‹ Cours d'histoire moderneChapitre 49 sur 74 · HEC · texte numérisé non relu

HEC

ASSISTA?iTS.

Atligny.

Compiègne.

Paris.

OBJET DC CONCILE

contre ceux qui se rendraient coupables envers des clercs.

Ce fut dans ce concile que Louis le De'bonnaire se soumit à la pénitence.

Ce concile s'occupa des biens ecclésiastiques usurpés par les laïques. Les légats du pape Paschal s'y trouvaient.

Ce concile s'occupa du culte des images.

Les auteurs de ce recueil regardent comme fabriqués les actes qui portent son nom, mais n'ont point connaissance des actes réels.

Le concile fut tenu à l'occasion de deux légats envoyéspour cette même question au pape , par l'empereur d'Orient. Le concile envoya aussi ses actes , par deuxévéques, au pape.

Les canons de ce concile sont compris en trois livres. Dans le premier, en 34 articles, le concile établit la distinction des deux puissances , et met celle des prêtres fort au-dessus de celle des rois; il annonce pour le clergé la nécessité de se corriger lui-même ; il insiste sur la bonne administration du baptême et la nécessité d'en bien expliquer le sens au peuple; il s'élève contre la simonie, contre Tavarice des évêques, à laquelle il s'efforce de mettre un frein en renouvelant d'anciennes dispositions sur les biens des églises ; il fait de même pour des règles qui ont rapport aux mœurs. Il demande que deux conciles soient tenus chaque année dans chaque province, et que les prêtres, les diacres et tous ceux qui seraient lésés y assistent.

Le concile assimile les chorévêques aux 70 disciples de Jésus- Christ, et se plaint de ce qu'ils veulent faire les fonctions d'évcques. Le concile ordonne aux évêques de veiller avec beaucoup de soin sur les écoles, et de faire assister les étudiants au concile provincial. Il interdit le commerce et les occupations de fermier aux prêtres et aux moines, et enjoint la résidence exacte aux évêques et aux prêtres. Il défend aux évêques qui n'en ont pas besoin de prendre la quatrième part des offrandes; il se plaint de ce que des prêtres ne punissent pas assez sévèrement de grands désordres ; il défend aux prêtres de donner le voile, aux femmes de le prendre elles-mêmes; il se plaint amèrement que des femmes servent à l'autel, et même donnent au peuple le corps et le sang de Jésus-Christ.

Il défend, hors le cas de nécessité absolue, de dire la messe dans des maisons et des jardins. Il défend aussi qu'on y force les prêtres; flans tous les cas , cela ne peut se faire sans autel consacré par l'é vêque. Il défend aussi de célébrer la messe sans avoir quelqu'un pour la répondre.

Le second livre du concile traite des devoirs des rois; il y est déclaré que :

« Aucun des rois ne doit croire qu'il lient son royaume de ses ancêtres , mais de Dieu. >>

Le reste du livre traite de la soumission au roi, des devoirs des

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