci est plus judaïque que chrétien), nous avons décidé qu'on pouvait faire le dimanche ce qu"on y avait toujours fait. Nous pensons qu'on doit s'abstenir du travail de la terre, pour avoir plus de facilité de venir à l'église ; si quelqu'un fait des œuvres interdites, son châtiment n'appartient point aux laïques , mais aux prêtres.
Que tous les laïques, nobles ou non, se marient publiquement.
Qu'une église ne reste pas plus de trois mois sans évéque.
Que les monastères royaux rendent compte de leurs deniers au roi ; les épiscopaux à l'évêque.
Leptines.
Ce concile fut tenu par le roi Pçpin , qui s'y occupa de la restitution (les biens des églises; ne pouvant y parvenir, on imposa à une rente de douze deniers les métairies qui provenaient de ces biens, et on ordonna la levée des neuvièmes et dixièmes dans le même but.
Compiègne.
20 cvêqucs , 14 ecclésiastiques.
Ce concile fut tenu par le roi Pépin , dans l'assemblée générale du peuple.
Compiègne.
Cette assemblée, qui ne devrait peut-être pas être comptée ici, fut celle où Tassilon, duc de Bavière, jura fidélité à Pcpin.
Tous les canons de ce concile ont rapport aux mariages; on y permet à la femme d'un lépreux de se marier à un autre si elle a le consentement de son mari , et à l'homme qui se serait marié dans un fief où il aurait suivi son seigneur, après la mort de celui- ci , s'il est dépouillé du fief qu'il a reçu et qu'il ait laissé la femme quil avait reçue en même temps et soit revenu se marier dans son pays, de garder comme légitime celle seconde femme.
lô.
Germanique.
Guarin et Ruilliard, employés du fisc, y firent condamner ji la prison, pour désordres de mo'urs Othmar, abbé de Saint-Gall , dont
7GÔ.
Wohvicli.
îSevcrs,
Wornis.
Attisny.
Orléans
Gentilly
ASSTSTAiNTS.
27 évèqiies,
17 abbcs.
Bourges.
Saint-Denis.
Worms.
Valenciennes
Worms.
en Bavière.
Genève.
Duren.
Worms.
Paderl)orn.
Duren.
OBJET DV COIVCILE.
5 évêq.,13abb.
Francfort.
tout le crime était, à ce qu'il paraît, de s'être plaint et de vouloir encore se plaindre de leurs exactions.
Pépin tint cette assemblée en Auvergne; on y disputa contre des hérétiques sur la Trinité. Pépin répandit beaucoup de dons dans les églises voisines.
Pépin tint cette assemblée; il n'en reste rien qui ait rapport à l'Eglise.
Il ne reste rien de cette assemblée que les dispositions prises par ses membres pour s'assurer un grand nombre de messes et des prières après leur mort.
Dans cette assemblée, tenue comme les précédentes parPepin, il y eut une discussion entre des Grecs et des Romains, touchant la Trinité et la procession du Saint-Esprit, et les images.
Beaucoup de Saxons furent baptisés dans cette assemblée.
Dans celle-ci également.
Ces règlements portent le litre de capitulaires, mais ils n'en sont pas moins les canons des assemblées ecclésiastiques tenues par Charlemagne.
Que les évêques qui ne sont pas encore ordonnés, le soient sans plus tarder.
Que les églises ne donnent pas d'asile aux coupables passibles de la peine de mort.
Il y a encore beaucoup de dispositions , mais plutôt de police publique que de discipline ecclésiastique.
Le concile impose un maximum pour la vente des denrées, et ordonne de recevoir les nouvelles monnaies. Il défend qu'on choisisse
ÉCLAIRCISSEMENTS ET TABLEAUX HISTORIQUES
31 bis.
LIEL.
31 bis.
Près de la
Lippe.
Près de la
Lippe , ou à
Cologne.
Paderborn.
Paderborn.
Worms.
Worms.
Ingelheim.
Narbonne.
Worms.
Ratisbonne,
Francfort.
ASSISTA>TS
29 évêques.
Didier, légatdu pape; 3envoyés d'cvèque, un
chancelier.
Les évêques de Gaule, Germanie et Italie.
Deux légats du pape.
31 bis.
On s'occupa dans ce concile de Térection des sièges épiscopaux en Saxe, et de la construction de plusieurs églises.
Wittikind y fut baptisé.
On s'y occ.upa des affaires de TEglise de Saxe.
Ce concile traita de l'hérésie de Félix, évêque d'Urgel , et des limites du diocèse de Narbonne.
On a, sous la date de 789, un recueil de capitulaires, donnés par Cbarlemagne , sur la discipline ecclésiastique. Le concile de Soissons les nomme synodaux ; ils sont tirés en grande partie des canons orientaux et des décrets des papes.
Cbarlemagne avait tenu cette année une assemblée à .\ix-la-Cliapelle.
Ce concile condamna Félix, évèque d'Urgel, qui disait Jésus-Christ fils adoptif de Dieu.
Ce concile condamna , pour la troisième fois, Félix et Flipanil , archevêque de Tolède, qui soutenait la même opinion que Félix. Le concile rejeta aussi , avec anathème, la doctrine du concile deConstantinople, sur le cul te des images , la rcgar-
dans les monastères des celleriers avares ; que les abbés aveuglent ou estropient leurs moines , que les ecclésiastiques et les moines aillent boire au cabaret; que les clercs de la chapelle du roi communient avec les clercs rebelles à leurs évêques; que les évêques s'absentent de leur diocèse plus de trois semaines.
Que les évêques n'ignorent pas les canons et la règle.
Qu'on n'invoque pas de nouveaux saints. Qu'on détruise les bois sacrés.
LIEU
ASSISTANTS
OBJET BU CONCILE
CANONS
liant comme idolâtre.
Aix-la- Chapelle.
Ce concile s'occupa de la construction du monastère de Saint- Paul , à Rome.
Aix-la- Chapelle.
Ce concile reçut de nouveau l'abjuration de Félix.
Ratisbonnc.
La date de ce concile est incertaine. Il traita entre autres choses des chorévêques ou évéques de campagne. Il n'en reste de traces que dans les capitulaires de Charlemagne.
Tours.
4tJ.
Lieu inccrlain.
46 et 47.
Il ne reste rien sur
Worms.
ces deux conciles et leur date; on sait seulement qu'on s'y occupa de la manière dont les prêtres pouvaient se purger des crimes dont ils étaient accusés.
IXe SIÈCLE.
Aix-la- Chapelle.
Ce concile s'occupa de la réforme de la^ discipline ecclésiastique et monacale. Tous ceux cjui y étaient présents jurèrent fidélité àl'empereur.
Aix-la- Chapelle.
Ce concile traita de la question de la procession duSaint-Esprit, qui avait été soulevée par Jean, moine de Jérusalem : il envoya une légation au pape pour avoir sa décision. Le concile s'occupa aussi de discipline, mais ne décida rien.
Arles.
Ces cinq conciles de 813 furent tenus, par ordre de Charlemagne, pour la réforme de la discipline ecclésiastique : ils se répètent 4)eaucoup;lebut général est de s'opposer à l'ignorance, la grossièreté, la violence, qui envahissaient le clergé ; tous recommandent aux prêtres et aux évêques la gravité des mœurs, l'éloignement des affaires du siècle, la bonté , l'étude , et leur interdisent les vexations, ravarice,etc.Ces dispositions , souvent répétées depuis quelques conciles, annoncent les progrès que
Le concile ordonne que les évêques instruisent soigneusement les prêtres et les peuples touchant le baptême et les mystères de la foi.
Que l'on prêche non-seulement dans les villes, mais dans toutes les paroisses.
Que les évêques protègent les pauvres contre l'oppression , et s'adressent au roi pour la faire cesser.
Il défend que les laïques reçoivent de l'argent des prêtres pour les recommander pour des bénéfices.
ECLAIRCISSEMENTS ET TABLEAUX HISTORIQUES
LIEU
ASSISTANTS
Mayence.
Rheims.
Tours.
Chàlons.
30 évêques , 25 abbés.
OBJET DU CONÇUE
faisait chaque jour , dans le clergé, l'esprit séculier. Il y est aussi beaucoup question des dîmes, de Tobservation du dimanche et de la discipline monacale ; enfin , de la stabilité des ecclésiastiques.
Ces conciles recommandent de grandes préparations à la communion , et semblent désirer que les laïques ne communient pas très-souvent.
Ce concile s'occupa beaucoup de l'administration de la pénitence; et il prononça anathème contre les livres pénilenliels dont les erreurs sont certaines , les auteurs incertains.
Leur appréciation des péchés était fort inégale. Le concile compte huit péchés sans lesquels on vit difficilement, ce sont les péchéscapitaux; la haine y est comprise. C'est sans doute ce qui fait le nombre de huit.
CANONS
Le concile ordonne que les personnages puissants, comtes, évêques , etc. , ne puissent acheter qu'en public les biens des pauvres, sous peine de nullité.
Il prescrit des règles pour la vie canonique des clercs.
11 défend de tenir dans les églises des assemblées pour affaires temporelles.
Il recommande aux prêtres d'enseigner au peuple le symbole et l'oraison dominicale, au moins en langue vulgaire , quand on ne pourra pas l'apprendre autrement, et déclare libres les clercs et les moines tonsurés contre leur volonté.
Le concile défend qu'un prêtre passe d'un titre inférieur à un supérieur ; que les moines aillent aux plaids séculiers ; qu'on entasse dans une ville ou dans un monastère plus de serviteurs de Dieu qu'il n'en peut tenir.
Le concile recommande aux évêques de lire et, s'ils le peuvent, de retenir par coeur Tévangile et les épîtres de saint Paul ; de ne
{)as être adonnes aux excès de ta- )le; de ne pas s'amuser des jeux des histrions, et de prêcher aux prêtres de les fuir ainsi que la chasse. 11 défend aux prêtres de donner la communion, indistinctement, à tous ceux qui sont à la messe. 11 recommande à tous les fidèles, grands et petits, la soumission envers les évêques.
Le concile défend aux évêques d'exiger un serment particulier des prêtres qu'ils ordonnent. Il défend de séparer les serfs unis en légitime mariage ; il condamne à la pénitence , mais ne sépare pas de leurs maris les femmes qui , pour parvenir à ce but , tiennent leurs enfants à la confirmation.
Quelques-uns pensent qu"on doit confesser à Dieu seul ses péchés; d'autres, qu'on doit les confesser aux prêtres; l'un et l'autre sont très-utiles dans l'église de Dieu... La confession, qui se fait à Dieu, purge des péchés; celle qui se fait aux prêtres apprend comment on s'en purge ; car Dieu est l'auteur et le distributeur du salut et delà santé, et il accorde beau-
Lyon.
Noyon.
Trêves.
Aix-la- Chapelle.
Aix-la- Chapelle.
Aix-la- Chapelle.
Vannes.
Aix-la-
Chapeile.
Thionville.
ASSISTANTS
OBJET DU CONCILE
11 évêques, 8 abbés, 4 comtes, beaucoup de clergé.
Ce concile nomma Agobard archevêque de Lyon, en place de Leidrade , qui s'était retiré dans un monastère, à Soissons.
Ce concile , qui fut tenu par Wulfaire, archevêque de Rheims , et ses suffragants, termina une contestation de délimitation entre les évêques de Soissons et de Novon.
La date de ce concile, tenu par Hetton, archevêque de Trêves, est incertaine.
Ce concile, d'après l'ordre de Louis le Débonnaire, fit deux règles : l'une, pour les chanoines, en 145 articles ; l'autre , pour les religieuses, en 28. Louis en envoya un exemplaire à chaque métropolitain, avec ordre de les faire observer dans leur province. Ces deux règles sont extraites des Pères et des conciles, et ne contiennent rien d'important, que la tendance toujours croissante à imposer au clergé la vie monacale. Cette règle des chanoines diffère trèspeu de celle d'un monastère.
Ce concile ne fut composé que d'abbés et de moines ; on y traita uniquement des détails de la discipline monastique.
Ce concile condamna plusieurs évêques qui avaient pris , contre Louis le Débonnaire, 1^ parti de son neveu Bernard.
Ce concile, tenu par les archevêques de Mayence, Cologne, Trêves, Rheims, leurs suffragants, et des députés des autres provinces de la Gaule, prononça des peines ecclésiastiques et des amendes
coup par l'effet invisible de sa puissance , beaucoup par l'action des médecins.
Le concile avertit que la confession doit être entière.
Cette règle, donnée aux religieuses, ainsi qu'une multitude de canons de celte époque, montrent la difficulté qu'éprouvaient les évêques à les réduire à l'obéissance qu'ils voulaient leur imposer; on trouve continuellement les dispositions suivantes :
Que les abbesses soient soumises aux évêques; que les abbesses ne sortent pas sans la permission des évêques ; que les abbesses ne donnent pas le voile; qu'elles ne s'arrogent point de fonctions sacerdotales.
On voit aussi qu'on avait de la peine à leur faire garder la clôture, car les conciles défendent fréquemment qu'elles reçoivent des hommes, des moines, des prêtres, aux heures interdites et sans nécessité.
ECLAIRCISSEMENTS ET TABLEAUX HISTORIQUES